THUNDERMOTHER, rencontre avec Filippa (guitare) et Majsan (basse) à l’occasion de leur passage à Paris.
« Dirty & Divine », sorti le 7 février 2025 via AFM Records, marque un assaut foudroyant de hard rock fier et courageux. Le début d’une nouvelle ère pour Thundermother ? Filippa et Majsan sont présentes à Paris pour en débattre sur la péniche du Petit Bain juste avant leur concert du 14 février.
Vous partez souvent sur la route en tournée. Comment, en tant que femmes, gérez-vous votre vie familiale et votre vie de musicienne ?
Linnéa : Cela fait un moment que l’on est hors des routes car Filippa a été en congé maternité et vient d’avoir un bébé. On a notre vie personnelle à la maison. Aujourd’hui, nous revoilà en tournée et cela fait du bien de se sentir de nouveau sur la route.
Combien de temps va durer cette tournée ?
Linnéa : On a une première période de deux semaines et demie puis, on rentre un mois chez nous. On repart ensuite pour la même durée.
Vous avez tourné avec Scorpions aux Etats-Unis et en Europe en 2022, puis en 2023. Comment s’est déroulée la tournée ?
Linnéa : Beaucoup de choses se passaient à ce moment-là au sein du groupe, avec le changement de line-up. On a eu de bonnes réactions. C’était l’opportunité de présenter le nouveau Thundermother et de montrer comment ça sonnait. J’ai adoré cette tournée. Le public nous a très bien accueillies et les gars de Scorpions étaient très contents de notre prestation. Klaus Meine est venu nous féliciter !
Majsan : C’était fantastique !
Est-ce que cela a eu un impact sur la popularité du groupe ou non ? Souvent, une émission télévisée ou le fait de jouer en première partie d’un grand groupe peut avoir de bonnes répercussions.
Linnéa : Cela a vraiment fait effet car on avait des gens qui venaient nous voir après nos shows.
Majsan : Cela a été bénéfique. Je pense que les gens qui nous ont vues avec Scorpions ont encore envie de nous voir maintenant.
Linnéa : Je crois aussi que nous avons ressenti une certaine notoriété après le changement de formation du groupe.
Votre fan base a bien progressé depuis votre début. Sur Deezer, vous avez atteint presque 9000 fans. Arrivées à un tel niveau vous permet-il de vivre de votre musique ?
Majsan : Cela devrait être possible. Je travaille à côté en plus. Cela dépend du nombre de spectacles que l’on donne. On pourrait en vivre.
L’opportunité de présenter le nouveau Thundermother(…)
Linnéa : Je devrais essayer d’avoir un autre travail mais je n’ai jamais été capable de garder un travail de ma vie ! Je donne des cours parfois. J’essaie de garder mon porte-monnaie fermé et mon cœur ouvert ! (rires)
La Suède est un pays de providence sociale et l’éducation musicale est enseignée partout dans les écoles. En avez-vous bénéficié ?
Majsan : Le gouvernement donne beaucoup d’argent à la culture. C’est ainsi qu’on peut avoir des salles de répétition. Cela nous a apporté de belles opportunités quand on était enfants.
Linnéa : Le gouvernement donne des aides aux écoles culturelles aux jeunes de 6 à 22 ans. Tu paies 60 euros pour un semestre et le reste est comblé par des aides. Ces institutions sociales sont tout à fait puissantes en Suède. Cela contribue à l’exportation de la musique suédoise.
Qu’est-ce qui vous a fait vous lancer dans le chant, la musique ?
Linnéa : Pour moi, j’ai vécu dans une famille de musiciens depuis mon enfance. Mes parents sont tous les deux chanteurs. J’ai essayé d’autres choses mais je suis toujours retombée sur la musique.
Majsan : C’est pareil pour moi. Mon père était musicien et professeur de musique dans une école. Ma grand-mère jouait de l’accordéon, mon grand-père était aussi musicien. En définitif, il y a beaucoup de musiciens dans ma famille ! Quand j’étais adolescente, c’est à ce moment-là que j’ai mieux ressenti ce que je voulais faire. Quand tu es ado, tu as des rêves !
Linnéa : Durant mon adolescence, ça a été le contraire, j’essayais plusieurs styles. Quand je suis devenue adulte, je me suis dite : « Je veux jouer du rock’n roll ! »
Il est temps de parler de votre nouvel album « Dirty &Divine ». Je voudrais commencer par la pochette. Quatre têtes de bébés sont présentes : je suppose qu’elles vous représentent. De plus, c’est inspiré de Michelangelo.
Majsan : Oui, ce sont des anges.
Linnéa : C’est de l’art digital réalisé par un superbe artiste italien.
Et pour l’enregistrement de ce dernier album, pouvez-vous nous en dire davantage ?
Majsan : Nous l’avons enregistré à Copenhague, avec Søren Andersen à la production, et nous avons enregistré huit chansons en quatre jours. C’est donc l’enregistrement le plus rapide que nous n’ayons jamais fait et le meilleur résultat.
Linnéa : Auparavant, nous avons travaillé dessus pendant longtemps, peut-être un an et demi. Dès que je suis arrivée dans le groupe, nous avons commencé à nous envoyer des démos et nous avons beaucoup écrit, ce qui était génial, car je suis une auteure-compositrice également. Filippa m’envoyait la musique et je lui renvoyais des paroles et des mélodies. C’était amusant de travailler ensemble !
Un mot pour les fans qui vous attendent ?
Linnéa et Majsan : Nous vous aimons ! On se retrouve au Petit Bain.



