PSYKUP : l’interview!
Vingt-cinq ans de carrière pour les Toulousains de Psykup qui ont toujours été un groupe à part dans le metal français. Leur nouvel album « The Joke of Tomorrow » est une petite merveille. Entretien.
Ce nouvel album arrive après un changement de chanteur et de guitariste. Malgré tout, cela ne change pas trop votre son.
L’ancien guitariste est parti car il en avait un peu marre de la route. Le nouveau Victor joue à la fois dans des trucs jazz et djent. Même si le groupe a pas mal bougé, on ne s’éloigne pas trop de ce que l’on a toujours fait, c’est vrai.
Avec un style à la Faith No More.
On compare souvent Psykup à Mr Bungle mais Mr Bungle est plus barré que nous. Faith No More fait des chansons. Nous aussi. Avant nous étions plus éclatés. Il y a certains de nos disques qui sont durs à digérer. Sur ce nouvel opus les morceaux sont plus courts.
Votre marque de fabrique est d’être metal mais pas que.
Chaque morceau a son univers dans ce disque. On a toujours aimé le jazz et le funk mais cela s’entend sans doute davantage dans cet album.
Le titre « I will let you down » parle-t-il des difficultés qu’a connu le groupe récemment ?
C’est un moreau qui parle des déceptions et même de la mort. Dans ce groupe nous avons toujours optimisé malgré les problèmes que l’on pouvait rencontrer. On peut surmonter des tas de choses. L’essentiel dans la vie est d’avoir des atteintes assez hautes mais si on y arrive pas, ce n’est, au final, pas grave.
Le changement de chanteur a-t-il changé des choses ?
Le nouveau chanteur a amené quelque chose de complémentaire avec l’autre chant. On a voulu une transition douce avec ce que l’on faisait avant. Cela a mis un morceau et demi pour voir que ça collait avec lui.
Cette année marque les vingt-cinq ans de vos débuts discographiques.
Il y a aussi une démo avant cela. On a sorti des trucs confidentiels avant que les futurs Inspector Cluzo ne s’occupent de nous en booking. Cela a lancé le groupe.
Tout le chant est en anglais.
C’était déjà le cas sur les deux albums précédents. A travers ça il y a évidemment l’idée de jouer encore plus à l’international.
Le son est dans la lignée de celui de votre précédent album (Hello Karma).
On a encore travaillé avec Fred Duquesne au son. Il nous a donné cette touche. Il a apporté de supers idées. Il a tout peaufiné dans son studio. Il bosse super bien. Il a bien cerné notre groupe.
Il y a toujours eu de l’humour chez vous. C’est assez rare dans le metal. Cela ne vient-il pas du fait que vous êtes du Sud ?
Difficile à dire mais on ne pense pas. Nos potes de Sidilarsen à Toulouse sont plutôt premier degré même s’ils sont du Sud. Nous ne pourrions pas être revendicatifs. Notre esprit festif vient peut-être de notre amour du hard-core. Et puis on aime bien avoir des titres qui ont un côté ludique. Mais nous avons néanmoins des morceaux qui parlent de choses sérieuses.
Vous avez un public très varié.
Oui et c’est très cool. Quand des gens nous disent ne pas écouter de metal mais apprécier Psykup ça nous fait plaisir.
Votre pochette est dans l’esprit de celle de l’opus précédent.
C’est logique c’est le même graphiste qui l’a faite. Il a réalisé cinq pochettes pour nous.
Vous avez toujours tourné avec des groupes très divers les uns des autres.
C’est notre point fort. On peut s’adapter à n’importe quel plateau. Cela peut parfois être difficile pour les salles car nous sommes durs à cataloguer. On a joué avec des groupes aussi différents que Stupeflip ou IAM.
C’est votre premier album chez Verycords. Comment avez-vous signé avec eux ?
On avait déjà discuté un peu avec ce label à l’époque de l’album précédent. On a rediscuté avec le boss de Verycords et ça s’est fait.
Est-ce que vous avez des dates prochainement ?
On a une dizaine de dates à venir. On va faire vivre l’album le plus longtemps possible.



