Début février nous nous sommes entretenu avec Bunny Bones, chanteuse et lapin “hors d’age” du groupe DEAD BONES BUNNY.



Salut Bunny Bones, comment te sens-tu ?

Salut, plutôt bien pour quelqu’un de mort (rires).

Je sais que cela ne se fait pas de poser une question pareille à une dame, mais tu portes plutôt bien tes 97 printemps ?

Ça va oui, je ne m’en sors pas trop mal.

Comment vous êtes-vous rencontrés tous ?

En fait j’étais serveuse/danseuse dans un dinner dans les années 50, et suite à une soirée un peu arrosée avec des amis je me suis retrouvée propulsée à Paris fin 2017 suite à une chute sur un Jukebox. Après quelques semaines d’errance dans les rues de Paris, je me suis retrouvée un soir au Klub ou j’ai pu découvrir le milieu métal, son intensité et ses gens forts sympathiques. Nous avons décidé de monter un groupe mélangeant mon style (Rockabilly) et le leur (Métal).

Parle-moi un peu de la formation. Vous êtes une tripotée dans DEAD BONES BUNNY ! Qui fait quoi ?

C’est à la fois individuel et collégial, dans le sens ou ce sont notre guitariste et notre contre bassiste qui composent, et le groupe peut se permettre de refuser ou d’accepter. Pour ce qui est de l’écriture des textes c’est bien moi qui les rédige.
C’est vrai qu’il y a tellement d’éléments qui gravitent autour du groupe qu’il faut les citer dans sa réussite. On a notre ingé son, light, nos deux photographes, notre scénographe qui fait aussi les costumes, et une journaliste qui travaille régulièrement avec nous. Voilà quoi ! Ce sont des gens qui, certes, travaillent dans l’ombre mais qu’il faut citer car ils font un taf de fou.

Ils font partie du groupe donc ?

Totalement. Ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas sur scène qu’il ne faut pas les citer.


Ils ne viennent pas tous du métal ?

Ils viennent pour la plupart du Métal mais sont malgré tout influencés par d’autres genres, notamment une de nos choristes qui est influencée par le Rockabilly et l’autre par le Psychobilly.
Notre chanteur est plutôt influencé par le Hard Rock/Grunge, avec sa voix à la Lemmy, et notre guitariste quant à lui est plutôt rock (il joue aussi dans un autre groupe). Notre batteur lui est plutôt influencé Stoner.

De toutes ces influences on arrive au résultat que l’on a sur notre album.

Vous parlez de mélange de Rockab et de métal, quelle sont tes influences premières ?

Ça date (rires). Je suis assez fan de Monsieur Cochrane, de Bill Haley, mais aussi du Rockabilly qui a des influences un peu country comme Johnny Cash par exemple. Dans le groupe j’aime bien proposer la première période d’Elvis Presley également, pour son efficacité quant à l’inspiration.

Parle-moi un peu de l’aventure What’s up Rock ?, et surtout du succès de la campagne participative que vous aviez lancé à ce sujet.

A la base nous n’étions pas forcement pour faire un financement participatif car cela nous faisait un peu l’impression de « quémander ». Nous avons tous eu des projets individuellement dans le groupe où nous nous sommes démerdés par nous-même, et d’en arriver là c’était un peu compliqué. Du coup on a fait ça sous forme de communication, avec une précommande d’achat de CD, T-Shirt et goodies.  

Parle moi un peu de l’aventure MOTOCULTOR de l’année dernière.

On a participé à un tremplin organisé par ACCESS LIVE avec le Headbang Contest, et on s’est lancé dans cette aventure sans vraiment y croire. Et le miracle a eu lieu. Jouer là-bas a été une expérience formidable d’autant plus que le public du Motoc est vraiment extraordinaire.

Pour l’enregistrement de l’album, cela n’a pas posé de problème aux ingés d’enregistrer un lapin mort ?

(rires) Non, vraiment pas. C’est notre premier guitariste qui a tout enregistré. On ne le remerciera jamais assez du super taf qu’il a réalisé sur cet album.

Il ne joue plus dans le groupe ?

Non, il nous a quitté début Décembre.



Vous êtes tous Végan dans le groupe ?

[Rires] Non, ce n’est pas facile de tous les mettre à la carotte…

La vie était plus facile dans les années 50?

Pas forcément. C’était vraiment diffèrent. Je dirais que la plus grosse différence c’était qu’il y avait beaucoup de média à l’époque et qu’aujourd’hui les gens sont beaucoup moins surpris par la nouveauté, surtout quand elle est originale.

Dans quelle époque veux-tu vivre aujourd’hui du coup ?

Celle-ci sans hésiter.

Avec qui rêverais tu de partager l’affiche ?

Avec VOLBEAT.

C’est vrai qu’on retrouve du MOTORHEAD dans DEAD BONES BUNNY, avec ce côté Rockab comme les HEAD CAT (avec LEMMY et Slim Jim Phantom des Stray Cats), est ce quelque chose vers lequel vous tendez ?

C’est vrai que l’on tend vers le côté « américain » de l’approche VOLBEAT du style. On voudrait avoir des nuances plus marquées pour la suite. Aujourd’hui on a plus « mélangé » les styles.

Des projets de tournée ?

Pour le moment pas vraiment, mais début Mai on a la chance d’ouvrir pour le Bal des Enragés à Bordeaux. On est extrêmement fier de ça.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Que cela continue et pourquoi pas une consécration au HELLFEST (rires).


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