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Failure sortira Location Lost le 24 Avril prochain

Failure sortira Location Lost le 24 Avril prochain via Failure Records/Arduous Records/Virgin Music Group. Un album qui marque son retour et confirme que trente ans après Fantastic Planet, Failure continue de se réinventer.

Pour un groupe si étroitement associé à la lourdeur, à la densité et à la masse, Failure a consacré une grande partie de sa carrière à explorer ce qui se passe lorsque ces éléments disparaissent.  Les corps dérivent. Les souvenirs se fragmentent. Les signaux se déforment. La gravité fait défaut. Mais même après 30 ans, le trio extrêmement influent composé de Ken Andrews (chant, guitare), Greg Edwards (basse) et Kelli Scott (batterie) continue de suivre le son où qu’il les mène, même lorsque cela s’avère inconfortable, inhabituel ou perturbant.
Location Lost, le septième album du trio et quatrième depuis leur retour inattendu après un hiatus qui aura duré 17ans, ne se présente ni comme un tour d’honneur ni comme un élan de nostalgie. Au contraire, il donne l’impression d’un groupe qui cherche activement à définir où il en est aujourd’hui et qui il est désormais. D’ailleurs, au sujet des neuf titres composant le successeur de Wild Type Droid (2021), Greg Edwards n’hésite pas à déclarer que « c’est quelque chose de très différent. Il y a des sons et des passages qui n’ont vraiment aucun précédent dans l’univers de Failure« .
Ce sentiment de divergence est indissociable de la manière dont Location Lost a pris forme. Dans la foulée de Wild Type Droid, Failure a achevé un documentaire de longue haleine (Every Time You Lose Your Mind) ainsi qu’un film de concert (We Are Hallucinations) retraçant leur histoire, leur séparation marquée par la drogue et leur improbable renaissance devant un public plus jeune et plus diversifié. Le processus a été aussi épuisant que révélateur.
Presque immédiatement après la finalisation du film, Andrews a subi une grave blessure au dos nécessitant une opération. L’intervention a été techniquement réussie, mais la convalescence ne s’est pas déroulée comme prévu. « Ça a un peu déréglé ma chimie cérébrale d’une certaine manière », explique-t-il. « Ce n’était pas qu’une récupération physique. » Fin 2024, Failure a finalement pu entamer sérieusement les enregistrements. Comme pour Wild Type Droid, Andrews, Edwards et Scott ont loué un studio et passé des semaines à improviser en trio, enregistrant des heures de matière brute sans trop réfléchir à la direction à prendre. Mais la dynamique au sein de ces sessions avait changé.


Failure


Andrews, encore en convalescence, se sentait créativement désorienté. « Je participais, mais mon sens de l’édition ne fonctionnait plus vraiment », dit-il.

Lorsque Andrews a ramené les sessions dans son home studio à Los Angeles pour les transformer en chansons, quelque chose d’inattendu s’est produit.
« J’ai eu un regain de créativité — surtout au niveau des paroles. Depuis notre retour, Greg était la principale force lyrique. Là, ça s’est complètement inversé », explique-t-il. Edwards a alors suggéré que le morceau « Location Lost » devienne aussi le titre de l’album. «  Ça a immédiatement résonné en moi, parce qu’au début du processus, j’étais perdu », confie Andrews. « J’avais perdu mon attache affective au groupe. Et à la fin, je me suis senti totalement reconnecté. »
Musicalement, cette reconnexion se traduit par l’album le plus varié que Failure ait jamais réalisé. On y trouve des morceaux plus simples et directs que ceux auxquels le groupe nous avait habitués, deux ballades (une rareté dans leur discographie) et des passages presque volontairement déroutants.
Tout au long de l’album, Location Lost délivre une succession de moments illustrant l’alchimie unique entre Andrews, Edwards et Scott : des guitares tintinnabulantes façon signal d’alarme sur l’ouverture énergique « Crash Test Delayed », au groove souple et centré sur la basse de « Halo and Grain », jusqu’au mur du son abrasif et méthodique de « Solid State », qui n’aurait pas dépareillé sur le classique Fantastic Planet (1996).
D’autres morceaux, comme la lente montée onirique de « Moonlight Understands » ou le saccadé « Someday Soon », sont nés de moments uniques et impossibles à reproduire. 
« Dès que j’ai entendu le beat de Kelli et le son que Greg produisait avec un E-bow, je me suis dit : il faut construire un morceau autour de ça », raconte Andrews. Les rythmes atypiques du titre évoquent presque le The Police de l’époque Synchronicity. « On n’a rien de comparable dans notre catalogue. »


failure


« The Air’s on Fire » est la confrontation la plus directe avec le traumatisme médical d’Andrews : ses atmosphères oppressantes et ses basses écrasantes reflètent sa difficulté à respirer seul. « Cette chanson parle directement de mon opération et de mon réveil », explique-t-il. « J’ai littéralement fait un arrêt. Tout tournait. Je répétais : “Mettez de l’air. Ça va, ramenez-moi chez moi.” Mais ça n’allait pas du tout. »

À l’opposé émotionnel, « The Rising Skyline », morceau acoustique et frontal sur une rupture, accueille Hayley Williams, chanteuse de Paramore. Son admiration de longue date pour Failure a clairement contribué à faire découvrir le groupe à une nouvelle génération d’auditeurs, en grande partie féminine.
Elle apparaît également dans le documentaire de 2023, soulignant ce lien durable. « J’entendais une voix féminine, une octave au-dessus, en écrivant », raconte Andrews à propos de cette collaboration, née alors qu’ils répétaient ensemble une version acoustique de « Daylight » pour un concert de soutien aux victimes des incendies de Los Angeles début 2025. 
« On a passé une journée ensemble, je lui ai fait écouter quelques morceaux, et elle a adoré. Ce morceau lui correspondait émotionnellement », ajoute Edwards. « C’est acoustique, très triste, mais avec une forme d’espoir nostalgique. J’aime la musique si triste qu’elle en devient réconfortante. Une bonne partie de notre travail a cette qualité un peu paradoxale, et c’était parfait de l’avoir sur ce titre. »
Trente ans aprèsFantastic Planet, Failure ne cherche pas à rejouer le passé. Le groupe continue d’improviser, de débattre, de se faire suffisamment confiance pour accepter l’incertitude. Location Lost n’apporte pas de réponses simples, mais documente un groupe en mouvement, détaché de ses repères et en quête — et, contre toute attente, toujours bien vivant.
« C’est l’album le moins cohérent que nous ayons jamais fait », conclut Edwards. « Sur le plan émotionnel, thématique, même dans la méthode. Mais je ne pense pas que ce soit négatif. Ça pourrait même être sa plus grande force. » Il poursuit : « Fantastic Planet et The Heart Is a Monster (2015) étaient séparés par un long point de rupture. Ensuite, il y avait comme une nécessité morale de poursuivre l’aventure dans une seconde phase. Location Lost est-il le dernier album de Failure, ou le début d’un nouveau cycle ? On verra bien où cela nous mène. »
TRACKLIST :
01. Crash Test Delayed
02. The Rising Skyline (feat. Hayley Williams)
03. Solid State
04. The Air’s On Fire
05. Halo And Grain
06. Someday Soon
07. Location Lost
08. A Way Down
09. Moonlight Understands

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