HELLFEST Open Air 2025 – Day 3
Samedi 21 juin
Le jour où la terre (et mes pompes) ont fondu sous le signe du Heavy Metal!
Ce samedi sera ma journée favorite de l’édition 2025, avec une pléiade de groupes que j’attendais mais également quelques découvertes savoureuses.
Tout d’abord, un groupe que je ne raterais pour rien lorsqu’il passe en concert, c’est bien AUDREY HORNE. Et franchement les Norvégiens méritent mieux qu’une place à 12h15.
Sans surprise ils ont foutu une sacrée ambiance sur la Mainstage 1, avec un Toschie en grande forme qui n’a rien lâché du set.
J’ai vraiment un faible inconditionnel pour AUDREY HORNE. Et pour leur 3éme passage au HELLFEST ils ont une fois de plus assuré. 6 titres et c’est plié, avec une ouverture au top avec This Is War et un final épique sur Redemption Blues. Bravo !
Ma grosse découverte de la journée c’est sous la Temple que je l’ai faite, avec les Norvégiennes de Witch Club Satan, trio de Black Métal atypique et entièrement féminin. Un choc tant visuel que sonore. C’est glacial, moderne, rebel et engagé. Les titres parlent d’eux même avec Fresh Blood, Fresh Pussy ou encore Black Metal is Krig. A suivre pour ma part.
Il y aura aussi la prestation d’URNE sous la Altar, avec leur mélange de sludge, post-métal et métal-core. Je n’ai pas assisté à tout le concert mais ce que j’en ai vu était vraiment intense.
ROSS THE BOSS distillera son Heavy Metal d’excellente facture, sur la Mainstage. Membre fondateur de MANOWAR, lui tient ses engagements et de brillante façon. Bravo!
Même topo pour Tryglau et son Black Métal mélodique emmené par le multi-instrumentiste Croate Boris Behara. Une expérience unique que le public a validé sans problème. Une référence à suivre de très près.
Autre belle découverte avec les Australiens de The Southern River Band et ses influences épicées façon Hot Rock du sud. Le quatuor a donné un set haut en énergie, enflammant la scène comme seuls les Australiens savent le faire.
Avec un ADN gonflé au Blues, au Rock (sudiste) et au Hard Rock, les gus ont fédéré le public qui les découvrait tout comme moi pour la plupart. Un gage de qualité évident et une carrière qui démarre sur les chapeaux de roues.
La suite ce sont trois groupes que j’adore dont un que j’étais impatient de voir en live.
On commence par les incroyables FREAK KITCHEN, les Suédois aussi barrés que talentueux. La Mainstage vibre au son des classiques comme Freak of the Week ou encore Propaganda Pie même si j’aurais adoré entendre l’incroyable Saving Up For An Anal Bleach.
Entre une technique incroyable et un humour de haute voltige (l’inverse fonctionne aussi bien sûr), le trio m’a fait enfin apprécier le « prog ». Bravo !
Je file sous les tentes pour voir Vulture Industries, groupe qui a toujours aiguisé ma curiosité sur album. Les Norvégiens distillent un Métal Progressif post Punk. Leur identité sonore est donc bien particulière et une folie bien ancrée.
Clairement ce que j’en ai vu/entendu a dépassé mes espérances. C’est avant-gardiste et moderne, mené par un Bjørnar Nilsen halluciné et brillant. L’enchainement de As the World Burns et Deeper fut succulent et la Temple a vibré aux rythmes hypnotiques de son chanteur chapeauté. Un Must.
Autre rendez-vous immanquable pour moi est celui avec D-A-D (Dysneyland After Dark pour les puristes). Une fois de plus c’est des pays du nord que nous vient l’excellence, en l’occurrence le Danemark ici. Les frangins Binzer (chant/guitare) ne lâchent rien depuis le début des 80’s, et leurs prestations scéniques sont toujours au top.
Aujourd’hui c’est sur la Mainstage 1 qu’ils vont sévir, ouvrant sur le catchy Jihad avant d’enchainer leurs machines à faire bouger les nuques comme Everything Glows, Bad Craziness ou ce final avec Sleeping My Day Away. Stig Pedersen (bassiste à deux cordes), quant à lui, n’est toujours pas seul dans sa tête, et c’est très bien ainsi.
Je me suis régalé !
Derrière ce trio de groupe Must, j’enchaine la partie féminine de la journée avec Vision of Atlantis et Beyond the black.
Si les premiers ne m’ont toujours pas convaincu, Beyond the black m’a plus accroché par la qualité de leurs titres et de leur front woman. La prestation était vraiment bonne, mais il faut bien avouer que ce n’est définitivement pas ma came.
Journée Metal Oldschool pour le HELLFEST
Il est temps d’attaquer les « gros morceaux » de l’affiche du jour, à commencer par Black Country Communion, super groupe emmené par Glenn Hughes et Joe Bonamassa.
Malgré la qualité du groupe, je suis rapidement rattrapé par l’ennui, celui-là même qui semble habité Bonamassa sur scène. En gros il ne se passe pas grand-chose visuellement, même si musicalement on frôle la perfection (peut-être un peu trop). A noter la présence de Jason Bonham derrière les fûts et de Derek Sherinian au clavier. Du beau monde.
Je suis joie de pouvoir enfin revoir SAVATAGE sur scène, merci le HELLFEST d’avoir rendu cela possible ! Même si le line-up originel, qui a vu mon coup de foudre pour ce groupe frapper fort, a changé, la magie a encore opéré cet après-midi.
Zak Stevens est un chanteur qui a su reprendre à son compte l’héritage de Jon Oliva (toujours présent dans l’histoire de SAVATAGE en compositions et claviers), et la tâche n’était pas facile.
Au-delà de la voix de Jon Oliva, il fallait que les fans suivent et ce fut le cas.
Le line-up est affuté et a l’allure d’un super groupe. La paire Chris Caffery / Al Pitrelli (guitare), Johnny Lee Middleton (bassiste originel du groupe) et Jeff Plate (batterie) assurent un combo de rêve pour moi.
La setlist donnera le meilleur de SAVATAGE dans le temps imparti, avec des titres des albums Gutter Ballet, Hall Of The Mountain King, Edge Of Thorns, Streets, The Wake Of Magellan et Handful Of Pain. Aucun fan ne pourrait être déçu par ces titres choisis, et je ne le fus pas.
J’ai vibré, rajeuni, eu beaucoup d’émotion, chanté et bien évidemment fait de l’air guitar en hommage à un de mes guitaristes préférés « Ever », Chris Oliva (décédé en 1993).
Voilà, vous savez (presque) tout, je serais venu juste pour eux que cela ne serait pas faux.
La suite de la journée verra la paire Satriani/Vai (SatchVai) venir s’affronter sur scène pour une démonstration « guitaristique » de haute voltige.
Les deux virtuoses vont livrer une setlist mélangeant les compositions des deux guitaristes solos. Perso je décroche assez vite, bien qu’admiratif et fan de ce bassiste chanteur pour qui le public n’aura pas beaucoup de regard. Et pourtant, c’est Marco MENDOZA (Ted Nugent, Thin Lizzy, Whitesnake, The Dead Daisies) qui tient le micro et la basse.
Les afficionados du manche en ont pour leur argent.
On finit avec deux monstres de la scène Heavy Metal et Hard-Rock que sont JUDAS PRIEST et SCORPIONS.
Rob Halford et sa tribu livreront un set au cordeau et sans surprise. Si les classiques sont largement diffusés, les titres du dernier album Invincible Shield passent vraiment bien en live.
Le mode poseur ON, on retrouve d’année en année le même set avec les mêmes dispositions.
On ne boude pas son plaisir avec un final sur Hell Bent for Leather et Living After Midnight, ce qui fait toujours son effet malgré tout. JUDAS-PRIEST est le garnat d’un savoir faire qui continu de surprendre, preuve en est son dernier album Invincible Shield! Rob Halford est définitivement mon Metal God!
SCORPIONS ouvre son show sur une rétrospective des 60 ans de carrière qui force le respect. Verrait-on enfin le bout du tunnel de la tournée d’adieu ?
Blague à part, j’ai vraiment trouvé que le groupe était à bout de souffle, en particulier Klaus Meine.
Mais cela fait toujours son effet de les voir entrer dans la légende en pleine activité. Pour ma part je les ai vu la première fois en 1984 à Paris, avec Mama’s Boys en ouverture, c’est dire si la machine à remonter le temps tourne à plein régime sur cette journée.
La préstation aura tenue aussi ses promesses, le public ne juge pas, il savoure. Et j’en suis bien évidement.
Cette 3ème journée en Enfer aura tenu toutes ses promesses, aussi bien côté chaleur que côté affiche. Le HELLFEST c’est surtout cela. Des découvertes impromptues, des « déceptions », et surtout une belle communion avec nos artistes et les autres Metalheads. Nous sommes tous ici pour les mêmes raisons.








































































































































































