MORTEM – Mørketid
Sortie le 3 juillet 2026 – Peaceville Records
Parfois le temps semble long entre deux albums et à cela il y a souvent de bonnes raisons.
Effectivement en y regardant d’un peu plus près il s’agit de bien noter que Mortem comprend des pointures à savoir des membres de 1349, Arcturus et Thorns. Et de bien réaliser qu’il s’agit des précurseurs du Black Metal norvégien ni plus ni moins.
Leur date de création remonte à 1987 pour la petite histoire, soit trois petites années après Mayhem.
En 1989 le combo issu d’Oslo avait sorti une démo intitulée Slow Death puis il avait fini par arrêter toutes activités. Mørketid est paru le 3 juillet via le label légendaire Peaceville. Il traite de l’hiver nordique, de la nature humaine et plus particulièrement ses côtes sombres.
Ça respecte les codes propre au Black Metal donc quand on y songe. Et c’est un bon point car c’est tellement authentique et on ne peut douter à leur égard. En outre nous avons droit à huit morceaux hyper bien calibrés qui nous rappellent le meilleur de la seconde vague du Black Metal scandinave.

Puissante, mélodique et sombre à la fois, leur musique l’est définitivement. Les parties les plus lentes sont parfaites dans leur style à savoir que c’est dans ces moments là où les atmosphères gagnent en profondeur pour laisser au final de la place aux passages véloces.
C’est un juste équilibre et ça semble tellement naturel qu’on se dit qu’on tient un petit bijou. L’écriture des lyrics majoritairement en norvégien est un vrai plus. De plus les claviers savent se placer distinctement derrière les guitares. On est donc très loin des groupes dits symphoniques.
The Mighty Odious est un titre à écouter en priorité à mon sens. Blodvassen Grunn sait faire parler les blasts. Et Skyggeånd est un titre bien personnel dont la traduction pourrait être Esprit de l’ombre. Il a pour origine un cauchemar. La production quant à elle fait la part belle au côté brut.
La maitrise de leur art Black Metal est bien réelle. Il se dégage de cet opus un vrai noirceur. Tous les amateurs des productions norvégiennes des années 90 et tous les amateurs de bon Metal extrême y trouveront leur compte.
Ditt ødes Ære


