Heavy Week-end, Zénith de Nancy
5 juin 2026 – Day 1
Remerciements à Olivier Garnier et Mathieu Drouot pour les accréditations
Texte et photos par Martine Varago

J – 1 : Vendredi 5 juin 2026
Heavy Week-end : Entre opéras rock grandioses, récits de guerre et power metal
DOMINIUM
Dominum, révélation montante du power metal, lance cette troisième édition du Heavy Weekend. En provenance de Nuremberg, en Allemagne, cette formation est assez récente puisque le quatuor se forme en 2022.
Jouant sur une esthétique de « Zombie Metal », les musiciens racontent les histoires d’un savant fou et de son armée de morts-vivants.
Dès l’ouverture du set, leur power metal se révèle extrêmement accrocheur, très axé sur les refrains, qui rappellent parfois l’efficacité de Powerwolf ou de Ghost, mais avec une touche théâtrale qui leur est propre.

Mené par le talentueux producteur et chanteur Felix Heldt (alias Dr. Dead), ce frontman effréné anime le public : « Sautez ! Sautez ! Bougez à droite ! Bougez à gauche ! » Dominum apporte un véritable vent de fraîcheur horrifique.
Pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience chez eux, le quatuor a récemment enrichi sa discographie sous le label Napalm Records.
AVANTASIA
Le festival se poursuit avec Avantasia et son célèbre leader Tobias Sammet. L’aventure proposée par ce groupe allemand de power metal offre une prestation singulière.
Si Sammet se consacre à l’écriture, à la composition et à la production d’opéras metal, il sélectionne également des interprètes issus d’autres formations.
Son projet « all-star » d’opéra metal débute en 1999 et est devenu l’un des noms les plus imposants du metal mélodique mondial. Digne d’un spectacle de Broadway, Avantasia nous en met plein les yeux et plein les oreilles en ce début de soirée.

De plus, leur show raconte une histoire. À chaque chanson, un chanteur, une chanteuse ou un duo nous embarque dans des mélodies grandiloquentes.
Aujourd’hui, les artistes venus pousser la chansonnette sur scène sont Kenny Leckremo de H.E.A.T., Tommy Karevik de Kamelot, Robert Catley de Magnum et Ronnie Atkins de Pretty Maids. Autrement dit, l’affiche est plutôt impressionnante : on a là des figures majeures du hard rock mélodique, de l’AOR et du power metal européen.
Tandis que les riffs continuent de nous bercer d’un rock symphonique, le public reste admiratif devant ce spectacle digne d’un véritable opéra metal.
SAVATAGE
Place ensuite aux pionniers du metal progressif : Savatage. Originaire de Floride et formé par les frères Jon et Criss Oliva au début des années 1980, Savatage connaît un succès phénoménal aux États-Unis.
Malheureusement, la mort tragique du guitariste prodige Criss Oliva en 1993 marque un tournant dans l’histoire du groupe.
Pourtant, la formation poursuit son aventure sous l’impulsion de Jon Oliva et du producteur Paul O’Neill. Parti d’un heavy metal brut, le groupe évolue vers un style progressif et orchestral unique avec l’album culte Gutter Ballet puis l’opéra-rock Streets.
Ce soir, dès 20 heures, les musiciens sont attendus depuis de nombreuses années par les fans européens, le retour du groupe possède une dimension presque historique.

Chaque morceau rappelle l’héritage laissé par Criss Oliva, dont la présence semble encore planer au-dessus de la scène.
Entre la puissance de titres incontournables et les passages plus progressifs et théâtraux qui ont façonné l’identité du groupe, le public savoure chaque instant.
De plus, les visuels projetés aux couleurs vives transforment l’arrière-scène en une apparition digne d’une déesse venue d’une autre planète.
Les spectateurs les plus fidèles chantent les refrains à l’unisson tandis que les plus jeunes découvrent l’une des formations les plus influentes de l’histoire du metal américain.
Un set parfait de 75 minutes qui ravit les hard rockeurs aguerris et les amateurs du genre.
La première tête d’affiche de cette troisième édition s’appelle Sabaton, un nom qui fait référence à la pièce d’armure médiévale protégeant le pied. Le quintette suédois est devenu un véritable phénomène culturel.
En fusionnant heavy metal et histoire militaire, il fait le pari audacieux de traiter exclusivement de faits historiques, de batailles célèbres et de héros de guerre, de la Première Guerre mondiale jusqu’aux samouraïs.
Lorsque l’on se remémore le concert dantesque donné à l’Accor Arena en novembre dernier, on pourrait craindre ce soir un spectacle de moindre envergure. Que nenni !
Sabaton continue de s’imposer sur la scène du Zénith de Nancy avec son impressionnant char d’assaut. À peine les premiers décibels retentissent-ils que fusent feux d’artifice et autres effets pyrotechniques.

Fondé en 1999 à Falun, Sabaton se compose de Joakim Brodén (chant) et de Pär Sundström (basse), seuls membres fondateurs encore présents aujourd’hui, accompagnés des guitaristes Chris Rörland et Thorbjörn Englund, ainsi que du batteur Hannes Van Dahl.
Le show demeure toujours aussi époustouflant. De magnifiques visuels projetant des scènes de guerre iconiques accompagnent les morceaux.
La voix de baryton caractéristique de Joakim Brodén résonne sur des hymnes puissants, soutenus par des claviers épiques et des riffs ravageurs. Entre couplets et refrains, détonations et jets de flammes rythment les chansons.
Le mystique Napoléon revient faire le show sur scène, montrant que Sabaton est féru d’histoire de France. Une fois encore, on en prend plein les yeux et plein les oreilles.
Opéras rock grandioses, récits de guerre et power metal remplissent copieusement nos yeux et nos oreilles pour cette première soirée du Heavy Weekend.




































































