SIGH – DEVIL MASTER
Backstage by the Mill Paris – 15 Septembre 2026
Photos by Detox Photography
Un concert Garmonbozia Inc.

En première partie de Sigh on découvre Devil Master, un groupe que je ne connaissais pas avant ce soir et qui s’avère excellent. Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que le groupe est signé sur Relapse Records, label sur lequel on ne trouve que du bon.
Originaire de Pennsylvanie, Devil Master offre un black metal fortement teinté de punk. Ce mélange black/ punk donne à leur musique un côté primal et primitif qui lui va bien. On revient avec Devil Master quasiment aux origines du black, lorsque ce genre était encore sale et sauvage.
Mais même s’il y a un côté raw dans la musique de Devil Master leurs compos ne sont pas toutes faites du même tonneau ce qui fait que l’on ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de leur set.
Respectueux du black originel sans être passéiste pour autant Devil Master risque bien de devenir une référence dans la scène black.
Leurs trois albums sont tous aussi intéressants les uns que les autres. Un groupe que l’on va suivre à l’avenir de très près.
Sigh possède un côté théâtral qui intrigue et envoûte.
Les Japonais de Sigh sont un groupe culte pour plusieurs raisons. La première étant qu’ils ont sans doute été le premier groupe black japonais à une époque où le genre se développait en Norvège et guère en Asie.
La seconde est qu’ils ont été signés dès leurs débuts sur le label d’Euronymous peu de temps avant l’assassinat de ce dernier.
Trente six ans après leurs débuts Sigh reste toujours aussi innovateurs qu’ils ne l’étaient à leurs débuts. Leur mélange black, metal prog et prog 70’s semblera peut-être étrange à des oreilles non averties mais cela rend leur musique unique.
Et si Sigh est passionnant musicalement, c’est aussi un groupe qui mérite le détour au niveau du spectacle offert sur scène.
On navigue avec eux dans un univers nippon à souhait : petites lumières, sabre qui tranche l’espace et la guitare Sigh possède un côté théâtral qui intrigue et envoûte.
Le dernier album en date du groupe est encore une fois une réussite et si nombre de groupes culte déçoivent en jouant sur leur réputation ce n’est pas le cas de Sigh qui nous offre un concert splendide.
Le combo offre une set-list qui pioche dans les très nombreux albums du groupe et s’étale des tous débuts : « A Victory of Dakini » à aujourd’hui : « Unputenpu ».
On termine en beauté avec en unique rappel la cover du « Black Metal » de Venom. Du grand art.







