JINJER – UNPROCESSED – TEXTURES
L’Olympia, Paris – 2 février 2026
Un concert Veryshow

Ce lundi soir, comme un autre lundi, c’est un Olympia quasi complet qui accueille une foule venue voir l’un des groupes emblématiques du metal moderne : Jinjer.
Et ce soir les Ukrainiens transformeront ce lundi ordinaire en un moment mémorable.
Ils seront accompagnés de deux formations, inconnues pour ma part, mais qui chaufferont un Olympia venu massivement pour Jinjer.
TEXTURES – La renaissance d’un géant du math-metal
Les Néerlandais de TEXTURES ouvrent la soirée avec un set aussi surprenant que captivant. Séparé en 2018 puis récemment reformé, le groupe propose plusieurs titres de son nouvel album, Genotype, qui structurent le concert. Leur prestation allie puissance mélodique, complexité rythmique et une cohésion de groupe remarquable.
Porté par le clavier d’Uri Dijk, qui ajoute une dimension cinématographique, le set gagne en intensité jusqu’à provoquer le premier pogo sur « Awake ». Bien que la salle ne soit qu’à moitié pleine au début, le public est rapidement conquis : un retour réussi pour un groupe que beaucoup pensaient ne plus revoir.
UNPROCESSED – Le metalcore carré.
Les Allemands d’UNPROCESSED démarrent en douceur, avant de basculer dans un metalcore chirurgical, moderne et d’une précision impressionnante. Leur performance, largement tirée de leur album Angel (2025), mélange habilement djent, metal progressif et riffs plus lourds.
Perso je m’ennuie un peu, car je trouve qu’il devient de plus en plus difficile de faire la différence entre les groupes de ce genre. Même son, même prod, je n’adhère pas vraiment.
Les guitaristes sont virtuoses. Cela rappelle parfois Polyphia, tandis que des passages puissants déclenchent le premier pogo massif de la soirée. Tant sur le plan visuel que musical, leur set se révèle particulièrement soigné, net et semble faire mouche dans le public.
JINJER – La machine ukrainienne
Jinjer fait une entrée fracassante et implacable. La scénographie, dominée par le noir, blanc et rouge, s’accorde parfaitement à l’ambiance de leur dernier album, Duel.
Tatiana Shmayluk, dotée d’un charisme hors norme, occupe la scène avec une énergie saisissante, habillée en ballerine. Sa capacité à passer d’un chant clair habité à des growls abyssaux reste une signature incomparable.
Si l’on parle bien d’un groupe ici, il est évident que le succé de celui-ci repose en grande partie sur la prestance de Tatiana Shmayluk, ce qui n’enleve rien à la qualité des memebres du groupe qui sont du genre « affutés ».
Musicalement ils demntrent à chaque fois la technicité et l’efficacité des compositions, avec une approche toute chirurgicale, qui est une des marques de fabrique de Jinjer.
Que ce soit Vladislav Ulasevish derriere sa batterie aux cymbales « à plat », Eugene Abdukhanov en bassiste redoutable ou Roman Ibramkhalilov à la six cordes, ils forment à eux trois les fondations solides pour l’expressions de Tatiana.
Le concert débute par un triplé explosif :
- Duel
- Green Serpent
- Fast Draw
Le groupe enchaîne sans répit, communiquant peu mais maintenant une tension constante. Les titres comme Teacher, Teacher!, Kafka, Judgement, Rogue ou encore l’incontournable Pisces électrisent une fosse qui se déchaîne. La fan base à répondu massivement presente et se fait entendre.
L’écran synchronisé avec chaque morceau renforce la dimension immersive. Les musiciens, impeccables, déroulent un set millimétré, sans temps mort.
Mais il faut bien avouer que toutes les lumières sont sur Tatiana, laissant un peu ses musiciens en arrière-plan. Elle n’en demeure pas moins impériale et habitée par ce grain de folie qui fait toute la différence!
Le rappel se conclut avec Sit Stay Roll Over, ultime explosion sonore qui fait vibrer la salle une dernière fois.
Encore : Sit Stay Roll Over




























































