Among The Living
Live Report

PERSEFONE – HYPNO5E – STELLAR CIRCUITS – LAMPR3A

PERSEFONEHYPNO5ESTELLAR CIRCUITSLAMPR3A

Mardi 13 février 2024 – La Machine du Moulin Rouge


Encore une belle affiche proposée par Garmonbozia Inc (une fois de plus), avec pas moins de 4 groupes programmés à La Machine du Moulin Rouge à Paris.
C’est sous le signe du Métal dit « expérimental » et progressif que la soirée va se dérouler, prompte à satisfaire le plus exigeant des métalleux féru de technique et de musique peu grand public.

LAMPR3A

C’est aux Basques de LAMPR3A que revient la tache d’ouvrir les hostilités. Trio distillant un Métal progressif instrumental technique, c’est devant une fosse encore clairsemée qu’ils vont dérouler leur set.
J’avoue qu’ils m’ont rapidement perdu, n’étant pas un fan des concerts instrumentaux, mais techniquement c’était remarquable. Composé de deux guitaristes (dont l’un avec une dix cordes fixée sur un trépied et jouée essentiellement en tapping à ce que j’en ai compris) et d’un batteur, LAMPR3A aura 30 minutes pour chauffer la MDMR.
C’est clair que le genre n’est pas là pour enflammer une salle, mais le public a bien reçu la prestation et d’une façon plutôt studieuse.



STELLAR CIRCUITS

Changement de plateau et de style avec les Américains de STELLAR CIRCUITS. Le quatuor va réveiller la salle avec sa prog vitaminée et son chanteur très attentif à son image.
Avec son chant hurlé et son attaque groovy des compos, STELLAR CIRCUITS fait clairement monter la température ce soir.
Ça envoie et les gus sont bons. Même si je ne suis pas fan de leur musique, il faut bien reconnaitre qu’ils sont bien en place et que leur frontman est charismatique. La salle commence à se remplir, et le groupe ne lâche pas la tension en enchainant ses titres.
Perso j’ai lâché prise au bout que quelques morceaux, trouvant leurs compos un peu redondantes malgré la qualité technique évidente des musiciens.
Le chanteur finira torse nu (oui il est plutôt fier de sa personne), et le public adhérera activement au set.



HYPNO5E

Ah HYPNO5E ! Je dois avouer que si je suis là ce soir c’est en grande partie pour eux. Grand fan de leur musique depuis des années, c’est clairement pour elle que je suis dans la fosse et non pas pour la partie photographie (private joke).
Immersives, déstructurées, visuelles, minimalistes, mais surtout avant-gardistes, les prestations d’HYPNO5E sont avant tout des tableaux vivants. A l’image de sa musique à la dimension cinématographique.
Ici on se concentre sur la musique. Emmanuel Jessua et sa bande envoient du lourd ce soir, faisant la part belle à Shoel, leur dernier LP en date.
La base fan est bien là et très active. Circles pit, Wall of Death, la fosse n’est pas dans la figuration pour HYPNO5E mais hautement investie.
Il n’y a pas de communication entre le groupe et son public, mais ce n’est pas une surprise. On se concentre sur la musique.
Ouvrant sur Shoel Part I et II, le quatuor se met directement la salle dans la poche. Le light show fait sortir les musiciens en ombres chinoises, avec des explosions de lumière en contrejour.
On se retrouve en immersion totale dans le set, sans laisser de place à la distraction.
Le son est plutôt bon même si la batterie frappe fort, un peu trop à mon sens. Emmanuel Jessua pose son chant à la perfection, alternant passages clairs et hurlés.
Après une heure de set intense, c’est sous les cris de satisfaction du public que les Français quittent la scène après avoir chaleureusement salué la salle. Malgré la réclamation appuyée d’un autre titre au son d’ « une autre, une autre », le changement de plateau s’opère.



PERSEFONE

La fosse est bien excitée pour les Andorrans (oui on appelle comme ça les habitants de l’Andorre) de PERSEFONE, résolument attendus de pied ferme.
Je pensais avoir eu les pires conditions photos avec HYPNO5E, je me trompais…. PERSEFONE a fait encore plus fort. Mais bon, on s’en fout un peu, le principal étant d’avoir une bonne prestation. Et le public sera seul juge une fois de plus.
Quelle énergie que ce set de PERSEFONE. Balançant sans ménagement leur Death à texture prog à la gueule d’une salle visiblement ravie.
Le son est massif, avec une batterie ici aussi trop en avant au début du set. Mais cela se corrige au bout de quelques titres.
Les gars sont visiblement contents d’être là ce soir, et Daniel R. Lys fait son baptême du feu en France comme frontman.
En effet, celui-ci a remplacé Marc Martins au chant et assure cette partie sur leur dernier EP Lingua Ignota : Part I.
Très à l’aise et bien en place dans les compos, la Machine du Moulin Rouge lui fera un bel accueil.
La setlist fera la part belle au dernier EP sorti, avec 4 titres joués ce soir, mais ils n’oublieront les classiques. Spiritual Migration sera également bien représenté.
Le sextet va assurer un très bon set, devant un public acquis qui lui rendra bien l’énergie dispensée. La paire de guitaristes est juste incroyable, et dotée d’un son vraiment bon pour une configuration pareille sur scène.

Ce fut encore une belle affiche et une belle soirée proposée par Garmonbozia Inc. à la Machine. Nous avons eu notre dose de technicité, d’inspiration et de maitrise du sujet avec ces 4 groupes finalement liés par la même passion : faire les choses bien et avec cœur. Bravo !

 



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