
ALICE COOPER – Road
Sortie le 25 août 2023
Alice Cooper : Chant
Ryan Roxie : Guitare
Tommy Henrikson : Guitare
Nita Strauss : Guitare
Chuck Garric : Basse
Glen Sobel : Batterie
Retour aux affaires pour l’infatigable Alice Cooper avec un Road qui prouve (s’il en était besoin) que le Coop est plus que jamais créatif. Créatif dans sa façon d’aborder chaque nouvel album, de raconter son histoire, bref, de se mettre en scène.
Pour ce faire il a une fois de plus fait appel aux meilleurs pour l’accompagner. De l’apparition furtive de Kane Roberts sur Dead Don’t Dance à ce White Line Frankenstein coécrit, joué et chanté par Tom Morello, en passant par Keith Nelson de Buckcherry et Wayne Kramer de MC5, les invités donnent une patine particulière à cette nouvelle offrande d’Alice.
Mais ce n’est pas tout. On retrouve évidement Bob Ezrin derrière les manettes mais surtout son line up de tueurs avec Ryan Roxie, Tommy Henrikson et Nita Strauss à la guitare, Chuck Garric à la basse et Glen Sobel à la batterie.
Une fois le décor planté, il ne reste plus qu’à déguster ce Road composé de 13 titres, tous de potentiels hits en puissance.
Après Detroit Stories sorti en 2021 sur lequel Alice Cooper revenait sur ses origines et sa ville natale, nous étions alors en compagnie de Vincent Furnier. Avec Road le voyage autobiographique continu mais avec sa version concerts. Le personnage s’installe dans la tournée, celle de sa vie, qui dure depuis plus de 50 ans. En compagnie d’Alice Cooper en maitre de cérémonie, on se laisse transporter une fois de plus dans son univers, en territoire connu.

Alice est au sommet de son art.
Ouvrant sur un malicieux et classique I’m Alice, le ton est donné d’entrée de jeu concernant l’énergie de l’opus. L’artiste déroule son spectacle avec un tonitruant Welcome to the Show digne du meilleur Alice Cooper. Bien cognées, les compositions savent se faire charmeuses comme ce massif et bluesy Dead Don’t Dance ou encore ce savoureux White Line Frankenstein au refrain tellement…lui !
Venez prendre une bonne baffe avec Go Away, pure moment de garage rock bien senti et aux guitares assassines. On tape du pied avec Big Boots et son refrain qui ne manquera pas d’être repris en chœur en live. On sollicite ses cervicales sur The Big Goodbye et son rythme de pur Heavy/Hard Rock. Rien n’est laissé au hasard et on parcourt l’ensemble des époques d’Alice.
Bien entendu la ballade ne sera pas oubliée avec Baby Please Don’t Go qui pose un peu le rythme soutenu de ce Road. On terminera sur un titre que j’ai beaucoup aimé pour sa délicatesse et son thème. 100 More Miles ou le repos du guerrier après la tournée, le retour à la maison.
Comme final, Alice nous offre Magic Bus, reprise très réussie du titre des WHO.
Comme le dit Alice lui-même, « Je ne cherche pas à me retirer. Je ne vais pas prendre ma retraite. Je suis au sommet de mon art en ce moment ». Il faut bien reconnaitre qu’il résume tout dans cette phrase ! Un bien bel album.

