
YEAR OF THE KNIFE – Internal Incerceration
Sortie le 07 Août 2020 via Pure Noise Records
Bandcamp
Tyler Mullen : Vocals
Aaron Kisielewski : guitar
Andrew Kisielewski : drums
Brandon Watkins : guitar
Madison Watkins : bass
Après la très bonne surprise que fut leur précédent album “Ultimate Agression” (qui en fait, est une compilation de leurs démos), j’attendais avec impatience le véritable premier album de YEAR OF THE KNIFE. Et lorsque j’ai appris qu’il serait produit par monseigneur Kurt Ballou , mon excitation est montée tel mon cosmos, à son paroxysme.
Mais qu’est ce que c’est au juste YEAR OF THE KNIFE ? Fondé en 2015, le groupe fait parti de cette nouvelle vague de formations Made In USA, à l’instar de KNOCKED LOOSE, JESUS PIECE, VEIN, FUMING MOUTH et bien d’autres… et pratique un hardcore bas du front et enragé à la philosophie straight edge assumée («Virtual Narcotic »).
Avec « Internal Incerceration », le groupe repousse ses limites, les dépassent même, pour aboutir à un son d’une lourdeur qui en laissera plus d’un sur le carreau, laissant paraitre des sonorités plus Death dans ses compositions « DDM » ou « Internal Incerceration » (et ses accélérations démentielles), mais n’oubliant jamais ses racines « Sick Statistic ».
Au fil des écoutes (car l’album passe à une vitesse indécente qui frôle le retrait de permis immédiat) ce qui ressort le plus de ce premier effort c’est cette colère et cette agressivité constante qui ne vous laisse aucun répit, qui renforce cette sensation de passer à côté lors de sa découverte, tant la fureur qui s’en dégage retient un peu trop notre attention.

Cet album m’a semblé être la pierre manquante entre le Hardcore massif de HARMS WAY et le Grind fou furieux de NAILS. Un condensé de testostérone qui vient vous frapper avec la fureur d’un Pachycephalosaure et qui cherche à se rapprocher le plus possible du point de rupture, de se libérer des « impératifs » du hardcore pour basculer définitivement dans une musique que l’on peu qualifier d’extrême. Quand on y réfléchit deux minutes, le choix de Kurt Ballou à la production ne semble pas être le fruit du hasard mais un choix artistique réfléchi de la part du groupe, car ce dernier s’évertue depuis bien des années à se libérer de toute limite de style avec CONVERGE et encore plus en tant que producteur. Je pense notamment à son travail récent avec UMBRA VITAE qui pour résumer de façon très brève est le groupe « Death Metal » de Jacob Bannon (entre autre)…
Je suis curieux de voir ce que nous réserve YOTK pour la suite, car « Internal Incerceration » est une franche réussite. Une boucherie sonore, un condensé de rage maitrisé mais jamais cadenassé, emmené par un groupe qui monte en puissance et qui semble être capable de franchir encore un cap. En espérant qu’ils viennent embraser quelque salles de concerts dans l’hexagone afin de prêcher la bonne parole et la destruction de la fosse.
Tracklist :

