Rencontre avec David Bour, bassiste/chanteur du groupe IRON BASTARDS qui nous parle de leur dernier opus Cobra Cadabra.


iron bastards


Bonjour, comment définis-tu un groupe comme Iron Batards ? C’est du fast rock’n roll ?

Comment je le définis ? Et bien tu viens de le faire, c’est un trio fast rock’n roll. Ce sont trois guerilleros qui portent haut et fièrement les couleurs et le flambeau du rock’n roll et qui essayent de le faire en 2019. On n’est pas seuls à le faire, mais on prend notre part du boulot et on apporte notre pierre à l’édifice pour faire vivre ce style de musique qui a plus d’un demi-siècle maintenant. On essaye de synthétiser ça comme nous le voyons : en mélangeant des choses plus rock psyché, hard rock, rock’n roll old school parfois même heavy metal. On regroupe ça sous l’appellation fast rock’n roll parce qu’on ne fait pas de metal. Nous faisons vraiment du rock’n roll et on le joue vite.

Si je reprends un peu votre historique, vous étiez à l’origine un tribute band de Motorhead c’est bien ça ?

Oui, sous un autre nom, c’était No Class à l’époque.

Voilà ! Alors est-ce que tu pourrais me parler des influences d’Iron Bastards et des tiennes ? Tu as grandi avec Jerry Lee Lewis, Chuck Berry, Cochran, tous ces grands noms ?

Je n’ai pas spécialement grandi avec ça, mais c’est vrai que mon père était un fan de Jerry Lee Lewis, Eddy Cochrane etc… un peu moins d’Elvis. Il ne m’a pas spécialement mis le pied à l’étrier là-dessus, mais je le savais et c’est moi qui suis allé m’y intéresser. Déjà à l’âge de 11 ou 12 ans j’avais accroché à ça et plus tard j’ai découvert des trucs plus hard rock. Les premières claques musicales que j’ai prises après Nirvana et compagnie c’était Slayer et Motorhead tu vois. Ce sont les deux premiers groupes qui m’ont fait pencher du côté obscur de la force. Toutes les autres influences que tu viens d’indiquer, donc les pionniers du Rock’n Roll auxquels on peut rajouter Gene Vincent et Buddy Holly. Mon préféré, que tu as cité, c’est Cochran. J’y suis revenu après, avec l’angle que quelqu’un qui avait acquis un peu de bagage musical derrière, ce n’est pas la même vision qu’un gamin de 12 ans qui écoute ça, et avec aussi la conscience de ce que cela représentait à l’échelle de l’histoire de la musique. Pour moi c’est vraiment les débuts, quand la musique est devenue un peu plus sauvage. Le blues avait posé les germes de tout ça, mais le Rock’n Roll a chopé ça et il a enfoncé toutes les portes. Il a mis le bordel quoi. Dans les années 60 le rock avait un côté sauvage, il a bouleversé les codes sociaux, la société. Je suis un très grand fan des Beatles par exemple et quand tu regardes l’influence des Beatles sur la culture, la pop culture et l’influence qu’ils ont eu sur la société Britannique et par extension sur l’Europe et le reste du monde, c’est tout de même très impressionnant. Moi je m’y retrouve beaucoup dans cet esprit rock des origines. Des types qui affrontent, par le biais de la musique, l’ordre existant. C’était un peu ça aussi les origines du rock : casser les codes et aussi casser les couilles de la bonne morale et autre. D’ailleurs ce qui est assez amusant c’est que le rock est devenu un milieu plus gentil. Et quand on dit qu’il ne se passe rien dans les concerts de metal, pas de bagarres par exemple, je trouve ça cool. On essaye d’avoir une attitude gentleman. Evidemment, quand tu écoutes de la musique comme ça c’est que tu es un peu en colère, mais bousiller une chambre d’hôtel après un concert, ça fait que tu n’auras pas cassé les pieds aux bonnes personnes.

C’est un exutoire également ?

Tout à fait, notre colère on en fait des chansons.

C’est en fait l’œil des autres qui amène la violence. Ils se disent « Ah ! Qu’ils sont violents », mais au final les rockers ou les metaleux ne sont pas plus violents que les autres.

Non clairement pas, mais tant mieux, je n’aime pas la violence mal dirigée. Enfin je n’aime pas trop la violence en général de toutes façons. Donc voilà alors du coup cette influence du vieux rock des années 50 est à la fois là, présente au niveau musical clairement, mais elle est aussi présente dans notre vision des choses, dans l’esprit qui s’en dégage. Quelque chose qui s’est peut-être un peu perdu quand le rock. Enfin je te parle d’une époque que je n’ai même pas connue et c’est toujours plus facile quand tu as les yeux dans le rétro pour regarder tout ça pour faire du rock en 2019. Nous on ne considère pas notre truc comme un revival, nous ne sommes pas des nostalgiques, « c’était mieux avant »…

Justement, vous vous situez où au niveau des influences et de la petite guerre entre les Etats Unis dont on peut dire qu’ils sont les inventeurs du Rock’n Roll, et l’Angleterre qui est venue après avec les Beatles ? C’est un mix des deux ? Plutôt l’Angleterre ?

J’ai clairement plus d’affinités avec le rock Britannique. J’aime beaucoup le song writing Britannique des années 60-70. C’est clair que je jure plus par Deep Purple, Led Zeppelin, Black Sabbath, les Beatles et autres que par la musique Américaine. Bon, je suis un gros fan de Creedence Clearwater, j’adore les Allman Brothers, Hendrix et compagnie, mais il y a une musicalité qu’ont apportée les rockers Anglais au début des années 60 qui a vraiment transcendé ce qui était le Rock’n Roll de base. C’est-à-dire qu’ils ont mélangé des éléments plus pop et ils les ont rendus beaucoup plus Rock. On parlait des Beatles par exemple. Les Beatles ont eu un impact majeur du fait que les groupes se sont rendus compte qu’ils pouvaient jouer leurs compositions aussi alors qu’avant, la plupart des groupes étaient des groupes de reprises. D’ailleurs même eux ont commencé comme cela en reprenant les grands standards Américains. Après ils ont commencé à faire leurs propres titres et ils ont mis une tatane incroyable à toute la scène musicale. Et je ne suis pas certain qu’on aura encore un jour un truc du niveau des Beatles !

En fait tous les Anglais si on y regarde bien.

C’est vrai que le Rock et le Hard Rock Britannique des années 70 reste pour moi le summum. Sans forcément avoir de regrets vis-à-vis de ça, mais c’est vraiment ce que j’aime en matière de musique.

Pourquoi un power trio ?

Déjà de part la façon dont le groupe a commencé : c’est la classique histoire de copains qui un soir de beuverie se disent « hey, on pourrait faire des reprises de Motorhead ! » en jouant dans un garage pour rigoler. C’est clair qu’on ne pensait pas un jour être à Paris en train de te parler 7 ans plus tard, pour faire la promo de notre 3ème album, forcément ! Mais ça a commencé comme ça tous les trois parce qu’il y avait des affinités musicales et humaines et qu’au final on n’a jamais trop trouvé l’intérêt d’inclure et d’intégrer de façon permanente un 4ème membre. Alors il nous arrive de jouer avec quelqu’un d’autre : Vincent, un pote qui joue de l’harmonica avec nous de temps en temps, mais c’est le seul. Et puis c’est une bonne formule musicale, ça permet un certain équilibre : le son de la basse très distordu, je joue sur un ampli guitare, nous permet de faire à la fois bass et guitare rythmique, ça permet à David de se poser dessus et développer son jeu le tout avec un tempo martelé par Anthony. C’est une formule qui nous convient bien et qui fonctionne parfaitement alors on ne voit pas trop de raisons de la changer, d’autant que rajouter un musicien ça nécessiterait de refaire un autre son et de revoir notre formule et ce n’est absolument pas à l’ordre du jour.

 

Tu joues avec un médiator ?

Oui, pas le choix ! Rickenbacker sur un Marshall, voilà…

D’où vient le titre de l’album « Cobra Cadabra » ?

Le nom en lui-même est une sorte de double clin d’œil à la formule magique Abracadabra, et à « Sabbra Cadabra » de Black Sabbath. C’est un nom dans lequel il y a plein de « C », le « C » étant là 3ème lettre de l’alphabet cela correspond bien à notre 3ème album. On trouvait que le côté un peu mystérieux de ce nom résumait bien l’ambiance et les thématiques de l’album. En plus il collait parfaitement avec la pochette. On n’a pas commencé par chercher un nom pour l’album puis faire la pochette, tout s’est fait un petit peu en même temps. C’était vraiment une espèce de bulle de créativité dans laquelle on s’est trouvés à un moment donné. C’est Vincent qui fait de l’harmonica avec nous qui a fait la pochette. Il s’est trouvé mêlé à ce processus créatif et ce nom synthétise bien le tout. On a sorti un clip sur la chanson titre « Cobra Cadabra » avec une animation autour de la pochette. Ça montre bien l’idée qu’on a voulu développer autour de cette formule magique « Cobra Cadabra ».


 




Vous avez fait un financement participatif pour cet album ça s’est bien passé ?

Oui plutôt ! Bon en fait dans l’absolu on aurait pu s’en passer, mais cela nous a permis d’être un peu plus confortable dans la budgétisation de l’album parce qu’on avait la volonté de faire un bon album et d’avoir de l’impact autant que possible évidemment en le sortant. Du coup ça nous a permis d’avoir un peu plus de trésorerie pour pouvoir mieux le travailler. Le deal qu’on a passé avec les gens qui voulaient bien le financer, les contributeurs, c’était presque de la prévente en fait. C’est un peu un contrat de confiance sans mauvaises références (rires). Mais voilà, les prix qu’on a proposés correspondaient au prix de l’album derrière.

Vous travaillez comment pour les compositions ? Vous êtes plutôt un groupe de live ? Vous êtes live en studio ? Chacun travaille de son côté ?

Il y a un peu de tout ça. Sur la question du live, il y a deux choses : déjà le fait qu’on fasse beaucoup de concerts, 250 en 5 ans, fait qu’on a l’habitude de jouer ensemble et qu’on a l’habitude de voir derrière l’impact de nos morceaux en live. Donc on a réfléchi aussi à ça pour voir un peu comment allaient se marier les nouvelles chansons, dont certaines sont par exemple un peu plus longues, dans un set comprenant aussi des chansons plus anciennes. Ça permet de donner un tempo différent au concert en lui-même. La deuxième partie c’est l’enregistrement proprement dit. On a enregistré live tout ce qui était guitare/bass/batterie.

Oui cela se ressent. Le sens de ma question était là, on ressent carrément le live.

Oui, mais cela correspond à notre musique, c’est une volonté affirmée de faire une musique dont on sait qu’elle est taillée pour le live. De plus, on part du principe qu’on ne va pas mettre sur un disque quelque chose qu’on n’est pas capables de refaire en concert. Et la meilleure façon de se protéger de toute tentative de triche c’est que tu le joues live !

Ça vous est arrivé d’avoir des morceaux que finalement vous avez décidé de mettre de côté parce qu’en live vous n’étiez pas surs d’un rendu optimum ?

On a déjà mis des morceaux de côté mais pas pour cette raison-là. C’était soit parce qu’on les trouvait trop faibles ou parce qu’on les trouvait trop éloignés du reste de l’album.

Vous avez quoi comme retours sur ce nouvel album ?

On a eu pas mal de chroniques, Françaises, Anglaises, Allemandes etc… et très franchement ce sont des critiques qui oscillent entre le positif et le très positif en fait. Alors évidemment il y a eu deux ou trois Motorhead Mortorhead, mais bon. Il y a tout de même beaucoup plus à dire sur cet album que « ça ressemble à Mortorhead » parce qu’une fois que tu as dit ça tu n’as quand même pas dit grand-chose (rires). Mais sinon, les retours média ou presse sont bons. Les retours du public, que ce soit de la part des contributeurs ou des gens en général sont super positifs on est enchantés. Ça se voit au niveau des ventes qui ont plutôt bien démarré. Mais même à titre personnel, on est assez contents de ce qu’on a sorti. On a réussi à faire ce qu’on voulait faire. On a bossé sur cet album pendant 15 mois entre le moment où on a commencé à composer les premières chansons et le moment où il est sorti. Ça a été 15 mois bien intenses et on est satisfaits du résultat final.

Le fait d’être basés sur Strasbourg est-ce un atout ou un inconvénient ? Géographiquement vous êtes près de l’Allemagne qui a une belle scène metal aussi et un bon public non ?

Alors, on va dire que c’est un inconvénient parce que quand tu parles de 3 mecs de Strasbourg qui veulent faire de la musique, tu ne pars pas franchement gagnant. C’est sûr que ce n’est pas là qu’on va venir te chercher. Mais c’est vrai sur toute la France dans le style de musique que nous faisons. Maintenant il y a aussi un avantage parce que déjà Strasbourg est une super ville, c’est une ville où il y a une bonne scène musicale, où ça bouge, et où il y a un bon public. La proximité géographique avec l’Allemagne est intéressante parce que ça nous permet d’y être très rapidement. Après, cela ne veut pas dire qu’il y a plus de promoteurs Allemands qui se déplacent à Strasbourg. La frontière on la voit malgré tout, même s’il suffit de traverser un pont pour être en Allemagne. Mais oui, ça permet d’être à côté d’un des pays où c’est le plus intéressant d’aller jouer pour nous parce qu’il y a un public, un circuit, il y a beaucoup de festivals, et il y a une certaine curiosité : les gens vont voir des petits groupes. Même si c’est aussi vrai dans une partie de la France, mais en Allemagne c’est le cas dans plus d’endroits.

Tu ressens ce fait ? En France les gens se bougent moins pour aller à des concerts qu’en Allemagne ? Ou en Angleterre ? Vous avez pas mal tourné en Angleterre.

C’est-à-dire qu’en Angleterre on était sur un public majoritairement masculin et âgé de 35 à 50 ans. Il y a un renouvellement générationnel qui se fait très peu au niveau de la scène, et il y a une certaine absence de curiosité. On a tourné là-bas pendant 3 mois, on a habité là-bas du coup. Puis on y est retournés pendant 2 semaines et on a changé notre façon de procéder. On a demandé aux organisateurs de nous mettre un groupe local et de faire l’entrée gratuite parce qu’on avait remarqué que les gens ne mettaient pas 5 Pounds dans un billet pour un groupe qu’ils ne connaissaient pas. On s’est dit que si c’était gratuit, les gens seraient plus à même d’être curieux. Et bien cela a plutôt bien fonctionné ! Parce que nous le style qu’on fait, c’est quelque chose qui parle au public là-bas. Il y a une connaissance du milieu, un background musical mainstream de base plus développé dans le Hard Rock en Angleterre qu’en France. On a été très agréablement surpris du retour qu’on a eu là-bas. Après, au niveau des conditions et autre, c’est compliqué. La plupart des groupes qui ont tourné en Angleterre te diront la même chose, et pour ceux qui sont là-bas c’est encore plus compliqué, parce qu’il y a la vie en elle-même : se libérer pour des concerts ce n’est pas la même chose qu’en France. En France ce n’est déjà pas très évidement, mais là-bas c’est vraiment très compliqué. De plus, les conditions d’accueil et de jeu ne sont pas vraiment au top. Pas techniquement, pour les conditions techniques aucun soucis, ils savent très bien faire, mais pour les à-côtés ce n’était pas toujours facile. Malgré tout on s’est bien éclatés.

En ce qui concerne le modèle économique du groupe, vous travaillez tous je suppose ? Il y en a qui vivent de la musique ou pas ?

Non, en fait on se débrouille. On a tous les 3 des boulots et des emplois du temps qui nous permettent de le faire. Après, le modèle économique du groupe c’est le réinvestissement permanent. On ne dégage pas grand-chose en argent. On arrive à s’autofinancer, mais c’est galère, d’autant que dès qu’il y a un peu de trésorerie on réinvesti dans de la promo dans des choses comme ça parce que ça fait vivre le groupe et c’est un peu ce pourquoi on fait ça. Mais c’est sur on ne rentre rien dans la poche. L’intermittence est encore loin !

Un groupe comme Iron Bastards se finance sur la route ? Par les concerts ?

Oui c’est là où tu rentres de l’argent.

Et donc là, il va y avoir une grosse tournée ? J’ai vu qu’il y avait quelques dates en Allemagne, vous allez tourner avec Nashville Pussy également, comment arrivez-vous à vous caller avec ce genre de groupe ?

Oui une tournée cet été. Effectivement on va jouer avec Nashville Pussy peut-être deux fois, c’est à voir. Là en l’occurrence c’est l’organisateur qui nous a proposé. Mais en fait nous faisons notre propre booking pour l’instant. On envoie des mails, on essaye de se faire remarquer. C’est chronophage, mais c’est comme cela, on joue le jeu. On ne va pas attendre qu’on vienne nous chercher alors on y va. Pour Phil Campbell on a un peu appuyé et l’organisation nous a proposé, alors c’est sûr ça fait plaisir, surtout à la maison.

Pour tout ce qui est écriture des textes quels sont les thèmes et où vas-tu chercher les idées ?

Les idées je les trouve soit à l’intérieur soit à l’extérieur : ce n’est pas l’état du monde actuel qui manque de m’inspirer. J’ai un regard parfois assez cynique sur le monde qui nous entoure. Maintenant, au niveau des thématiques, je dirais que j’en vois 3 : c’est le côté « Rock’n Roll way of life », le vrai c’est-à-dire la route qui est longue, les galères de tournée, le plaisir d’être sur scène, le trop plein d’alcool ; puis il y a les chansons un peu plus personnelles dans lesquelles je mets des mots sur des ressentis ; et enfin il y a des choses un peu plus engagées politiquement avec une réflexion plus sociale sur le monde dans lequel on vit, sur les inégalités, les injustices, la guerre dans le sens où je suis contre ; il y a d’ailleurs une chanson que j’ai écrite qui s’appelle « Feel It In Your Bones » dont le texte s’inspire des écrits de Jean Jaures contre la 1ère guerre mondiale par exemple. Ce sont des influences historiques et littéraires que j’essaye de mêler à ce que je vois actuellement dans l’idée Rock’n Roll et lutte des classes quoi.

Donc je comprends bien que pour les textes c’est ta part, mais au niveau musical comme cela se passe-t-il ? Chacun apporte des idées ? Qui compose ?

Chacun apporte ses idées, après beaucoup des parties guitare viennent de David puisque c’est lui le guitariste donc souvent c’est lui qui apporte des idées, mais cela peut aussi être moi car je joue également de la guitare. Du coup parfois cela donne des moments assez tendus hein ! Quand on fait de la musique énervée on a aussi les mecs qui vont avec (rires), mais on essaye toujours d’en sortir quelque chose d’intéressant. On essaye de ne pas rentrer dans des luttes d’égos débiles, on partage un objectif commun donc il faut que cela soit constructif. Les morceaux viennent au fur et à mesure, on va partir d’un riff ou deux on va jamer dessus, ça va nous donner des idées de rythmique, un cap. Puis David va pouvoir travailler dessus à la guitare, complexifier, et petit à petit on va attaquer le détail. Sur le dernier album on a eu plus de temps donc ça nous a permis d’affiner un peu plus. Le fait qu’on a beaucoup joué également fait qu’on a gagné en niveau à la fois individuellement et collectivement.

Et le choix du studio ?

En fait on n’a pas vraiment enregistré en studio. C’est assez do it yourself ce qu’on a fait parce qu’on a deux copains Samuel Lichawski qui nous enregistre depuis nos débuts il est derrière tous nos disques, et Harold Feuerstoss qui s’est occupé de la partie technique : du positionnement et du choix des micros etc… et qui a trouvé le local – un grand hangar ! Ils se sont mis ensemble pour l’enregistrement de la base et ensuite on est passés chez Samuel pour finir. On aime bien bosser avec des gens qu’on connait, qui connaissent notre musique et qui savent où on veut en venir.

La production est superbe, c’est propre.

Ah oui je suis d’accord, c’est Sam ça lui ira droit au cœur, mais oui il a fait un super boulot. Du coup on n’est pas du tout passés par un gros studio on a fait ça nous-mêmes.

Et c’est bien, c’est Rock’n Roll !

That’s the way! (rires)

Et bien merci, je souhaite pouvoir vous voir sur scène parce que je ne vous ai jamais vus live encore.

Tu viens de quel coin ?

De Paris.

Ah et bien j’espère que l’on va pouvoir palier à ça ! On n’a joué qu’une fois à Paris c’était au Bus Palladium, mais c’est sûr je ne dirais pas non !


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