Among The Living
Live Report

DEEP PURPLE + RIVAL SONS @ Le Zénith Paris

11/11/2015

 


 

Difficile d’écrire un live report après les événements tragiques qui ont ensanglantés Paris, blessant dans leurs âmes et leurs chairs tout à chacun tant qu’il soit pourvu d’une once d’humanité. La scène du BATACLAN nous touche plus particulièrement. Un endroit qui résume à lui seul ce à quoi aspire l’ensemble des êtres cortiqués de ce monde. La convivialité, l’échange, la pluralité des pensées et des gouts, l’amitié, la joie de vivre. En touchant ce temple ils nous rendent plus fort, attisent notre colère et consolident nos valeurs.

Ce soir-là nous n’y étions pas, heureusement… Au-delà de cette fatalité, je me dis que j’aurai pu envoyer un pote de l’équipe pour couvrir l’évènement, et je n’ose imaginer la vie après cela.
La vie est plus forte. Se résigner c’est faire de leur acte abject une victoire. Malgré la douleur il faut continuer le combat pour un monde toujours meilleur. Partager ses passions, écouter, se tolérer et profiter des siens.
Ils ont voulu porter un coup « symbolique » au Rock en général, la musique du « diable », et par ces actes ils s’ouvrent les portes de l’enfer.
Paris restera Paris, une certaine façon de voir les choses, d’être, mais c’est aussi le propre de tout pays civilisé qui avance et apprend. L’obscurantisme de ces barbares est voué à l’échec tant que l’on ne se laisse pas intimider.
Par respect pour nos valeurs, en mémoire aux victimes innocentes de ces bêtes, et ce à travers le monde, nous continuerons à aller communier avec nos semblables.
Quoi de plus précieux que la vie ? Continuons à la fêter et de porter, pacifiquement, la bonne parole à travers le monde.
Pour tous ceux qui sont tombés ce vendredi 13 nous nous devons de continuer à leur balancer à la gueule notre joie de vivre et notre solidarité. Notre passion est devenue un devoir aujourd’hui, un devoir de mémoire pour nos proches, amis, connaissances ou simple esthète d’un soir croisé dans la chaleur d’une salle de concert, mais aussi et surtout pour nos enfants. Laissons-leur un monde plus juste, qui soit un terrain de jeu et non un champ de bataille.

Je dédie ce site à tous ceux qui ont payé de leur vie le simple fait d’être Vivant. Et tant que l’on sera Among The Living, on travaillera dans ce sens, on ira boire des coups avec les potes, on ira aux concerts et on emmerdera les fanatiques. Keep On Rockin’             


 

November 11 2015


 

C’est dans un Zénith complet que les vétérans du hard-rock viennent donner la messe ce soir à Paris. Deep Purple  revient se frotter à la scène française, sans vraiment d’actualité à ce jour (leur dernier opus  Now What?! remonte à 2013). En visite de courtoisie,  les anglais font ce qu’ils savent faire de mieux : jouer live !

En guise d’amuse-bouche, c’est aux américains de RIVAL  SONS que revient la tâche d’électriser le public parisien, avec leur rock incisif teinté de blues et redoutablement efficace sur scène.
Les gus sont littéralement habités, avec à leur tête un Jay Buchanan charismatique qui virera ses pompes dès le premier titre pour finir le concert pieds nus. Lové autour de son micro, il semble en transe et transcende la setlist de ce soir.
Il faut dire qu’il est bien entouré, avec un Mike Miley en batteur iconoclaste qui ne cesse de faire le pitre derrière ses futs et un Scott Holliday classieux aux faux airs de Wes Borland. Seul Dave Beste, le bassiste, tient en place. Semblant faire salon avec Todd Ögren-Brooks le claviériste, ils restent bien sagement dans leur coin assurant une partie rythmique vraiment efficace.

Les titres sont vraiment bien maitrisés et c’est avec la banane qu’ils nous les présentent. Le son est à la hauteur de la prestation et les light chaleureuses.
C’est une énorme claque qu’ont assenés les RIVAL SONS à un public apathique (si ce ne sont les premiers rangs), en distillant 45 minutes intenses d’énergie communicative et de pur bonheur.  Bravo !


rival sons

Les photos HD


 

Inutile de vous décrire l’ovation qui accompagne l’arrivée sur scène des DEEP PURPLE, attaquant sans pitié sur un Higway Star qui donne le ton d’entrée de jeu !
Ian Gillan a l’air en grande forme : sa voix est juste et a gardé  son timbre si chaleureux.  Le reste de l’équipe est dans la même disposition, à l’aise sur scène et surtout avec la banane. On sent bien la connivence qui existe au sein du groupe, et elle rejaillit sur les titres.

Steve Morse est égal à lui-même, démonstratif mais pas trop, balançant quelques pains qu’on lui pardonne tout de suite tant la qualité du jeu est là. Les lights sont au rendez-vous, donnant à la scène cette texture de velours qui réchauffe l’ambiance.
Scène qui est pourvue d’un écran géant en background, ainsi que de deux autres plus petits de chaque côté de celle-ci.  Filmé par une multitude de cameras, on ne peut rien rater du show.
Les titres s’égrènent sans temps mort, voyant défiler les prestations solo des uns et des autres. Les vieux briscards s’amusent visiblement bien, Ian Paice nous servant un solo de batterie de haute voltige sur  The Mule, partant d’un touché Jazzy pour finir sur du brutal. Il cogne dur l’animal !
A l’image du personnage un tantinet loufoque, il se sert de baguettes fluorescentes qui changent de couleur, le tout dans une pénombre rendant l’effet redoutable.

A chacun de lutter en joutes de solis haut de gammes. Don Hairey n’est pas en reste, balançant un solo d’orgue des plus impressionnants, du piano classique à une démonstration d’orgue moins conventionnelle en passant par une reprise de La Vie en Rose qui touche juste.
Enchainant le tout sur l’attendu et efficace Perfect Stranger qui fera bien entendu son effet sur un public un peu trop sage à mon gout.

Ian Gillan quitte souvent la scène, laissant libre court à ses musiciens. Ne manquant jamais de les saluer à chacune de leurs digressions, comme une bande de potes de longue date se retrouvant pour un gig.
Le set est millimétré, et c’est au tour de Smoke on the Water d’enflammer ce Zenith plein comme un œuf, repris en cœur à l’unisson. Il est 21h45 et la salle s’illumine d’écrans de Smartphones, figeant l’instant sur le web. 
Le rappel se fera avec la classique reprise de Hush, et Ian commence à être un peu à la peine question voix. Il faut dire que cela fait déjà plus d’une heure trente qu’il donne non-stop.
De ci de là les gens dansent et se trémoussent, alors que Steve Morse et Hairey se tirent la bourre sur scène. La soirée est une réussite c’est indéniable.
Ils finiront par un duel amical entre Ian Paice et son compère Roger Glover (basse), pour clore le set sur l’inévitable Black Night.


 

DEEP PURPLE

Les Photos HD


Voilà pourquoi je ne rate jamais un passage des DEPP PURPLE quand ils sont dans le coin. C’est avant tout Rock’n’roll et ils transpirent la joie de jouer, cela fait plaisir à voir. Même si la setlist ne change pas beaucoup à chaque passage, on se délecte de leurs passes d’armes, ils sont comme des gamins !
Le seul reproche viendra  peut-être de l’abondance de solos, qui plombent parfois le rythme. Mais bon, je fais ma fine gueule.

 


 

Setlist

Highway Star

Bloodsucker

Hard Lovin’ Man

Strange Kind of Woman

Vincent Price

 [Nouvel instrumental]

Uncommon Man

The Well-Dressed Guitar

The Mule  (avec un solo de Ian Paice]

Lazy

Demon’s Eye

Hell to Pay

Keyboard Solo

Perfect Strangers

Space Truckin’

Smoke on the Water

 

Hush (cover)

Bass Solo [avec Ian Paice à la batterie]

Black Night

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