PETER GABRIEL
Accorhotels Arena, Paris
Mardi 23 mai 2023

Près d’une décennie plus tard après son dernier concert à l’Accorhotels Arena, l’ex-chanteur de Genesis, Peter Gabriel était de passage ce mardi 23 mai afin de célébrer la tournée européenne i/o The Tour, un show d’exception se révélant complet !
Comme un élément clé, une horloge triomphante s’impose au centre de la scène, celle-ci signale le début du concert lorsque le son aigu des aiguilles retentit à maintes reprises dans la salle. Le compte à rebours semble imminent !

le temps semble s’être véritablement suspendu !
Éclairée d’une ampoule, la silhouette d’un homme dans la pénombre prend forme. Ses traits marqués au loin ne laisse aucun doute, nous sommes face à Peter Gabriel. Il redouble d’efforts afin d’énoncer son introduction en français. Un texte amusant qui ne manquera pas de faire rire nombre de spectateurs. D’après ses dires, il s’agirait en réalité d’un avatar lui volant la vedette pour la soirée, muni d’un attirail orange fluorescent, dix kilos et vingt ans supplémentaires au compteur !
Un feu de camp artificiel est méticuleusement installé par l’équipe de roadies afin d’interpréter deux titres acoustiques « Washing of the Water » et « Growing Up » comme si nous retrouvions d’anciens acolytes afin d’entrer dans leur univers intimiste. Extrait de son dernier album, « Panopticom » ouvre le début du spectacle. Celui-ci, réalisé en collaboration studio avec son ami de toujours Brian Eno ne manquera pas de faire réagir le net lors de sa sortie, puisqu’il fut aussi l’indicateur des dates européennes.
Suis le fameux « Digging in the Dirt », issu de l’album Us (1992), joué par les musiciens dont le français Manu Katché. Batteur et auteur-compositeur reconnu pour son travail auprès d’artistes comme Dire Straits, Joe Satriani, Richard Wright, Paul Young et bien d’autres. Contacté tout d’abord afin de travailler sur le plus gros succès commercial de l’artiste britannique « So » en 1986, il lui restera fidèle sur de multiples tournées et projets musicaux.

Incontestablement unique en son genre, son jeu de batterie accompagne le grand maître du rock progressif, Tony Levin à la basse et David Rhodes (guitare). Le trio est une parfaite signature de ce que l’on surnomme plus communément la World Music.
Un grand nombre de tableaux conçu par les artistes Barthélémy Toguo et Annette Messager seront projetés au long du concert. Comme un voyage infini. Avant d’entamer un entracte d’une vingtaine de minutes, le tube pop « Sledgehammer » (1986) est mené par sa populaire chorégraphie, suivi de près par le public qui lui, n’hésite pas à emboîter le pas !

Ovni de la musique, Peter Gabriel, âgé de 73 ans nous propose une seconde partie encore plus puissante avec une dizaine de morceaux supplémentaires comme « Big Time », « Red Rain » et le fabuleux « Don’t Give Up » initialement enregistré avec la chanteuse Kate Bush. Dans le cas présent, c’est Ayanna Witter-Johnson, violoncelliste anglaise qui prêtera sa voix sur fond de décor féerique. Parue en 1977 sur son album homonyme, « Solsbury Hill » est une chanson intemporelle dans la carrière du musicien. Celle-ci signale bientôt la fin du show, l’heure tourne, mais dans la salle le temps semble s’être véritablement suspendu !
Figure de la lutte anti apartheid, Steve Biko est un militant noir originaire d’Afrique du Sud. Celui-ci est célébré en guise de rappel et d’hommage avec « Biko » (1980). Le public, poing levé et le regard tourné vers son portrait projeté, ne fait qu’un.
On en redemande à nouveau !






































































