IDLES + DITZ
Le Zénith, 7 mars 2024
Report et photos par Martine Varago
Pour débuter la soirée, nous retrouvons Ditz, groupe post-punk de Brighton, mené par le charismatique Francis Callum. Dans une atmosphère brumeuse sous un jeu de lumières à peine perceptible, sur scène se dégage une énergie primaire et hypnotique. Leur leader joue lui aussi sur l’identité de genre, ce soir vêtu d’une petite blouse sombre.
L’univers de Ditz se veut prenant mais ne réussit pas à capter toute l’attention du public. Les titres interprétés assez linéaires apportent quelques lourdeurs sur l’ambiance. Le show ne dure qu’une demi-heure et cela reste suffisant pour découvrir le groupe.

Setlist :
21h : le groupe en tête d’affiche se laisse désirer. Des sifflements commencent à se faire entendre. Idles, fiers de leur succès, arrivent quelques minutes plus tard avec intro au synthé et à la batterie.
Ballade avec une ombre mystique « Idea01 » de leur dernier album Tangk : annonce-t-elle une couleur lugubre ? Même tempo sur « Colossus ». Je comprends pourquoi Deezer a surnommé les Idles « Ralentis » ! Même Jim Morrison était plus énergique que Joe Talbot lorsqu’il conjure. Heureusement que le guitariste Mark Bowen anime, vêtu d’une robe vaporeuse plumetis rouge vif, le côté gauche de la scène, dansant et virevoltant, la guitare portée haute.
Accompagné par un saxophoniste sur une bonne partie des morceaux, Idles joue une musique plus élaborée, plus complexe, à la recherche d’un genre rock plus alternatif que post punk. Il faut attendre « Mother », l’un des morceaux mythiques du groupe pour que l’ambiance démarre, le chanteur invitant les fans à chanter quelques brides de paroles.

Malheureusement vite ralentie par « Car Crash » à la rythmique prédominante. Retrouvons l’ambiance post punk avec une fosse embrasée sur « I’m Scum », « 1049 Gotho » de l’album Brutalism. Une excellente rythmique sur « The Wheel » avant de sombrer dans le croonisme de Joe sur « The Beachland Ballroom ».
Le show, moins énervé sur l’ensemble que celui de l’Elysée Montmartre en 2022, est entrecoupé de titres ennuyeux comme « Gratitude », « POP POP POP » et de paroles incantatoires de Joe.
Enfin, « Television » (Joy), « Hall & Oates » (Tangk) permettent de retrouver The Idles d’antan post-punk.
C’est tout de même le dernier tiers du set avec les morceaux phares « Never Fight a Man With a Perm » et surtout « Danny Nedelko » qui fait exploser le Zénith. Le moment le plus intense reste celui où Mark prend le micro et s’enfonce dans la fosse, attisant les fans au plus près. Et les fans adorent !
La comparaison entre Mark surfant sur la foule et Jésus marchant sur l’eau reste biblique. Pour terminer cette soirée, un dernier tour de piste pour Joe Talbot qui laisse ses musiciens seuls sur scène à la fin de « Rotweiller ». Une show généreux de deux heures mais on aurait préféré moins d’incantations.
Setlist :
Rottweiler










