EPICA – Aspiral
Sortie le 11 avril 2025 via Nuclear Blast Records.
EPICA a vraiment voulu renouer avec ses origines, simple mais efficace!
D’aucun dira que Pâques est la saison où les lapins apportent des œufs en chocolats. Pour ma part j’ai arrêté d’y croire (tout le monde sait que c’est le Père Noël…). J’ai arrête d’y croire et pourtant cette saison pourrait bien être propice à un miracle ou du moins un évènement surnatutel.
EPICA est de retour avec un nouvel album. Après plusieurs EPs et projets parallèles (The Alchemy Project ou le projet live de Simone), ils reviennent avec un nouvel album.
Inspiré de l’œuvre de Stanislaw Szukalski pour la pochette, l’œuvre symbolise le renouveau et l’inspiration. (Personnellement je trouve que c’est la pire pochette depuis que le groupe existe… Heureusement pour moi je suis là pour la musique)
Comme je vous disais j’ai envie d’y croire mais EPICA semble pour ma part plutôt coincé dans cette spirale de répétitivité. Je suis le groupe depuis le premier single et on sent que la magie s’est dissipée. « The Alchemy Project » m’a redonné foi, car le groupe s’est essayé à différents sons et style, me donnant l’espoir que cela mènerait à quelque chose. Et ma prière semble avoir été exhaussé avec ce « Aspiral« , je vous explique!
Le premier titre (et premier extrait), « Cross The Divide » ne m’avait pas emballé (forcément écouté sur téléphone). Mais là avec un son propre et du bon matos, rien à voir. On aurait du mal à reconnaître EPICA sur le riff initial. Pour le reste du titre c’est clairement reconnaissable, mais quelque chose à changé…
Le riff est très bon, les chœurs plus en retrait, il semblerait qu’on soit de retour à une écriture plus métal.Et le titre s’améliore d’écoute en écoute. « Arcana » est plus mid tempo, souvent en duo basse batterie, avec quand même un riff lourd qui tranche l’ambiance.
Plus simpliste mais appréciable dans l’ensemble. « Darkness Dies In Light (New Age Dawns Pt VII) » sent le retour aux sources ! Des orchestrations MAIS juste ce qu’il faut, avec des lignes de chant très bien trouvées, Mark apporte un peu de growl pour l’énergie. Le pont est très musical, très metal avec un riff death mélodique, un jeux entre les musiciens, vraiment excellent !
Le « renouveau » je n’y crois pas… Je pense juste que le groupe a vraiment voulu renouer avec ses origines, et j’en veux pour preuve, le groupe poursuit la saga « A New Age Dawns », mis entre parenthèse au profit de « Kingdom of Heaven ». Cette dernière avait de bons moments mais les titres étaient trop longs. Avec ce retour aux sources (initié sur l’excellentissime « Consign To Oblivion », on revient à des titres plus concis, moins pompeux. Les chœurs sont utilisé sur certains passages mais plus en lead comme c’était le cas sur les deux derniers albums (et ça commençait à me gonfler).
« Obsidian Heart » surprend avec un riff très djent à la lourdeur pachydermique pour un titre plutot calme, genre ballade metal. On reconnaît immédiatement la patte du groupe, avec Simone toujours en voix. Simple mais efficace.
« Fight To Survive – The Overview Effet » offre une mélodie extrêmement catchy, très entraînante pour un morceau qui aurait été parfait dans l’esprit « Design Your Universe ». Très bien ficelé, rien de révolutionnaire mais terriblement efficace avec un solo dantesque… Mon dieu quel solo !
On continue la saga « A New Age Dawns » avec « Metanoia » sur un classique duo Mark/Simone avec (YES!!) les chœurs en recul. Un excellent solo et un pont violent !! En temps que vieux fan (et puriste), je ressens l’aura du EPICA de la grande époque. Pas de fioritures, de grandiloquence. Du concret et direct. Avec bien sur des orchestrations et des chœurs utilisés à bon escient. Un peu comme si le groupe avait perdu la grosse tête (qu’ils n’ont sûrement jamais eu). Oui c’est ce que l’on appelle un paradoxe.
Une enfant lance « T.I.M.E. » dans une ambiance un peu dark, un peu comme le « Scaretale » de Nightwish sur « Imaginaerum ». Il y a quelques bonnes idées mais le titre a un peu de mal à décoller. Dommage car la deuxième moitié vaut le coup. « Apparition » passe mieux de part son efficace simplicité. Bonnes lignes de chant, une instrumentalisation bien foutu, ça passe crème, sur avec cet (encore) excellent solo.
Grosse intro orchestrale pour « Eye Of The Storm », bordel le groupe a vraiment fait un effort sur cet album ! C’est grand, puissant, violent mais dans une maîtrise que je pensais oublié par le groupe. Je me répète mais : PUTAIN LE SOLO !!! Enfin EPICA refait de la musique metal !!! Ce morceau est une tuerie !!! Hyper mélodique avec une sacré dose de burnes !
Retour en grande pompe de l’orchestre sur (je m’y attendais avec un titre comme ça) « The Grand Saga Of Existence ». Le refrain me marque parce que, ben rien à dire. Addictif par sa ligne de chant, Simone qui redevient lyrique à souhait, tout est bon. Mark se taille la part du lion sur le break ! Le morceau déboîte, rien à dire. Mon dieu que ça fait plaisir de les voir de retour au top après 10 ans !!
Le titre éponyme clôture mes retrouvaille avec un excellent groupe qui s’est (c’est très personnel) un peu perdu dans la grandiloquence… On termine sur un piano voix magnifique, qui prouve que Simone a une voix absolument sublime et chaleureuse.
Merci EPICA. Merci d’être de retour. Cet album est un retour à une musique plus simple, plus viscérale. Un effort de groupe non masqué par de multitudes couches d’orchestres et de chœurs. Une musique mélodique, résolument metal, sublimée par les couches sus mentionnées utilisées à la perfection. En somme le retour du grand EPICA !
Tracklist :
01. Cross The Divide
02. Arcana
03. Darkness Dies in Light – A New Age Dawns Part VII –
04. Obsidian Heart
05. Fight To Survive – The Overview Effect –
06. Metanoia – A New Age Dawns Part VIII –
07. T.I.M.E.
08. Apparition
09. Eye of the Storm
10. The Grand Saga Of Existence – A New Age Dawns Part IX –
11. Aspiral



