Nashville Pussy + Harsh + The Commoners + Lady Boys
l’Empreinte Savigny le Temple – 16 mai 2026
Texte et photos par Martine Varago
Remerciements à Julien et Stéphane de l’Empreinte

4 groupes de rock électrisent l’Empreinte
Quand le glam-our français séduit
Lady Boys
Le premier groupe de cette soirée se nomme Lady Boys. Le quatuor lillois a l’honneur d’ouvrir le bal. Avec leur glam rock modernisé, il déborde d’une énergie sleaze rock et captive immédiatement le public.
Que ce soit le chanteur-guitariste Léonard « Kid Léo » Cakolli, Sam Masquelier le bassiste, Victor Taine, le second guitariste ou Alice le batteur, chacun a son style, son charisme.
Leurs titres résonnent comme un véritable bouquet explosif. On se croirait de nouveau dans les années 80 avec des groupes comme Poison quoique Lady Boys reste moins excentrique.
Un show d’une cinquantaine de minutes permet de conquérir les fans du genre.
HARSH
Second groupe qui joue au Petit Club, c’est Harsh. Le quatuor incarne une nouvelle génération de hard rock, où la puissance brute se mêle à une écriture résolument pop et frontale.
Mené par Albert Arnold, le chanteur-guitariste, il impose sa signature sur scène aux côtés de Séverin Piozzoli à la guitare et de Julien Martin à la basse.
La performance est intense et théâtrale, couplée à une sincérité, ce qui tisse un lien fort avec le public. Leur énergie électrique se communique et les fans dansent devant la scène. Loin derrière, le batteur, Léo Löwenthal, assure la charpente rythmique.
A retrouver le 3 juin prochain lors de leur release party à la Maroquinerie pour la sortie de leur nouvel album Feels.
L’international se taille une réputation scénique
The Commoners
On se dirige dans la grande salle pour les groupes internationaux. The Commoners, groupe de rock canadien originaire de Toronto, formé à la fin des années 2010, débarque avec son mélange énergique de southern rock, de blues rock et de rock classique moderne.
Le quintette se compose de Chris Medhurst au chant principal et à la guitare, Ross Hayes Citrullo à la guitare également, Ben Spiller à la basse, Miles Evans-Branagh à la batterie et Adam Cannon aux claviers.
Dès les premiers décibels, ils nous transportent dans une ambiance rock sudiste aux riffs puissants et aux refrains accrocheurs.
Nos oreilles perçoivent quelques-unes de leurs influences comme The Black Crowes, Lynyrd Skynyrd, The Allman Brothers Band ou Rival Sons. Prenant le soin de communiquer avec son public, The Commoners sympathisent avec nous.
Le batteur distribue ses baguettes tandis que les guitaristes offrent quelques picks aux premiers rangs.
Nashville Pussy
Place aux déjantés Nashville Pussy. Formé en 1997, le groupe prêche son évangile sleaze à coups de murs d’amplis Marshall, de guitares Gibson, de Jack Daniel’s et de weed.
Les américains se forgent une réputation de « AC/DC avec un Angus féminin ». Il est vrai que la guitariste Ruyter Suys, conductrice de tracteur, modèle nue pour école d’art, est une prodige de la guitare.
Avec ses solos furieux, entre blues et punk, et les paroles hilarantes de Blaine Cartwright, le public est en admiration devant la scène.
Tandis que le batteur Dusty Watson explose derrière ses fûts et cymbales, la bassiste du groupe, Bonnie Buitrago, montre son jeu à la 4-cordes en se dandinant.
Le rock’n’roll est bien vivant et le quintette le démontre ce soir. Les sales gosses joyeux s’en donnent à cœur joie sur les planches de l’Empreinte.
Toujours avec Blaine qui sort sa bouteille de Jack Daniel’s en live et se verse deux canettes de bière dans son chapeau. Il en boit entièrement le contenu. Chapeau bien étanche, peut-on constater.
Féroces et infernaux, ils sont rock’n’roll jusqu’au bout des Santiags. Un spectacle dans le bon esprit rock’n’roll comme on aime le retrouver.














































