Among The Living
Digressions

[CINEMA] Your name

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Par Makoto Shinkai

Sortie le 28 décembre 2016

 

 

 

 

 

 

 


Attention tuerie !

Bercé depuis ma plus tendre enfance par les productions animées du pays du soleil levant, fervent fanboy de Saint Seiya et City Hunter, élevé au «  tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort » de Ken le survivant, et surtout inconditionnel de Hayao Miyazaki, je me devais, tel un pèlerinage, d’aller voir sur grand écran Your name, film qui défraie la chronique au Japon.

Afin d’établir un parallèle intéressant entre ce nouveau monstre du cinéma d’animation et les productions du dieu du genre , il est intéressant de constater que ce film a dépassé les 10 milliards de yens après 28 jours, et est devenu  le premier film d’animation japonais non produit par le Studio Ghibli à dépasser cette somme. Le film devient quelques jours plus tard le plus gros succès du box-office japonais de 2016, c’est dire si, au-delà de l’esthétique parfaite du film et les musiques (du groupe de rock japonais Radwimps) qui sont du même niveau, l’histoire en elle-même est sublime. Il est également actuellement le quatrième film, œuvres étrangères incluses, le plus lucratif du Japon derrière Le Voyage de ChihiroTitanic et La Reine des neiges.



Sans être tenté de faire du spoil, il parait difficile de parler de ce film extraordinaire sans rentrer dans certains détails. Extrêmement bien construit, une histoire banale de rêve se transforme en quelque chose de fantastique, une relation particulière entre une provinciale et un ado de la ville, entre deux mondes au sein d’un même pays, divisé entre traditions séculaires et hyper modernité Tokyoïte, entre un téléphone portable et le contact d’un crayon sur du papier (thématique déjà utilisé par Makoto Shinkai dans Hoshi no koe). Jouant sur les contrastes et dénonçant d’une certaine manière l’actuelle «  crise de l’amour » nippone  où la moindre relation amoureuse semble prendre des amours de croisade et où le simple contact humain entre deux sexes différents est une pensée folle. La paix et l’ennui de la campagne, l’effervescence et la fatigue de la mégalopole, le destin, un phénomène naturel désastreux, un crossroad bercé d’espoir, de tristesse, de mélancolie. Cet animé est un véritable bijou du 7eme art qui justifie plus que largement le « buzz » dont il a été l’objet.

Avec ce chef d’œuvre absolu, tiré de son propre roman, Makoto Shinkai confirme sa place de choix dans la cour des (très) grands et vient de passer un cap qui augure du meilleur dans la prochaine décennie.


https://www.youtube.com/watch?v=rqLF9GOefok

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