MORK – Monolitt
Date de sortie 19 juin 2026 – Label Peaceville
MORK est de retour qu’on se le dise. Deux ans après Syv l’excellent précédent opus Monolitt va-t-il bouleverser la donne pour nos norvégiens ?
C’est bien possible à vrai dire. Et ce serait vraiment mérité. Car s’il y a bien un groupe aux côtés de Whoredom Rife et Slagmaur qui mériterait une plus grande exposition c’est bien la formation de Thomas Eriksen.
De prime abord ce qui marque c’est le visuel. Celui-ci est massif, pas de logo, pas de titre d’album. La sobriété est de mise ici.
Quand on sait que MORK est un groupe de live, l’album s’impose comme un parfait mix entre l’esprit typiquement glacial de leurs débuts et une production dite moderne.
Le Black Metal dit traditionnel était mis à l’honneur sur leurs trois premières productions à savoir Isebakke, Den Vandrende Skygge et Eremittens Dal.
Maintenant depuis Det Svarte Juv et surtout Katedralen Mork a su faire de plus en plus évoluer leur son et laisser de côté leurs inspirations originelles à savoir Darkthrone et Burzum.
Ces trois derniers albums cités ont d’ailleurs été chroniqués en ces pages. Un son colossal, un riffing à la coloration norvégienne et une véritable force émane de ce neuvième opus. Il est sorti le 19 juin via leur label Peaceville à leurs côtés depuis 2017.
Pour rappel dans leur écurie beaucoup de groupes scandinaves cultes tels que Darkthrone, Mortem, Dødheimsgard, Aura Noir mais aussi les américains d’Autopsy, les italiens de Mortuary Drape et aussi les japonais de SIGH pour les plus connus.

Au rayon des nouveautés on peut souligner que le mixage a été confié à Børge Finstad au Toproom Studio après plusieurs albums avec Freddy Holm. De plus le nouveau batteur Asgeir Mickelson apporte une touche presque « progressive » à certains instants.
Notons d’emblée que l’album ne rejette pas la tradition. Il respecte cet hommage des années 90. Les fans avaient déjà été très agréablement surpris par ce Ødelagt, leur premier single.
Ce dernier est une pépite dans son style. Les riffs de Under Vekten Av Verdens qui ouvre cette galette possèdent cette touche classique du genre tandis que Torden apporte ce petit côté thrash bien rafraîchissant au demeurant.
Inn I En Annen Saere est un titre à écouter en priorité car au niveau des atmosphères et des tempi on est servi.
L’intensité est le maître mot de cet album. Il arrive que MORK ralentisse le tempo tout en gardant intacte cette puissance. C’est bien simple Monolitt s’écoute d’un traite et on y revient directement à la suite.
C’est donc un nouveau petit bijou de la part de la formation d’Halden décidément au top.


