
LUX INCERTA – Dark Odyssey
Sortie le 8 avril 2022
Philippe Tulleau / batterie (Album & Live)
Fabien Devaux / basse (Album)
Maxime Pascal / basse (Live)
Gilles Moinet / guitare (Album & Live)
Michel Hejazy / guitare (Album)
Tibo Pfeifer / guitare (Live)
Benjamin Belot / chant (Album & Live)
« Chi va piano va sano ». Ils ne sont pas italiens mais parisiens.
Créé en 2000 ils sortent leur deuxième album après A Decade Of Dusk sorti en 2012. Pour prendre leur défense il ne faut pas oublier que les musiciens ont quand même travaillé entre temps. Ils sont apparus sur un tribute à Cathedral en 2019, ont subi des changements de line-up à la chaine avec toujours Arkham (guitare, ex-The Old Dead Tree) et Agone (chant, Penumbra) aux commandes. Ils officient toujours dans un doom metal teinté de post-black.
L’album a été composé par Benjamin Belot, Gilles Moinet et Philippe Tulleau. Il a été mixé et masterisé par Fabien Devaux. On y retrouve les participations de Raphaël Verguin au violoncelle et de Rémi Pardigol au piano. L’artwork est réalisé par Marianne Blanchard.
On ressent beaucoup de mélancholie au cours de cette album. Le concept de Dark Odyssey est celui d’un voyage personnel, d’une quête initiatique au plus profond de soi-même, entre clarté (parfois) et passages très sombres. Dark Odssey représente bien notre vie faite de moments extrêmes qu’il faut gérer jusqu’à la mort.

La tristesse, la mort plane sur l’heure que dure l’album.
A commencer par « Far Beyond The Black Skies » empli de tristesse et de profondeur tout au long de ce titre qui dépasse les 15 minutes.
Le groupe est clairement influencé par My Ding Bride et Anathema mais aussi Paradise Lost qui n’aurait pas renié un « Fallen » très bien exécuté.
Entre les chants clairs et les growls bien en place de « Dying Sun » ou de la rythmique blasté de « Decay And Agony » et sa plage calme parlée en français, on navigue en hauts profondes entre un continent doom larmoyant aux falaises death déchiquetées et un autre noir comme l’encre et sans espoir du post black metal.
La tristesse, la mort plane sur l’heure que dure l’album (l’album est dédié à leur guitariste Michel Shervine Hejazy décédé en 2021) dont ils ont pu utiliser certains riffs.
Au travers des sept titres au son très propre et massif (très belle production), l’auditeur part pour un voyage qui le rendra soit plus fort, soit désespéré à jamais.
Track-listing :

