Among The Living
Digressions

Exposition Machines à dessiner.

Exposition Machines à dessiner.
Expositions temporaires
Du 25 octobre 2016 au 26 mars 2017

Le Musée des arts et métiers Paris




L’Histoire qui lie François Schuiten, Benoït Peeters et le Musée des Arts et Métiers ne date pas d’hier. Après avoir participé à la rénovation en 1994 de la station de métro Arts et Métiers, l’habillant en cabine du Nautilus, le dessinateur revenait il y a deux ans au Musée pour passer plusieurs semaines en son cœur en résidence. C’est en arpentant les réserves les plus secrètes du Musée, que Peeters et Schuiten, découvrent des machines étranges et fascinantes et décident de les mettre en scène le temps d’une exposition, autour de leur œuvre commune Les Cités Obscures et du deuxième tome de Revoir Paris, dans lequel apparaît d’ailleurs le musée.




Donner l’envie de dessiner. Telle est l’idée directrice de l’exposition Machines à dessiner au Musée des Arts et Métiers. Armé d’un crayon reçu avec le ticket d’entrée, le visiteur est convié à entrer dans l’univers magique du dessin entre rêve et réalité.  Cette dimension fantastique est explorée tout au long de l’exposition, au milieu d’objets choisis par Schuiten et Peeters eux-mêmes, de la plus petite échelle avec encriers et tables à dessin, en passant par une perspective carrément cosmique avec astrolabes et lunettes télescopiques. Une seule invitation : regarder au plus près ces machines grandioses, en saisir le génie technique qu’elles véhiculent puis en extirper une beauté et un imaginaire dépassant leur fonction initiale.





Mis en scène dans une pénombre mystérieuse, derrière des panneaux en tulle pour éviter les reflets des vitrines, il ressort de ces objets une esthétique vertigineuse et brutale appelant inévitablement aux rêves. Les dessins originaux de François Schuiten notamment ceux tirés de l’Encyclopédie des transports présents et à venir, disséminés dans les salles de l’exposition, permettent quant à eux de rappeler la valeur accordée par le dessinateur à tous ces mécanismes techniques et instruments scientifiques, qu’il n’aura eu de cesse d’observer, de décrypter et de sublimer tout au long de son Œuvre.



Machines à dessiner… Machines dont la beauté appelle à les croquer ? ou machines qui servent à la pratique du dessin ? Le sens est double et l’hommage rendu au dessin est réussi. Une exposition généreuse, construite autour d’une volonté collective de partager l’Histoire technique et esthétique du dessin, et d’une invitation passionnée à l’émerveillement. Car comme le souligne le Musée, «  le dessin n’est certainement pas un acte du passé, mais une manière plus actuelle que jamais de regarder le monde pour mieux le comprendre ou le rêver ».

 

 


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