Among The Living
Live Report

Jesus Volt @ La Batterie

35 (Copier)Live report Jesus Volt , La Batterie( Guyancourt )

25 mars 2016
Par Fred Hamelin

Remerciement à Carine Adam, Communications La Batterie

 

 

 

 

 


 

Say Yeah ! Une bande de Frenchie qui fait du blues-rock,  et du relativement bon de plus, est assez rare par ces temps de paupérisation du paysage musical français,  pour qu’ on s’ y attarde et longuement. Parce que les parisiens y ajoutent des ingrédients pas assez présents dans les groupes de rock contemporains ( sincérité, passion et danger),  parce que depuis des lustres,  la machine Jesus Volt est rodée et bien huilée,  et surtout parce qu’on ne peux réellement leur coller une évidente étiquette, puisqu’ils mélangent avec un malin plaisir, toutes influences seventies qui les auraient forcément marqué,  du blues lourd et graisseux au Southern rock, et du Boogie tendance métal au funk déjanté.

Les quatre compères optent pour la puissance à spectre large. Dans leur majorité,  les morceaux donnent dans le blues rock puissant, bruyant, remuant. Le chanteur, Lord Tracy a une voix parfaite, éraillée comme il faut,  percutante avec parfois un peu trop de reverb, mais c’est sans compter sur les talents de showman du bougre. Un Jésus en costard, santiags et lunettes noires, branché sur le secteur,  et qui aurait bienheureusement marché sur les eaux tumultueuses du rock’n’roll. On sortira forcément conquis par sa présence scénique. Et on aura l’ heureux exemple sur les planches de la Batterie,  ancien fort militaire,  idéal pour lancer de telles hostilités.

La guitare de Jacques  » El Tao  » Mehard-beaudot se partage entre riffs rageurs, dérapages de slide et soli incisifs,  précipitant puis étirant des notes grinçantes. La section rythmique tenue par Julien Boisseau et sa basse qui ronfle parfois comme une belle bécane,  et Olivier Hurtu aux fûts, appuie lourdement ces déambulations guitaristiques, tout en préservant une mobilité nerveuse. Par moments,  soliste et chanteur partent dans de longues improvisations funambulesques pourvues de quelques zestes funk et soul. Dans ces occasions,  on sent particulièrement la cohésion, la complicité et la réactivité au sein du groupe. Et au dessus de tout ça,  les compositions sont riches, complexes et jubilatoires ( au regard,  par exemple, de ce « Kilminster« , hommage au grand Lemmy).



 

Avec dix-huit ans d’ existence cette année,  les Jesus Volt atteignent leur majorité et reviennent avec un nouvel opus, album éponyme, qu’ ils proposent d’ailleurs ce soir au public. De très bonne facture, il est produit par Mark Orpitz ( Kiss, AC/DC, Kravitz ou Dylan,  entre autres…) et comporte des titres comme le bluesy  » 666 Devil Woman  » avec un Lord Tracy éructant dans son harmonica,  les électriques  » Sons of Rome  » et  » Burn with Me  » et son implacable rythmique,  ou encore  » The Chant  » à la slide qui donne à El Tao toute l’ étendue de sa maîtrise.

Des classiques,  bien sûr,  il va en pleuvoir à la pelle: de  » Have a Cookie  » et son refrain dévastateur,  à  » Devil Outta Me  » dans le plus pur hard rock des familles,  sans oublier l’ explosif  » Sweet Smell of Summer « ,  grandiose en live,  avec toujours cette guitare à la limite du déraillement.

Jesus Volt,  qui a quand même dans sa carrière, assuré les premières parties de Ten Years AfterPopa ChubbyBonammassa et ZZ Top, se place parmi les plus grands groupes hexagonaux,  incontournables, même si la reconnaissance s’ est jouée sur le bouche à oreille. Le combo nous offre un concert taillé dans le roc,  avec un son qui déchire, un punch d’enfer, des solis incendiaires et un bon feeling par dessus tout, comme il sait le faire et qui fait mouche à chaque compositions. Ainsi Jesus Volt nous prouve qu’ avec le poid des ans, leur enthousiasme ne s’émousse guère… Bien au contraire… De blues et de rock,  avec de l’ énergie à revendre et de la révolte heureuse, vous ne trouverez pas meilleur antidote à la sinistrose ambiante que ces diables de Jesus Volt !


Setlist :


Money man
Party
Have a cookie
666 devil woman
I’m a jerk
Sons of Rome
Sweet smell of summer
Devil out of me
Baby we’re on
Blood in the dancefloor
Kilmister
The chant
Bullseye
Vaya con dildo
+
 Give hate get love
All aboard
Burn with me

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