Moz’hell festival 2025 – Day 1
Samedi 19 juillet – Insming
Photos et textes par Christophe Mielot

Le Moz’hell festival fait son grand retour !
Les 19 et 20 juillet, le petit village d’Insming a troqué son calme habituel pour des riffs de guitare endiablés et une ambiance survoltée. Pour sa deuxième édition, le festival a mis les bouchées doubles et diversifié son affiche, offrant deux jours de concerts intenses.
Après une première édition qui avait déjà posé les bases d’un événement prometteur, cette année a confirmé que le Moz’hell n’était pas là pour rigoler. Les organisateurs ont réussi à concocter un programme explosif, attirant des groupes de la scène locale, nationale et internationale, pour le plus grand bonheur d’un public toujours plus nombreux, le tout dans une atmosphère conviviale et festive.
Soulwasher
En ce samedi après-midi le Moz’hell a démarré au son de Soulwasher, jeune groupe issu du tremplin organisé par le festival quelques mois plus tôt. C’est leur grande première sur une grande scène de festival.
Le public, curieux et bienveillant, a répondu présent. Malgré un début un peu tendu — le chanteur, visiblement stressé, a eu du mal à lâcher prise sur les premières chansons — l’énergie du groupe a rapidement pris le dessus. Soutenu par les applaudissements et les cris d’encouragement, Soulwasher a fini par trouver son rythme et a enchaîné les morceaux avec une belle assurance.
Le set a mêlé riffs puissants et mélodies accrocheuses, laissant entrevoir un vrai potentiel. Mention spéciale à la complicité entre les musiciens, palpable sur scène, et à la générosité du groupe qui n’a pas hésité à remercier le public et l’équipe du festival à plusieurs reprises.
Kamizol-K
Si certains groupes aiment caresser leur public dans le sens du riff, Kamizol-K, lui, préfère le secouer sans ménagement. Et c’est exactement ce qu’il a fait lors de son passage, avec un set de hardcore bien violent qui n’a laissé aucun répit aux spectateurs.
Dès les premières secondes, le ton était donné : ça hurle, ça cogne, ça tabasse. Les guitares sont tranchantes, la batterie martèle sans relâche, et le chant — ou plutôt le cri primal — partagé entre les 2 hurleurs Chucky et Lionel vient couronner le tout dans une ambiance de furie totale. Pas de pause, pas de ballade, pas de compromis : Kamizol-K est là pour tout casser, et le public en redemande.

Dans la fosse, l’énergie est brute, presque animale. Le groupe sait exactement où il veut emmener son public — droit dans le mur, mais avec style.
Une prestation sans filtre, sans fioritures, et surtout sans pitié. Kamizol-K est une véritable machine de guerre scénique, capable de transformer un festival en champ de bataille sonore.
Syderals
Au cœur du tumulte, Syderals a offert un moment suspendu, entre rage brute et envolées planantes. Le groupe, proposant un death metal atmosphérique, a livré un set parfaitement maîtrisé.
Les growls profonds s’enchaînent avec des passages aériens, presque hypnotiques. On passe de la tempête à l’apesanteur en quelques secondes, et le public embarque sans hésiter dans ce voyage intense et contrasté.

Les musiciens, concentrés et en parfaite osmose, tissent une toile sonore dense et immersive dans laquelle les festivaliers viennent se perdre avec plaisir
Syderals alterne les passages violents et subtils, brutals et poétiques, leur death metal, touche autant qu’il secoue. Très bonne prestation.
Psykup
Quand Psykup débarque sur scène, ce n’est pas juste un concert — c’est un barnum sonore, un joyeux chaos organisé où riffs acérés, groove imparable et folie douce se mélangent dans un cocktail explosif. Et au Moz’hell, le public a eu droit à une prestation survoltée, comme on les aime.
Le groupe, fidèle à son style metal alternatif aux faux airs de System of a Down, a enchaîné les morceaux avec une énergie débordante. Ça groove, ça hurle, ça part dans tous les sens — mais toujours avec une maîtrise bluffante. Les musiciens jouent avec les contrastes, alternant passages furieux et moments plus barrés, le tout dans la bonne humeur

Sur scène, c’est le feu d’artifice : les membres de Psykup ne tiennent pas en place, communiquent avec le public, balancent des riffs comme des uppercuts et font monter la température à chaque titre. Le public, lui, est en transe : ça saute, ça crie, ça pogote.
Le set est carré, intense, et généreux. Psykup a offert au Moz’hell un moment de pure décharge électrique, où le metal se fait libre, fun et furieusement efficace.
Blooming Discord
En provenance directe de Marseille, le groupe Blooming Discord a débarqué sur la scène du Moz’hell avec une énergie débordante et un metal alternatif entre metalcore et nu metal bien trempé.
La recette Blooming Discord est simple : des riffs puissants, une rythmique solide, et une voix qui navigue entre tension et émotion. Le groupe enchaîne les morceaux avec assurance, mêlant passages mélodiques et explosions sonores, dans un style à la fois accessible et percutant.

Le public, curieux puis conquis, se laisse embarquer dans leur univers et participe pleinemen. L’alchimie entre les musiciens est palpable, et leur complicité sur scène ajoute une belle dose de chaleur à la puissance de leur son.
Petit clin d’œil touchant : même le guitariste absent n’a pas raté le show, présent en Facetime pour vivre le concert à distance. Une belle preuve de complicité et d’esprit d’équipe, qui ajoute une touche humaine à cette prestation déjà bien solide.
Resolve
C’est avec un metalcore classique mais efficace que Resolve a conquis les festivaliers du Moz’hell.
Des riffs tranchants, des breakdowns bien sentis et une alternance chant clair / growl qui coche toutes les cases du genre. Pas de surprise, mais une exécution solide : Resolve sait ce qu’il fait, et il le fait bien. Les morceaux s’enchaînent avec fluidité, et le public, déjà bien chauffé, répond présent.

Sur scène, les musiciens sont à l’aise, dynamiques, et communiquent avec le public. L’ambiance est bonne, les têtes bougent, les bras se lèvent, et les fans de metalcore trouvent exactement ce qu’ils sont venus chercher : de l’énergie, du groove, et des passages bien lourds pour se défouler.
Massive Self Killing
Pas de fioritures, pas de compromis : Massive Self Killing est venu au Moz’hell pour distribuer des baffes sonores, et il l’a fait avec une efficacité redoutable. Leur death metal old school, lourd et sans détour, a fait vibrer les tripes et voler quelques cervicales au passage.
Les titres tapent fort,ça groove, ça growle profond, et ça enchaîne les blasts comme si demain n’existait pas. Le public, loin d’être effrayé, est au rendez-vous — entre headbangs frénétiques et sourires complices, l’ambiance est étonnamment bon enfant grâce au discours enjoué du chanteur entre les titres et malgré la brutalité assumée de la musique.

Le chanteur, visiblement heureux d’être là, ne cache pas son enthousiasme. On le retrouvera d’ailleurs plus tard au premier rang pour Fear Factory,. Cette sincérité, couplée à une exécution bien carrée, donne au set une saveur authentique et généreuse.
Une prestation qui sent la sueur, la passion, et le death metal comme on l’aime — brut, direct, et sans filtre.
Fear Factory
Vient enfin le gros morceau du jour, en ce Samedi soir, la scène du Moz’hell a tremblé sous les assauts sonores de Fear Factory.
Dès les premières secondes, le ton était donné : riffs tranchants, batterie atomique, et la voix de Milo reprenant à la perfection les lignes de chant de Burton C. Bell. Le groupe a enchaîné les tubes sans temps mort, comme une locomotive lancée à pleine vitesse, et le public… était en feu. Pogos, headbangs, slams : l’ambiance était électrique, presque sauvage, mais toujours dans la bonne humeur.

La maîtrise technique du groupe, rodée par des années de scène, n’a laissé aucune place au doute : Fear Factory est une machine bien huilée, et chaque morceau tombait comme un coup de massue parfaitement calibré. Le public, conquis, en redemandait, et les musiciens ont répondu avec générosité.
Un concert intense, puissant, et fédérateur, qui a marqué les esprits et prouvé que Fear Factory, loin d’être rouillé, est toujours prêt à faire trembler les murs.
They’ll be back !
Inward
Il est tard, les corps sont fatigués, mais l’énergie est loin d’être retombée. Et c’est Inward qui s’est chargé de provoquer les avant-derniers frissons de ce samedi soir avec un set puissant, enragé et parfaitement exécuté.
Le groupe, fidèle à son style mêlant metalcore et deathcore, n’a pas fait dans la dentelle. Dès les premières secondes, les riffs claquent, les breakdowns explosent, et les growls déchirent l’air comme des coups de tonnerre. C’est lourd, c’est intense, et ça ne laisse aucun répit.

Malgré l’heure tardive, le public est bien là — et pas juste pour faire de la figuration. Le pit reste intense, les pogos s’enchaînent, et l’ambiance est électrique. On sent que les festivaliers attendaient ce moment, et Inward leur donne exactement ce qu’ils veulent : du chaos bien organisé, du son qui tape, et une présence scénique qui ne faiblit jamais.
Le set est carré et chaque morceau tombe comme une enclume. Une belle claque nocturne.
Novelist
Pour clore la première journée du Moz’hell, c’est Novelist qui a pris possession de la scène — et quelle conclusion ! Le groupe, en pleine ascension dans la scène metalcore, a livré une prestation intense, contrastée et magnétique.
Dès que la musique démarre, Novelist envoie un set puissant et enragé, mais aussi nuancé et émotionnel, avec des passages plus doux qui viennent contrebalancer la fureur des riffs.
Au centre de cette tornade musicale, la chanteuse brille par sa présence magnétique. Charismatique, expressive, elle capte l’attention et donne une âme à chaque morceau. Sa voix navigue entre cris viscéraux et envolées mélodiques, et le public est littéralement suspendu à ses lèvres.

Malgré l’heure tardive, les festivaliers sont bien là, et le pit reste actif jusqu’au bout. Ça bouge, ça chante, ça vit. Novelist réussit à créer une vraie connexion, et offre une fin de soirée mémorable, entre puissance brute et émotion sincère.
Une prestation qui confirme que le groupe est en pleine ascension, et qu’il faudra compter sur lui dans les années à venir.
La programmation a su mêler les styles — du death old school au punk bondissant, du metalcore enragé à la synthwave électro — avec une belle diversité et une vraie cohérence. Les festivaliers, eux, ont répondu présent, même sous la pluie, même tard dans la nuit, avec une énergie communicative et une fidélité qui fait chaud au cœur.




















































































































































