AUDREY HORNE – Devil’s Bell
Sortie le 22 avril 2022
C’est toujours avec un immense plaisir et une impatience non dissimulée que je me plonge dans l’écoute d’une nouvelle livraison des Norvégiens les plus rock du continent. Devil’s Bell s’est fait désirer. Quatre ans après le superbe Blackout, et en amuse-gueule pour patienter Waiting for the Night, un excellent live en 2020, AUDREY HORNE revient en forme et avec plein de surprises.
Clairement Devil’s Bell vient se placer en rupture dans la discographie du groupe. Beaucoup moins extravagant et joyeux dans son approche que les livraisons précédentes, il est résolument plus ancré dans les 80’s et avec son cortège de références. Par de nombreux aspects, on pourrait penser que le quintet nous a livré ici une sorte de tribute album aux grands anciens qui les ont inspirés.
Il suffit d’écouter ce magnifique Break Out et l’approche vocale très Osbournienne de Toschie, accompagné par des rifs incisifs de Arve Isdal et Thomas Tofthagen.

l’album le plus complexe d’AUDREY HORNE.
Digression surprenante également que cet instrumental Return To Grave Valley et son parfum d’IRON MAIDEN très marqué, fragrance des deux premiers albums. On retrouve aussi cette forte influence sur des titres comme Devil’s Bell et All Is Lost, où est invité Frank Hammersland (Pogo Pops).
Et la patte AUDREY HORNE est bien présente sur des titres comme Animal ou encore sur l’ouverture avec l’excellent Ashes to Ashes, ce qui rassurera les fans. On finit le voyage avec le musclé From Darkness, résolument NWOBMH et inspiré également par les 70’s. Un titre bien massif aux envolées de 6 cordes superbes et aux chœurs éthérés. C’est le titre le plus long de l’opus et le plus imprégné de mysticisme.
Devil’s Bell est définitivement l’album le plus complexe d’AUDREY HORNE, mais aussi le moins accessible pour les habitués du combo. Il demandera plus d’investissement que les précédents, mais finalement il s’avère être probablement, et pour ma part, leur meilleure production à ce jour. A voir en concert, car c’est bien sur les planches qu‘AUDREY HORNE s’epanoui et prend tout son sens. Must have 2022!


