Among The Living
Live Report

LES TAMBOURS DU BRONX SIDILARSEN – ACYL – FLAYED @Le Transbordeur

LES TAMBOURS DU BRONX SIDILARSEN – ACYL – FLAYED
Le Transbordeur – Lyon
Vendredi 20 Décembre 2019

Texte : Thalie Garand

Photos : Thomas Orlanth

LES TAMBOURS DU BRONX SIDILARSEN - ACYL - FLAYED


Dernière date de la grande tournée des Weapons of Mass Percussion, la belle salle du Transbordeur de Lyon est l’endroit idéal pour faire une dernière fois la fête entre amis ! En tout cas pour 2019, car ils reviendront dans le nord au Métaphone d’Oignies pour célébrer la St Valentin à grand coups de tambours…

Cette tournée fait la part belle aux rencontres et aux invités de tous les bords musicaux. Ce soir, nous auront droit à Flayed, Acyl et bien sûr Sidilarsen

Premier dans l’arène du Transbordeur ce vendredi soir, Flayed nous offre un opening plein de charisme et chauffe la salle en douceur dans un son très solide et entraînant.

Le chanteur dégaine une énergie surprenante, et c’est à la découverte d’un groupe au style rock moderne qu’on se laisse emporter facilement par les rythmes familiers des années 60-70 revisités avec conviction comme dans « Homeland » ou le splendide « Monsterman » par exemple. Un mélange très abordable au goût 2000 pour une ouverture assez réussie.



« Expérimental », une bonne description du style d’ACYL qui s’accompagne de clips sombres pour exprimer les combats d’une Algérie malmenée. Dès l’entrée en scène on se laisse emporter par l’ambiance étrangement envoûtante de la voix du chanteur et les rythmes portés par l’élégance du son ethnique. Le décor ténébreux et les tuniques noires des musiciens et du chanteur placent le groupe dans une atmosphère grave et torturée.

Dans son ensemble, ACYL offre une toute autre approche du metal, mélangeant langages et styles musicaux à travers des instruments peu communs comme les qraqebs que nous présente le chanteur entre deux morceaux. Une entrée en matière très agréable qui laisse une forte impression au public emballé.



 

Avant même son apparition on sent la salle qui se prépare à affronter les rythmes chauds de Sidilarsen. La fosse se remplit et quand les écrans sont prêts, c’est une foule bouillante qui accueille le groupe. Quand le premier son résonne le chanteur appelle déjà à séparer la salle en deux et le pogo démarre en feu aux rythmes des basses. De haut en bas et morceau après morceau, Sidilarsen donne le tournis avec son style électro-metal terrifiant. Du fond de la salle jusqu’au premier rang la foule s’emballe au son sanglant des guitares dans les rythmes qui varient à chaque morceau.

Pour cette première date d’une tournée comeback de leur dernier album « on va tous crever », les SIDI servent un album brûlant de « À vif » à « l’ardeur du vivant » pour un retour en flammes qui confirme que c’est « eux le danger » : à suivre de près pour un métal mordant.



Les premiers arrivés sur la piste : dix tambours de métal abîmés et les bâtons prêts à battre le rythme sous le feu des sons du « bronx ». C’est un jeu de lasers préchauffés qui accueille le groupe déjà bien connu du public. Dans un faisceau lumineux et la fumée épaisse qui laissent apparaître la figure encapuchonnée du sampler, les premiers sons engagent une locomotive de battements qui se met en marche avec assurance, entraînant le public dans sa danse frénétique et puissante quand les projecteurs illuminent enfin les batteurs endiablés. Au fil des morceaux de plus en plus vigoureux, les corps des musiciens ne s’épuisent jamais et c’est dans les hurlements et le fracas assourdissant des percussions qu’on s’abandonne dans la dernière transe des Tambours du Bronx pour 2019.

Comme à leur habitude, il s’agit avant tout de faire une grande réunion de famille et les invités sont nombreux à prendre le micro en main. Outre Stéphane Buriez et Reuno Wangermez, il y en aura d’autres : Renato de Flayed, Julien Truchan (Benighted) et même une invitée issue de la scène neversoise, Apolline Magnet, venue des horizons plus lointains du punk pop de Plastic Age…

Il faut dire qu’avec une setlist aussi variée, avec une mention spéciale pour les reprises de « Refuse/Resist » et « Roots Bloody Roots » de Sepultura, qui sont des morceaux taillés pour les percussions, il y a de quoi contenter tout le monde.

En bref, un concert aux (re)découvertes mémorables dans une très bonne ambiance, digne des meilleurs numéros du Transbordeur : on retourne vite écouter les morceaux pour retomber dans l’ambiance du pit des Tambours ou des chants étranges d’ACYL, et on n’oublie pas l’énergie de Flayed ou la frénésie des SIDI.


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