Among The Living
Live Report

SATRIANI – Markus James

 

Satriani

Le Grand Rex 24/09/2015


 

C’est avec une certaine excitation que je me rends, ce jeudi 24 septembre, au Grand Rex de Paris ou se produit un des incontournables de la six cordes, Satch le bien nommé ou SATRIANI pour le commun des mortels. Le Grand Rex est un écrin tout choisi pour une perle pareille, écrin qui ne fera malheureusement pas le plein ce soir pour l’avant dernière représentation française de Satriani, probablement à cause du prix plutôt élevé des places.

Pour ouvrir les festivités, Markus James viendra nimber l’immense scène du grand Rex d’une ambiance feutrée et intime en compagnie du percussionniste Kinney Kimbrough. Très marqué « World », le Blues que distille Markus James est à la fois empreint d’esprit cajun et de rythmes africains que l’on peut trouver au Mali. Avec beaucoup d’effets dans la voix, Markus parviendra à captiver une assistance un peu timide qui sortira peu à peu de sa torpeur, à mesure que la musique des deux compères vienne la saisir.
Kinney est comme possédé derrière ses futs. Il livre un spectacle tant visuel qu’auditif, sobrement éclairé par des spots qui tranchent dans l’obscurité. En une quarantaine de minutes les deux bluesmen auront réussi le challenge de captiver un public d’esthètes aussi difficile que celui de SATRIANI.


MARKUS JAMES

 

Autant vous dire que l’entrée en scène de Joe SATRIANI donne directement la mesure de la dévotion que le public a pour son idole. Déifié de son vivant, Satch l’est depuis longtemps déjà, et quand on l’entend sur scène il est évident qu’il n’est pas prêt de chuter de son piédestal.
Véritable virtuose, il est accompagné ce soir d’une équipe à la hauteur de la réputation du bonhomme, qui lui rendra coup pour coup à travers des joutes instrumentales de haute voltige.
Et le set commence, sur un Shockwave Supernova (titre éponyme du dernier méfait en date de Satriani) donnant le ton d’une soirée épique. Un backdrop sur lequel sont projetés diverses vidéos filmées par des drones parcourant des paysages immaculés, plongent les spectateurs dans un son et lumière parfois mystique et au combien planant. Les compos du Maestro se prêtent parfaitement à ce genre de scènes.
Les cadors qui entourent le maitre sont loin d’être des inconnus. Les incursions solos du guitariste Mike Kenneally sont savoureuses. Compagnon de longue date, ayant participé à tous les albums de Satch, les deux compères se livrent des duels amicaux qui placent la barre très haute dans la technicité mais surtout dans la maitrise de l’instrument.
Marco Minnemann, qui officie aux futs, a accompagné les plus grands. De Paul Gilbert à Tony McAlpine en passant par Steven Wilson (et j’en passe et des meilleurs), il a l’habitude de ce type de formation. De plus il s’est occupé des percus sur l’album solo de Mike Kenneally (You must be this tall), c’est vous dire s’ils sont comme en « famille ».
Idem pour Bryan Beller, bassiste énormissime du même acabit que le reste de la fratrie. Autre gros point en commun : ils font tous (Satriani y compris) partie de prêt ou de loin de la famille Zappa !


 

SATRIANI @ Le Grand Rex Paris

Photos en HD


 

La setlist est savoureuse, avec pas moins de 8 titres tirés du dernier opus, les classiques ne seront, bien entendu, pas oubliés. Flying in a Blue Dream, joué dès le début, fera entendre un public studieux et plutôt sage.
Comme à son habitude, Joe ne sera pas très expansif entre les titres. Lunette noires et banane sur la face, il ne dérogera pas à la règle et le grand timide n’échangera qu’assez peu avec son public.
Les deux heures de set filent à la vitesse d’une supernova. Satriani nous a une fois de plus fait voyager au son classieux de ses Ibanez, craché par un mur de Marshall.

Inutile de vous faire une longue tirade sur la dextérité assassine de Satch, la facilité avec laquelle il maitrise son instrument qui semble n’être qu’une extension naturelle de son corps. Tous les superlatifs, les adjectifs, ont été déjà employés, et pour ceux qui doutent encore (s’il y en a), il ne vous reste plus qu’à le voir et l’entendre pour le croire.
Le rappel provoquera l’hystérie, et il ne pouvait en être autrement quand on termine par les désormais mythiques The Extremist et Surfing With the Alien !
Un concert au cordeau, une maitrise de chaque instant et une sensibilité à fleur de peau. Encore une fois Satriani m’aura titillé la fibre et joué avec mon système pileux ! Bravo !


 

SETLIST

Shockwave Supernova

Flying in a Blue Dream

Ice 9

Crystal Planet

Not of This Earth

On Peregrine Wings

Friends

Time

If I Could Fly

Butterfly and Zebra

If There Is No Heaven

Cataclysmic

Crazy Joey

All of My Life

Luminous Flesh Giants

Always With Me, Always With You

God Is Crying

Goodbye Supernova

Satch Boogie

Rappel

The Extremist

Surfing With the Alien

 

 

 
 

 

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