Among The Living
Live Report

FESTIVAL 666 – Day 2

Festival 666 – Jour 2 

Samedi 9 août 2025

Textes Yann Fournier (Excepté en Italique : Stephan Birlouez (Photographe))


chaleur, riffs et furie à Cercoux

 

Overcharger

Le premier groupe de cette deuxième journée, Overcharger, donnait tout de suite la couleur musicale du samedi : une tonalité stoner-sludge made in France. Malgré une chaleur écrasante qui s’abattait sur Cercoux, les Bordelais ont su captiver l’attention des courageux qui osaient s’exposer au soleil. Et vu l’accueil réservé, leur metal lourd et poisseux a fait mouche.



Dirty Dogz

Pour rester dans cette ambiance rock’n’roll bien grasse, Dirty Dogz a pris le relais avec un son qui rappelait furieusement certains grands noms australiens. Les mecs ont de la bouteille, ça s’entend, et le public ne s’est pas privé pour montrer son plaisir. Le soleil cognait toujours, mais les riffs faisaient oublier la sueur.



Th3ory

Changement de décor et surtout d’ambiance avec Th3ory, qui a sorti l’artillerie lourde version cyber-metal électro / nu metal. Costumes futuristes bardés de LED, double chant (un en mode rap, et l’autre en mode plus metal), énergie à revendre : le groupe ne se ménage pas et propose un show original qui détonne. Le public a joué le jeu, et l’échange entre scène et fosse a transformé le set en vraie fête futuriste.

Malgré l’effort je n’ai pas vraiment adhéré au concept. Si musicalement ça tient la route, bien que ne révolutionnant pas le truc, je trouve le visuel un peu surjoué ce qui m’a laissé sur cette réserve. Il y a du potentiel mais il y a un côté RISE OF THE NORTH STAR du pauvre trop marqué pour moi.



Eight Sins

Avec Eight Sins, retour aux bases : un bon gros thrashcore, simple et efficace. Le groupe a transformé le Festival 666 en zone de guerre. La preuve ? Un pit rapidement noyé dans un nuage de poussière, des riffs assassins et une bonne humeur contagieuse. Mission accomplie.



Nightmare

On aurait pu croire que le titre de vétérans du rock français serait endossé par Mass Hysteria ou Tagada Jones, mais c’est finalement Nightmare qui a endossé ce rôle. Actif depuis la toute fin des années 70, le groupe s’est récemment offert une nouvelle jeunesse avec une chanteuse au micro.

Leur heavy metal, à la fois accrocheur et solide, a prouvé que malgré près d’un demi-siècle d’existence, Nightmare n’a rien d’une antiquité. Plus posé qu’Eight Sins en apparence, mais tout aussi percutant, le groupe a livré un set sans concession.



7 Weeks

La suite s’est faite en mode power trio avec 7 Weeks, parfait pour accompagner la chaleur de fin d’après-midi. Les Limougeauds ont proposé un show classe, dense et sans fioriture sachant qu’ils devaient relever un sacré défi jouer juste avant Fu Manchu, poids lourd du stoner rock et exclusivité française du festival.

Plutôt que de couper le set par trop de bavardages, ils ont enchaîné les morceaux, pour le plus grand plaisir d’un public déjà conquis.

Ah 7 Weeks, quel groupe tellement sous éstimé (c’est mon avis hein). Fort de leur dernier album, Fade into Blurred Lines, sortie en 2023 déja, et pour lequel je disais : « Il y a des groupes dont on reçoit le nouvel album comme on reçoit un vieux pote toujours le bienvenu à la maison. ». 

Et aujourd’hui c’etait bien le cas, avec un set intense, carré et toujours aussi Rock. Bravo.



FU MANCHU

C’est au tour d’un des des poids lourds du Stoner Rock de prendre place sur scene, apres l’excellent set de 7 WEEKS. Cette année le Festival 666 réitere l’exploit de decocher une date unique en France avec la programmation de FU MANCHU. L’année derneire il avait réussi à faire venir TESTAMENT dans ce contexte.

Tournant avec leur opus The Return of Tomorrow (2024), Scott Hill et ses fidéles lascars vont donner un set incroyablement carré musiclament, ce qui n’enlevera rien à la jovialité légendaire du quatuor sru scene.
Les californiens, avec plus de 40 ans de carriere au compteur, n’ont rien perdu de leur génie ni de l’efficacité de leurs prestations.


Aujourd’hui ils feront le bonheur du pit en jouant 3 titres de leur dernier opus mais aussi de The Action Is Go, classique parmi les classiques.



Tagada Jones

Place ensuite à Tagada Jones, invité en qualité de têtes d’affiche emblématiques des premières éditions du Festival 666. Alors que je m’étais un peu éloigné du groupe, déçu par leurs dernières productions, je dois avouer que j’ai bien fait de rester. Débarquant sur une intro électro, Tagada a retrouvé l’urgence punk et l’énergie rageuse qui faisaient son ADN.

La setlist a balayé une large partie de leur discographie, jusqu’à l’incontournable Mort aux cons. Seule fausse note à mon goût : ce remix interminable des Bérus (Porcherie) diffusé cinq minutes, pendant que le groupe dansait avec son équipe. Autant balancer un titre de plus, non ?



Mass Hysteria

Puis ce fut au tour des patrons du metal français : Mass Hysteria. Déjà pour la troisième fois à Cercoux, le groupe a livré un set puissant, compact et parfaitement huilé, à l’image des titres du double album Tenace : millimétré jusqu’au moindre détail tout en restant percutant.

L’Enfer des Dieux reste un moment de communion intense, et cette fois-ci le groupe a même glissé un clin d’œil émouvant à Ozzy Osbourne, disparu quelques semaines plus tôt. Mention spéciale pour le décor et la mise en scène, toujours à la hauteur.

MASS HYSTERIA, c’est l’efficacité bien rodée à coup de refrain fédérateurs et d’un capital sympathie XXL. Ce soir ce fut une fois de plus le cas. MASS est en roue libre et c’est ce que l’on attend.



Shaârghot

Pour les plus vaillants, la soirée s’est terminée avec  Shaârghot. Mais ici, on ne parle plus seulement de concert : c’est un spectacle total, avec ses costumes, son univers entre cyber-punk et post apo.  Les bas-fonds de la Cité-Ruche qui servent d’abris au Shaârghot et ses shadows ont englouti le Festival 666 dans une transe mécanique et sauvage.



Avec trois albums et deux maxis à son actif, le groupe pioche partout, et les anciens titres comme Traders Must Die trouvent leur place aux côtés des plus récents. Ingéniosité, énergie, folie : Shaârghot fait passer bien des formations metal-indus européennes ou américaines pour de pâles copies.

Une deuxième journée qui a prouvé une fois de plus que le Festival 666 sait allier chaleur humaine, sueur collective et riffs dévastateurs.



 

Toutes les photos du Festival 666 ICI

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