MEGADETH – EXISTANCE
Mardi 22 août 2023 – l’Olympia Paris

C’est un Olympia plein comme un œuf qui accueille ce soir MEGADETH, fort d’un nouvel album The Sick, The Dying… And the Dead sorti en septembre dernier. Si ce dernier signait un retour en très grande forme du combo, il en est de même pour leurs prestations live du moment.
Mais c’est avant tout aux frenchies d’EXISTANCE que revient la lourde tâche d’ouvrir le bal. Hasard du calendrier, bonne étoile, c’est presque un an après, jour pour jour, qu’ils se retrouvent sur la scène de l’Olympia en ouverture d’une affiche prestigieuse. En effet, en août dernier ils ouvraient pour HELLOWEEN et ce avec brio.
Ce soir ne fera pas exception quant à la qualité de leur prestation. EXISTANCE est parfaitement calibré pour mettre une salle en chauffe avec juste une petite demi-heure de set.
Avec 4 albums au compteur, le quatuor n’a de cesse d’user les planches d’Europe dont notamment un support d’U.D.O. sur sa tournée 2022. A noter qu’ils sont sur leur prochain opus, donc restez à l’écoute.
Ce mardi soir les lascars ont donné le meilleur d’eux même et il n’y a pas de demi-mesure ici. Chaque musicien donne comme si c’était leur concert d’adieu. Julian IZARD est un frontman aggueri et efficace, à l’instar des autres musiciens. La setlist est courte mais toujours aussi efficace avec Wolf Attack, Legends Never Die, Dead or Alive, Brighter Days, Breaking the Rock et leur classique de final From Hell. Pas de temps mort ! Le public adhère, le contraire aurait été surprenant compte tenu de l’énergie livrée par EXISTANCE.
Un public acquit!
La salle est surchauffée malgré une clim efficace, et prête à en découdre. Les écrans balancent des images taguées MEGADETH de façon épileptique sur fond de Prince Of Darkness enregistré.
C’est un Dave au taquet et bien accompagné qui met le feu à l’Olympia d’entrée de jeu avec un Hangar 18 qui retourne la salle en 30 secondes.
L’ambiance est électrique et le groupe survolté. Ça fait du bien à voir car à Orange Dave était diminué bien qu’il ait assuré un set au top. Pas de place au repos, avec le triptyque Angry Again, Sweating Bullets et Wake Up Dead faisant vibrer le sol sous les sauts du public et mettant à rude épreuve la sécu face aux slammers.
Pour une reprise, l’Olympia est servi et il y a du level.
We’ll be Back, après des remerciements sincères de Dave, entretient le feu dans la fosse. Ce soir il est plutôt en voix. Dirk Verbeuren est un batteur incroyable qui impose une cadence infernale sur ce titre. La cohésion sur scène est remarquable et non feinte.
Dystopia vient fédérer le public avec une reprise en chœur de la rythmique à coups de Ho ho ho. On est bien là.
Kiko se balade et force le respect une fois de plus. Quant à Lomenzo, bien que souvent à l’arrière, il assure des lignes de basse dignes de… lui. Il n’a pas grand-chose à prouver de ce côté-là.

Thrash un jour, thrash toujours
La salle est bouillante, Trust enfonce le clou bien que calmant le rythme avec sa rythmique tellurique et mid tempo.
A tout le Monde se déroule d’une seule voix avec une salle forcément acquise. Il faut dire que ce titre est beau et est taillé pour un écrin comme l’Olympia. Les derniers accords reviennent à un Kiko seul sur scène, planté dans un rayon de lumière.
Tornado of Souls vient secouer le public qui ne cache pas sa joie. Le refrain est repris en chœur par la salle entière. Megadeth fait un carton plein et ce n’est pas usurpé. A Orange c’était le chanteur de Trivium, Matt Heafy, qui avait assuré le chant sur ce titre.
Les duels sont légion entre Dave et Kiko. Ultra mobiles sur scène le combo rompt avec l’image statique que l’on pouvait avoir d’eux, et notamment de Dave Mustaine.

Un concert court mais intense.
Je ne vous parle pas de l’impact d’un Symphony Of Destruction ou encore Peace sells… La setlist est juste parfaite.
Lomenzo annonce Peace Sells à coups de basse en invectivant la salle. Toujours aussi efficace, ce titre est indémodable. On aura même la visite de rattlehead sur scène.
On ne lâche pas la pression avec Holy War qui marque le rappel, Dave commençant seul sur scène.
La suite, c’est un déluge de plomb qui s’abat sur la salle. Dave assure les solos, avec toujours cette attaque si particulière et agressive.
Il faut bien avouer que le show fut court avec ses 1h20, mais il fut intense. La setlist originale contenait le titre Mechanix qui aurait dû être joué au rappel juste avant Holy Wars. Dommage.
MEGADETH est resté droit dans ses baskets, sans concession à l’image de sa carrière. Thrash un jour, thrash toujours. En tant que fan de la première heure, j’y ai vraiment trouvé mon compte. Cerise sur le gâteau, le son était au top.

































