Among The Living
Live Report

FuriosFest 2025 : Day2

FuriosFest 2025 : Day2

Texte : Christophe Mielot
Photos : Martine Varago & Christophe Mielot

Remerciement à Christophe Bourry pour l’accréditation


Furios fest 2025


Le FuriosFest  grandit tranquillement d’année en année sans perdre son côté familial et à dimensions (très) humaines.

Blooming Discord

Ce week-end au FuriosFest, Blooming Discord a littéralement fait vibrer la scène avec une performance aussi puissante que mélodique. Dès les premières notes, le groupe a imposé son style : un savant mélange de metalcore et de nu metal, où les riffs lourds côtoient des envolées mélodiques qui donnent envie de jumper !

La foule, déjà bien présente et chauffée à blanc, n’a pas attendu longtemps pour se laisser emporter. Les breakdowns efficaces, les refrains accrocheurs et l’énergie communicative du groupe ont transformé le pit en trampoline géant.

Mais le moment fort du set, c’était sans conteste le retour du second guitariste, absent depuis plusieurs semaines pour raisons médicales. Son retour sur scène, visiblement très attendu, a apporté une ampleur nouvelle aux morceaux.

Voilà une deuxième journée qui démarre sur les chapeaux de roues


Photo @Christophe Mielot

Charcoal

Charcoal a débarqué sur la scène du FuriosFest avec une énergie brute et un style bien à eux : un hard rock aux accents sleaze, qui sent bon le cuir, les riffs accrocheurs et les refrains qui donnent envie de taper du pied sans retenue.

Le groupe enchaîne les morceaux avec une dynamique explosive, balançant des solos bien sentis et des rythmes qui font hocher les têtes et bouger les corps. Le public, déjà bien chaud, suit sans hésiter, porté par l’attitude rock’n’roll des musiciens et leur plaisir évident d’être sur scène.

Charcoal ne cherche pas à réinventer la roue, mais à la faire tourner à toute vitesse, avec style et panache.


Photo @Christophe Mielot

Bloodorn

Parmi les pépites du FuriosFest cette année, Bloodorn a brillé avec une prestation électrisante, portée par le talent inépuisable de Niels Courbaron, véritable touche-à-tout du metal moderne. Ce projet, l’un des nombreux nés de l’esprit du guitariste surdoué, a offert au public un power metal galopant, épique et tranchant, dans la plus pure tradition du genre.

Dès les premiers riffs, les têtes se sont mises à headbanguer en rythme, et l’enthousiasme du public n’a cessé de monter. Les morceaux, portés par des mélodies épiques et des soli furieux, ont fait l’effet d’une chevauchée fantastique à travers des terres métalliques où la virtuosité est reine.

Sur scène, l’énergie est palpable, les musiciens sont en place, et Niels Courbaron, fidèle à sa réputation, dégoupille des solos qui font frissonner les amateurs de shred. Le public, conquis, répond avec ferveur, entre cris, applaudissements et headbangs synchronisés.


Photo @Christophe Mielot

Killus

Quand Killus monte sur scène, ça ne rigole plus. Le groupe espagnol, fidèle à son esthétique gothique sombre et théâtrale, a offert au FuriosFest une décharge de metal indus – électro aussi puissante que jouissive. Dès les premiers titres, le pit explose : ça saute, ça slamme, dans tous les sens. Le public, déjà bien chauffé par les groupes précédents, démarre au quart de tour.

Le son est massif, les guitares tranchent comme des lames, et la voix, entre rage et incantation, colle parfaitement à l’ambiance. Killus ne fait pas dans la demi-mesure : leur show est viscéral. Leurs tenues gothiques, maquillages sombres et attitude scénique donnent une vraie dimension à leur performance.

Et pour finir en beauté ? Une reprise d’ABBA totalement inattendue, mais brillamment réinterprétée. Le contraste est délicieux, et le public en redemande. Une fin de set aussi surprenante qu’excellente, qui confirme que Killus sait jouer avec les codes tout en les explosant.


Photo @Christophe Mielot

Destinity

Parmi les valeurs sûres du FuriosFest, Destinity a une fois de plus prouvé qu’il maîtrise son art avec une prestation dynamique et percutante. Le groupe, bien installé dans la scène death mélodique depuis plusieurs années, a livré un set solide, intense et parfaitement rodé.

Le public est embarqué dans un tourbillon de riffs tranchants, de rythmiques puissantes et de mélodies sombres et accrocheuses. Le son est massif, les transitions sont fluides, et chaque morceau est exécuté avec une précision redoutable.

Les musiciens sont à fond, le chanteur harangue la foule, et le public répond avec enthousiasme. Headbangs, cris, bras levés, tout y est. Le set ne laisse aucun temps mort, et chaque titre semble taillé pour faire vibrer les cervicales.


Photo @Christophe Mielot

Slomosa

Après un passage très remarqué au Hellfest, les Norvégiens de Slomosa ont choisi Saint-Flour pour clore leur tournée des festivals, et ils n’ont pas fait les choses à moitié. Leur stoner rock dynamique, à la fois lourd et groovy, a parfaitement trouvé sa place dans l’ambiance survoltée du FuriosFest.

Le public est embarqué dans un voyage sonore puissant, porté par des riffs sablonneux et une rythmique qui donne envie de rouler à toute vitesse dans le désert… ou de sauter dans le pit, ce que beaucoup ont fait ! Le chanteur, visiblement ravi d’être là, s’est exprimé en français tout au long du set, créant une belle complicité avec le public.

Mais le moment le plus marquant reste sans doute la reprise de Mastodon, jouée en hommage à Brent Hinds, tragiquement disparu plus tôt dans la semaine. Une interprétation pleine de respect et d’émotion, saluée par une ovation du public.


Photo @Christophe Mielot

No One is Innocent

Quand No One monte sur scène, on sait que ça va secouer. Et au FuriosFest, les Français n’ont pas déçu : leur rock engagé, toujours aussi rageur et énergique, a littéralement rempli le pit jusqu’à la régie. Une marée humaine prête à en découdre, et à communier avec un groupe qui n’a rien perdu de sa verve.

Symbole fort des années 90, No One Is Innocent continue de porter haut les couleurs d’un rock brut, sincère et percutant, avec des textes qui claquent et une présence scénique qui galvanise. Le set est tendu, intense, sans temps mort : les riffs fusent, la basse vrombit, et la voix de Kemar, toujours aussi habitée, harangue la foule avec une conviction intacte.

Le public répond au quart de tour dans une ambiance électrique et fédératrice. Chaque morceau est accueilli comme un hymne, et l’énergie ne retombe jamais. Mention spéciale aux quelques mesures de Sweet Leaf en l’honneur d’Ozzy et la reprise de Bullet in your head de Rage against the machine.

No One Is Innocent prouve qu’il est plus qu’un groupe culte : c’est une force vive, toujours en mouvement, toujours en colère.


Photo @Martine Varago

Rise of the North Star

Sur la scène du FuriosFest, Rise of the North Star a débarqué comme un véritable rouleau compresseur, balançant son hardcore ultra puissant, porté par un chant très « rap » et une énergie brute qui a fait jumper le public du début à la fin.

Dès les premières secondes, le ton est donné : c’est violent, frontal, et ultra efficace. Les riffs cognent, les beats martèlent, et le flow du chanteur découpe l’air avec une précision chirurgicale. Mais ce qui frappe autant que le son, c’est l’esthétique japonisante du groupe : un cerisier en fleurs trône au-dessus de la batterie, les références aux mangas et aux jeux vidéo pleuvent, et les interludes sont des génériques d’anime, créant un contraste saisissant avec la brutalité musicale.

Si le set est puissant, il est aussi parsemé de nombreuses coupures et interludes, qui, malgré leur originalité, cassent un peu le rythme et empêchent le concert de décoller aussi haut qu’il aurait pu.

Malgré cela, Rise of the North Star reste fidèle à sa formule unique : un mélange explosif de culture japonaise et hardcore français, qui continue de séduire et de faire vibrer les foules.


FuriosFest


FuriosFest 2025 : le petit festival bien installé et pereine! 

Le pari n’était pas gagné d’avance : faire un festival metal au cœur du Cantal. Et pourtant Christophe Bourry et son équipe l’ont fait ! Le festival est désormais sorti de la salle de sport de la ville pour trôner en extérieur au bas de la vielle ville.

Le cadre est magnifique, l’organisation et les bénévoles au top. Avec 2 belles têtes d’affiche et de nombreux groupes de qualité le festival grandit tranquillement d’année en année sans perdre son côté familial et à dimensions (très) humaines. On en redemande et on reviendra avec plaisir visiter la belle ville de St Flour et son FuriosFest !


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