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CRYSTAL LAKE – Weight of Sound

Crystal Lake - Weight of Sound

CRYSTAL LAKEWeight of Sound

sorti le 23 janvier 2026

John Robert Centorrino – lead vocals, lyrics
Yudai « YD » Miyamoto – lead guitar, composition
Hisatsugu « TJ » Taji – rhythm guitar
Mitsuru – bass
Gaku Taura – drums

Pari réussi pour Crystal Lake qui nous fait démarrer l’année avec un excellent album!

Ils sont de retour. Pour le meilleur ou pour le pire ? C’est la question. En 2022 CRYSTAL LAKE se sépare de Ryo Kinoshita et j’avais clairement les boules. Ce gars a une voix et une énergie rare et le combo perdait une perle… Que faire… suivre Ryo en solo avec son projet Knosis ? Ou attendre le retour de Crystal Lake ? Ben en fait les deux mon capitaine.

Mais Knosis ne m’a pas plus séduit que ça. De bonnes idées mais la composition laisse un peu à désirer. Du coup je me suis lancé il y a quelques jours dans le nouvel opus des japonais nommé « The Weight of Sound ». Voyons si John Robert Centorrino (nouveau vocaliste) tient la cadence !

On démarre sans échauffement avec du gros son dans ta face, pas de préliminaires ici, « The Everblack » tape fort !
On reconnaît direct le style lourd et puissant du groupe qui alterne break furieux et blasts endiablés. Le compositeur (YD) étant toujours le cœur musical du groupe, on est en terrain conquis. Une bonne claque pour se mettre en jambe. « BlüdGod » se voudra un peu plus épique, plus… futuriste. Mais avec du putain de riff et du growl au poil !
La violence comme on l’aime ! C’est brut de coffre, puissant, sans concessions. Pas de mélodies gentillettes, de lignes de chant claires, non là on est dans le cassoulet musical : tu bouffes jusqu’à plus faim.

Et on continue hein tant qu’on y est, parce que « Neversleep » accélère le rythme avec toujours plus de rage. John Robert fait un excellent travail il faut l’avouer ; il passe très très bien, reste polyvalent mais ce qui rassure c’est le style musical dans l’ensemble. C’est du Crystal Lake mais… avec une touche de modernité. Bon sang mais la lourdeur du break.

C’est vraiment très mauvais pour les cervicales (mais très bon pour le moral). Y’a ce son un peu djent que l’on retrouve au début de « King Down ». Mais sur ce dernier y’a un groove jouissif dessus.
J’y vois presque ci et là des touches de hardcore. Le refrain rentre vite en tête et ce titre devient très difficile à oublier.


crystal lake


Alors là après le déluge, le « calme » avec un morceau plus mélodique, qui rappellera par exemple « Devilcry » qui apparaissait sur « Helix ». Encore une fois on reconnaît la (très bonne) patte du groupe sur ce « Undertow ». Alors je pense que pour leur retour le groupe a décidé de faire ce qu’il sait faire de mieux mais en ayant peaufiné la recette.
Le titre éponyme poursuit avec un mid tempo plaisant qui me rappellera un peu (dans la ligne mélodique) « Gleenwood » de Lorna Shore. Voilà après c’est perso hein… le guest Karl Schubach fait un bon boulot sur le chant clair qui apporte un joli contraste qui fait quand même du bien après les marrons dans la mouille.

« Crossing Nails » fait un peu plus métal moderne mais orchestré d’une façon magnifique. Y’a du bon riff, du guttural bien costaud et du groove. Que demander de plus !

Bien que correctement exécuté dans une musique très commune du combo, je trouve « Dystopia » un peu en deçà avec un refrain moins accrocheur.
Le reste s’écoute avec la banane y’a pas de problème. Même constat avec « Sinner » qui souffle le chaud et le froid mais qui arrive à tout de même à insuffler une ambiance agréable qui change un peu.

Retour à du bon lourd des familles sur « Don’t Breathe » qui fait du bien avant de terminer sur « Coma Wave » qui nous prend à contre pied avec un piano voix mélancolique, avec une voix douce.
Le bémol principal c’est que John Robert n’est pas un superbe chanteur en clair. Ça fait le taf mais il a encore une marge de progrès.
Le morceau monte en tension et en puissance et reste un parfait morceau pour terminer cet album.

Bon ben c’est clair pour moi : pari réussi pour Crystal Lake qui nous fait démarrer l’année avec un excellent album : violent, entraînant et puissant. Un retour gagnant qui nous laisse présager de très bonnes choses pour la suite ! Un grand bravo à John Robert qui assure la relève haut la main !


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