Rencontre avec le groupe KILLUS
interview réalisée au Furiosfest le 25 août 2025 par Martine Varago
Anhell Stixx : batterie

KILLUS : Chaos, diversion et folie.
Des profondeurs du chaos sonore et de l’éther numérique, Killus est né comme une entité transdimensionnelle ayant trouvé dans la musique industrielle son moyen de manifestation.
Émergeant des ruines d’un monde qui se nourrit de bruit, d’horreur et de désespoir, les membres de Killus ne sont pas de simples musiciens : ils sont les porteurs du pouls infernal, les héros de la décadence esthétique de l’humanité.
Conservant leurs lentilles démoniaques durant l’interview, ils dévoilent les secrets de leur groupe.
Pour commencer, pouvez-vous décrire le groupe en trois mots, sans utiliser les termes « cirque » ou « tuer » ?
Ruck : Chaos, diversion et folie.
Chacun d’entre vous doit apporter un seul album sur une autre planète. Lequel choisiriez-vous ?
Ruk : Antichrist Superstar de Marilyn Manson.
Premutoxx : Grotesk de Killus.
Dans votre processus de création, puisez-vous davantage dans l’électronique ou dans une approche plus traditionnelle – riffs, guitare, basse, batterie ?
Premutoxx : C’est un processus hybride. Personnellement, je préfère l’électronique, donc je m’en inspire davantage. D’autres membres du groupe sont plus influencés par les instruments traditionnels.
Ruk : On travaille collectivement. On voit ce qu’on crée ensemble, et si le résultat mêle électronique et traditionnel, c’est le fruit de notre collaboration. Ce n’est pas quelque chose que l’on a défini dès le départ.
Anhell : Le mélange des deux est la clé de notre travail.
Javi : Je suis du même avis. C’est vraiment cette fusion qui nous définit.

Voici une question difficile : si vous deviez choisir entre l’image et l’énergie en live, laquelle privilégieriez-vous ?
Ruk : Je n’aime pas choisir, mais s’il faut le faire, je dirais l’énergie.
Premutoxx : Moi aussi. Le look, c’est plus simple à gérer, mais l’énergie, il ne faut jamais la perdre.
Anhell : L’énergie est essentielle, car en cinq minutes, ton image est déjà vue.
Quelle impression avez-vous du fait de jouer au FuriosFest 2025 ?
Ruk : On est très heureux. C’est incroyable. C’est la troisième fois que nous venons jouer en France et on est ravis de partager ce moment avec le public français. Il y a une véritable synergie entre le groupe et le public. On ne peut être que très reconnaissants envers le festival.
Javi : Au FuriosFest, tout se passe magnifiquement bien avec le public. Les gens sont super enthousiastes, déchaînés, pleins d’énergie et nous, on est enchantés.
Premutoxx : Il y a beaucoup de qualités et de professionnalisme dans ce festival solide.
Participez-vous à d’autres festivals en Espagne cette année 2025 ?
Javi : Des petits et des grands festivals : le Resurrection Fest en Galice, le Can Mercader Festival en Catalogne, près de Barcelone. À Burgos.
Ruk : C’est la troisième fois que nous jouons en France : à Belfort, au festival FIMU, et près de Montpellier, puis aujourd’hui à Saint-Flour. À Pinar, « Els Concerts Del Pinar », dans le Castillon.
Premutoxx : À Saragosse aussi. Oui, nous participons à beaucoup de festivals.

Avez-vous des projets artistiques après cet album « Grotesk » ?
Javi : Nous avons sorti une compilation en vinyle retraçant nos 25 années d’existence, XXV Years Feeding The Monster. Cela représente un quart de siècle. Actuellement, nous travaillons sur de nouveaux morceaux. Nous nous préparons à les modifier pour qu’ils soient prêts à être écoutés.
Vous portez des lentilles démoniaques sur scène (et durant l’interview) et arborez un look de zombie. D’où tirez-vous ces idées : films d’horreur ou autres musiciens ?
Ruk : Les lentilles, on les porte pour nos performances, pour paraître plus drôles. Tous les quatre, on est amateurs de films d’horreur. Voir les groupes et les films avec lesquels on a grandi, et ce que nous consommons, nous a influencés. Cela contribue à créer notre look.
Premutoxx : On choisit chacun celui qui nous plaît le plus. C’est ainsi que notre image est née.
Pouvez-vous donner le titre d’un film qui vous a marqués ?
Ruk : Alien, le huitième passager.
Javi : Hellraiser.
Premutoxx : Les films de série B.
Anhell : Les films d’horreur en général.
Les derniers mots que vous souhaitez ajouter au monde ou au public français ?
Javi : Merci beaucoup pour votre soutien et surtout merci d’être fous. Cela permet de faire grandir notre musique.
Premutoxx : Si vous voulez un peu de divertissement, venez nous voir !

