
BERLIAL – Nourishing The Disaster To Come
Sortie le 7 février 2025
Nourishing The Disaster To Come de Berlial sort le 7 Février chez My Kingdom Music à l’international et Source Atone Records pour la France.
L’artwork a été réalisé par Jeff Grimal, son recto représente Charon qui vogue à travers les amas de déchets du sixième continent. Des âmes en peine s’y noient. L’œil y distingue également un satellite comme ceux qui polluent déjà l’espace et un édifice religieux en ruine, attaque frontale du monothéisme en expansion au XXIe siècle. Le verso représente un Charon qui, même lui, a besoin d’oublier, une bouteille à la main, attendant les nouveaux passagers qui seront légion.
Avec ce second album, le duo propose un black metal toujours plus iconoclaste. Nourishing The Disaster To Come c’est plus de 45 minutes entre influences « trve », blackgaze ou encore post-rock et industrielles. Le tout uni par un concept commun : le penchant pour l’auto-destruction à la fois de l’humanité comme un tout et de l’être humain en tant qu’individu.
Pour Berlial, l’Homme mènera l’Homme à sa ruine. Thème archétypal de nombre de musiques extrêmes, ce nihilisme nourrit ici un black metal polymorphe et évocateur. Nul ne peut échapper au désastre à venir et Berlial s’en fait l’annonciateur par un amas de couches de guitares, de dissonances, de nappes de claviers et d’agressivité.
Initié durant la pandémie, Berlial est le laboratoire sonore d’un black metal toujours plus iconoclaste. L’approche ne pouvait donc être qu’abrasive et volatile comme le laissait parfaitement présager le très élégamment intitulé Enfants de Putains (2022, Narcoleptica Records). Désormais assez éloigné du proto-black aux relents black’n’roll de ses débuts, Berlial pousse le vice avec Nourishing The Disaster To Come. Sur ce nouveau long-format, le black metal du duo pioche ici autant dans des éléments électroniques, post-rock ou quasi dungeon synth que dans le blackgaze et l’expérimental. Le tout porté par des samples et extraits de discours ainsi que du spoken-word renforçant sa dimension narrative et cinématographique.
Pour Berlial, l’Homme est la fin de l’Homme. En attribuant à son environnement (faune, flore, terre et univers) des significations, des valeurs et des destinations basées sur la religion ou l’économie notamment, il s’égare dans les moyens (production, capital, espoir d’une vie dans l’au-delà, …) et perd de vue la finalité qui est la survie de l’espèce. Courant ainsi à sa propre perte. C’est d’ailleurs là le sens même du nom du groupe, Berlial, qui est la contraction de Beria (ancien responsable du NKVD sous Staline après Ejov) et de Belial le lieutenant de Satan lors de sa chute d’Eden.
Nourishing The Disaster To Come évoque la course effrénée vers le déastre écologique, les guerres civilisationnelles en cours et à venir et la colonisation déjà active de l’espace. A cette dimension collective dans l’anticipation du désastre, se dessine en filigrane une lecture plus personnelle de l’auto-destruction dans les addictions. Le narrateur de la bêtise humaine souhaitant s’euthanasier dans l’alcool. Et courant ainsi à son propre désastre. L’homme est intrinsèquement nihiliste tout comme l’individu addict.
Tracklist Berlial :
Le Néant pour Éternité

