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Live Report

Les Tambours du Bronx – Klone – Nanowar of Steel – Psykup

Les Tambours du Bronx – Klone – Nanowar of Steel – Psykup

31 mars 2024 – Le Trianon Paris



Grosse affiche ce soir au Trianon de Paris, avec pas moins de 4 groupes aux genres bien différents. Le pari pouvait être risqué sur le papier mais pour finir ce mariage est une totale réussite.

PSYKUP

La soirée commence fort, dans un Trianon qui a fait le plein, avec les furieux de PSYKUP. Les adeptes de l’autruche en auront pour leur argent ce soir.
Difficile de résister à leur prog épileptique, perclus d’humour et de haute voltige. La technicité des Toulousains force toujours le respect, et Julien Cassarino (chant) me met à chaque fois sur le cul.
Avec un set de 7 titres également repartis sur leurs 3 albums emblématiques (Hello Karma (2021),  Ctrl+Alt+Fuck (2017) et L’Ombre et la Proie (2005)), les PSYKUP ont mis le feu à la salle. Question mise en chauffe on ne pouvait pas faire mieux, malgré un son perfectible.
La cohésion du groupe sur scène est incroyable. Autant en technicité qu’en complicité, et cela contribue largement à l’impact sur le public. Celui-ci aura d’ailleurs très bien reçue la prestation, et c’est un gage de qualité, livrant même un Wall of Death à la demande du groupe. Bravo!



NANOWAR OF STEEL

Changement de décor et de style avec les Italiens les plus loufoques de la planète. Clairement le groupe dénote bien dans la soirée, mais le capital sympathie envers eux fera le boulot. Il faut dire que les gus se placent bien là question Métal burlesque où rien n’est pris au sérieux. Ces gars sont aussi fous que géniaux.
Le public est au taquet et on aura droit à toutes sortes de loufoqueries du type monter un meuble Ikea sans mode d’emploi et en musique, du Edith Piaf par ci, du Père Lachaise par là en passant par Madonna et Whitney.

Le disco métal s’invite également, ainsi que Cthulhu ou encore cette reprise de Brassens avec Brave Margot version punk.

Clairement ils se foutent de tout et n’ont pas de limite. C’est sur Valhalleluja que l’on se quitte avec un dieu Odin devenu celui d’IKEA. Tout un programme.
Franchement je m’étais fait une idée pas très flatteuse du truc, et ils m’ont bien fait changer d’avis. Bravo!



KLONE

Changement d’ambiance avec KLONE, et il faut bien avouer que je suis ici ce soir en grande partie pour eux.
KLONE c’est sublime point barre. Et en live le rendu est aussi bon que sur album.
Quelle voix, quelle maîtrise musicale.
La magie KLONE opère directement sur moi. Même si elle en endort certains, elle opère également sur la majorité de la salle.
Leur musique immersive et hypnotique enveloppe le Trianon, accompagnée par une lumière alternante entre un bleu glacial et un rouge/orange feu.
Ouvrant sur le magnifique Night and Day, la setlist va dérouler 7 titres de haute voltige. Également répartis, ils feront la part belle à leur album Le Grand Voyage et leur dernier Meanwhile.

Il y a toujours ce côté initiatique dans un concert de KLONE, avec cette immersion forcée par la puissance émotionnelle que les gars distillent. Et ce soir ne fera pas exception à la règle.
Le final sur Yonder finira de briser les dernières réticences, tant ce titre est sublime. Yann Ligner est définitivement un de mes chanteurs préférés.
Le groupe force le respect par sa cohésion et la qualité de ses musiciens. Bravo!



Les Tambours du Bronx

C’est au tour de la grande famille des Tambours du Bronx de faire son entrée. 9 fûts en arc de cercle occupent la largeur de la scène, au pied de l’estrade où est perché Franky Constanza derrière sa batterie. Un backdrop annonce la couleur avec le slogan “Weapons of Mass Percussion”, et ce soir de la percu il va y en avoir.
C’est donc en mode Métal que les lascars vont mettre le feu au Trianon, avec 3 chanteurs aguerris et taillés pour le genre. On retrouve Stéphane Buriez que l’on ne présente plus (Loudblast), Rueuno (du même acabit, œuvrant dans Lofofora) et Florent Charlet (6 :33). Il y a Arco au clavier également, enfin j’imagine que c’est lui car il est planqué derrière un masque.
Une fois le décor planté, les hostilités commencent avec Le Début de la Fin, et Reuno au chant. La salle est hyper réactive et rapidement le medley de SEPULTURA avec Buriez au chant met la fosse sens dessus dessous. Refuse, Resist/ Roots/ Territory c’est de l’or en barre.
Les cogneurs ne ménagent pas leur peine, encore moins celle de leurs fûts. Ils sont au taquet et bastonnent sévère.
Franky est tout sourire, mais il n’est pas là pour enfiler des perles. Il tabasse comme à son habitude.
Les échanges entre les chanteurs et le public sont fréquents, et à l’initiative des chanteurs qui les poussent à se bouger.
La température est infernale et on arrive déjà à la fin d’un set épique avec la reprise de Dragula de Rob Zombie.

On se quitte avec les remerciements du groupe à un public qui est entré dans le set sans peine. Les musiciens viendront serrer des mains et discuter avec les premiers rangs. Ce soir on a fait la fête en famille.


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