Ce soir le Divan du Monde est sous dominante rouge avec la venue des yétis rouges de MUCC qui investissent le quartier pour deux dates consécutives. Les japonais viennent nous présenter leur dernier méfait en date The End of the World, (datant déjà de juin dernier) et ce 4 ans après leur précédente venue sur Paname.
Au final assez peu de personnes auront fait le déplacement (à peine 300), mais qui vont remplir l’espace et faire du bruit comme si la salle avait fait le plein. Pas de première partie ce soir, les japonais se donneront sans distraction à leurs fans.
Il est 20h pétant quand les quatre gus arrivent sur scène et envoient un End Of the World efficace (titre éponyme de leur dernier opus) qui donne d’emblée le ton de la soirée. Mené par un Tatsuro en grande forme, mélange de Marylin Manson et de danseuse cambodgienne, MUCC envoie du bois. Face à une fosse qui boit ses paroles, reprenant en chœur les refrains et soudée dans une même dévotion sans faille, les japonais vont nous servir deux heures de set dont le fil conducteur sera l’énergie.
La prestation est carrée et millimétrée. Tatsuro en est le métronome, perché sur des talons hauts et portant un t-shirt long sur lequel est inscrit : » don’t be a DIK »
Du plus violent au plus calme, les japonais survolent leur discographie, faisant la part belle à leur dernier opus dont ils nous joueront six titres ce soir.
Difficile de catégoriser MUCC. Mélange de métal et d’électro (dont certains passages fleurent bon le RAMSTEIN), le tout saupoudré de rock tirant parfois sur la pop, une chose est sure c’est que la recette prend toute sa dimension en live. La section rythmique est sans faille, ultra efficace, tenue par un Yukke peroxydé et accoquiné à un Satochi maltraitant ses futs sans pitié.
Quant au guitariste Miya, coiffé d’un galure improbable qu’il a probablement piqué à Charles Ingals quand il était dans la prairie, il assure des parties de six cordes de hauts niveaux.
La salle est acquise. J’ai l’impression d’être le seul à ne pas connaître les paroles par cœur
(et je n’en connais aucune il faut l’avouer). La ferveur du public n’est pas sans me rappeler ce que j’avais pu voir avec les Baby Métal, sauf que cette fois ci il y a de vrais musiciens sur scène.
La salle est survoltée et enchaîne les jumps effrénés et autres réjouissances de type pogos, le tout ponctué de hurlements. Il faut le dire, malgré la faible fréquentation, le Divan résonne comme s’il avait fait le plein.
Le set va crescendo pour finir sur du lourd. Tatsuro growl comme il faut, alternant des parties claires à d’autres plus thrash. Le chant en japonais donne une teinte toute particulière aux compos, et le mariage est heureux.
Mr Liar amènera la fin du set avant rappel. Cela fait maintenant 1h30 que MUCC enflamme le Divan du Monde. Ils reviennent sur scène pour assener le coup de grâce avec quatre derniers titres et une conclusion posée avec Libra.
Voilà, après 2h de set implacable les MUCC quittent la scène laissant derrière eux un public rassasié et comblé. Rien à redire quant à la prestation des japonais ce soir. Le son était excellent et la setlist bien équilibrée. Pas avares d’échanges avec leur public malgré la barrière de la langue, l’osmose entre MUCC et la salle fut totale ce soir. Ils remettront cela le lendemain, en espérant que les participants auront un bis repetita du même calibre.
おやすみ (Bonne soirée NDT)
Un grand merci à Base Prod pour la qualité de leurs programmations et en particulier à Roger.
Setlist
The End Of The World
Suiren
Ender Ender
f. D ~Dreamer from Darkness
G.G.
WateR
369-Miroku-
AGEHA
Ms. Fear
Tell Me
Pure Black
Kyouran Kyoshou -21st Century Baby-
Nirvana
Fuzz
Hallelujah
Houkou
Mr. Liar
Rappel:
SAISHUU RESSHA
RANCHUU
Mad Yack
LIBRA

