MONO – AUGUSTA
Mardi 22 octobre 2024 – Le Trianon Paris
Un concert Caramba
AUGUSTA
Pas facile d’ouvrir pour un monument comme MONO, et le choix s’est porté sur Augusta ce soir.
One woman band, Augusta est une belle artiste tout en douceur, accompagnée de sa guitare acoustique.
Son set sera très court, ouaté, ponctué de traits d’humour pour une poignée de titres salvateurs musicalement. Elle raconte sa vie à travers ses compos, ses frères, son sud-ouest (entre autres).
J’ai passé un bon moment en sa compagnie, et la salle aussi il semblerait. A suivre.
MONO
C’est la première fois que je voyais MONO en concert, et il me tardait de réaliser cette rencontre depuis ma première écoute de Hymn To The Immortal Wind. J’ai depuis rattrapé mon retard concernant leur discographie bien entendu.
Ce soir le quatuor Japonais vient « défendre » son 12ème album dans un Trianon complet et en configuration assise.
Oath, paru en juin dernier et album des 25 ans du groupe, sera joué dans son intégralité ce soir. Pour ce faire ils seront également accompagnés d’un orchestre de chambre, composé de cordes et de cuivres.
MONO c’est avant tout une histoire de textures, d’immersion sonore, de symbiose. Ce soir ils vont délivrer une prestation à la hauteur de mes attentes.
A la frontière d’incommensurables mondes tant sonores que visuels, Mono réussi le pari fou et instrumental du mariage rock et de l’ambiant sans échouer dans les écueils de l’ennui. C’est juste beau.
Le set commence sous les applaudissements à l’entrée des musiciens, ceux-ci resteront très discrets et n’échangent pas, autrement que musicalement, avec le public.
Le jeu de lumière accompagne avantageusement la musique.
Us, Then ouvre la soirée qui va défiler dans une ambiance immersive pendant près d’une heure trente.
Entre mélancholie et introspection, le voyage n’en reste pas moins lumineux. Et l’on ne pouvait pas rêver meilleur écrin que le Trianon de Paris pour cet événement.
Dans une ambiance somme toute intimiste, MONO joue avec les émotions, transportant l’auditeur dans un état contemplatif.
Chaque musicien gardera sa place, avec quelques digressions liées aux passages explosifs parsemant les titres de la setlist.
Takaakira Goto (guitare) occupe la droite de la scène, auprès de l’orchestre, tandis que Tamaki Kunishi (basse, piano) et Hideki Suematsu (guitare) se cantonneront à la gauche de la scène où sont installés le piano et le clavier. Dahm Majuri Cipolla (batterie), quant à lui, est planqué derrière tout ce beau monde, mais il saura se faire entendre.
Visuellement c’est superbe, le jeu de lumière accompagne avantageusement la musique.
C’est incroyable la précision de ces musiciens, de coller à la perfection à Oath sans en égratigner la moindre structure. Même les explosions shoegaze menées par Tamaki sont impeccables. Respect !
Times Goes By signe magnifiquement la fin du set avant rappel, l’orchestre quittant les lieux. Il est 21h45 et le quatuor revient sous une ovation du public debout comme un seul homme.
Ce sont deux titres de l’album Hymn to The immortal Wind (2009) qui viendront clore cette soirée inoubliable. C’est donc sur Ashes in the Snow (j’adore ce titre et je ne suis pas le seul visiblement ce soir) et Everlasting Light qu’on va se dire au revoir.






































