Among The Living
Chroniques Albums

TRIDENT – North

TRIDENT - North
TRIDENT
North

Sortie le 2 octobre 2020 via  Non Serviam Records

Ulv – Guitars
Reaper – Guitars
Bloodlord – Bass,
Svart – Drums
Defiler – Vocals

Et bien nous allons encore nous retrouver pour notre plus grand plaisir en Suède cette fois ci. En effet après les chroniques des derniers albums de Mörk Gryning et de Necrophobic voici le tour de Trident. Ce mois d’octobre est hallucinant dirait-on quant à ces sorties bénéficiant du même calibrage musical. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on est en terrain connu c’est à dire qu’on nage en plein black/death une fois de plus.  
Toutefois il est à noter de prime abord qu’il existe visiblement d’autres groupes ayant ce même patronyme. Au niveau du membre fondateur nous pouvons citer Johan « Reaper » Norman. Celui-ci est le créateur des forces vives de la formation. Dans le passé il a séjourné au sein des entités de références telles que Dissection et de même que Sacramentum.
Malgré tout contrairement à Mörk Gryning et Necrophobic le combo nous vient directement de Göteborg.
Sa date de création remonte quant à elle à 2007.
Cet album intitulé sobrement « North » est sorti le 2 octobre via le label Non Serviam Records. En parlant du titre ca me rappelle avec bonheur le foudroyant album des suédois de Setherial du même nom.
« North » succède onze années après leur premier essai intitulé « World Destruction« . De plus, un EP « Shadows » était paru auparavant en 2015 via le label War Anthem Records. Enfin juste avant la sortie de cette nouvelle galette le single « North » était paru le 30 juin histoire de faire patienter les fans.
Ce qui est amusant d’emblée c’est la petite ressemblance de la pochette avec le « Blood On Ice » de Bathory. Les couleurs utilisées sont assez proches quelque part de celles utilisées par Kristian Wåhlin. Et les idées générales pourraient très bien s’associer éventuellement.
Qu’à cela ne tienne ce n’est pas une copie ou une reprise bien loin de là. Il s’agit d’une très belle peinture d’ailleurs pour aboutir donc à un bien bel objet. C’est juste histoire de dire que des fois on repense à des choses bien connues et c’est bien naturel. Le label qui les publie est issu des Pays-Bas. Il a déjà proposé des groupes solides aux styles assez différents les uns des autres tels que les français de Bliss of Flesh ou encore les italiens de Darkend, les suédois de Grief of Emerald, From The Vastland ou encore Golden Dawn. On peut se dire que Trident est bien à sa place au sein de cette structure.


TRIDENT - North


Ce qui frappe à la première écoute c’est la qualité du son, celui-ci est intense tout comme leur musique nous le suggère. La production est exemplaire à ce sujet. Le mixage et le mastering aux Armageddon recordings studios est le fruit d’Anders Bloodlord leur bassiste. Ce dernier est un ancien membre de Lord Belial pour tout savoir sur le CV de l’un des membres du collectif. Au programme de cet opus on peut souligner ce démarrage bien sinistre avec l’intro « Enter » pour enchaîner directement avec la piste « Death« . Les morceaux sont relativement longs en général. Toutefois « Final war » dure environ cinq minutes. « Imperium romanum » est un de ces morceaux  très spécifiques au combo : les riffs sont heavy, inspirés et profonds. « Shaman » dure environ quant à lui dix minutes. « Pallbearers hymn » est un petit bijou dans le genre. Les mélodies dans « Summoning » sont ébouriffantes. L’album s’écoute d’une traite sans répit. Et le niveau technique est tout bonnement excellent. Les vocaux sont particulièrement fidèles au style. L’ombre de Dissection est bien sûr indissociable de leur répertoire et cela peut se traduire tel un hommage à ces légendes. Les variations de tempi sont toujours amenés avec brio ce qui est un point déterminant.
Décidément en cette fin d’année 2020 les prétendants au trône du black/death à la suédoise des années 90 sont nombreux au portillon entre Necrophobic, Mork Gryning et Trident. D’ailleurs le collectif de Goteborg devrait donner des concerts prochainement en première partie de Necrophobic. Sombre au demeurant cet album comblera aisément les fans du style exécuté ici avec brio. Un nouveau longue durée qui s’inscrit tout naturellement dans cette vague scandinave des années 90  nous est donc offert ici. Et cela nous démontre si besoin en était que ce style se pratique avec le plus grand bonheur en 2020. Respect complet.

Enter
Death
Imperium romanum
Summoning
Pallbearers hymn
Final war
Possession
North
Shaman


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