Among The Living
Live Report

THE STRANGLERS – RUTS DC @L’Olympia Paris

THE STRANGLERSRUTS DC
Olympia Paris
Jeudi 27 Novembre 2019


THE STRANGLERS


Le rock irrévérencieux n’est pas mort, vive les Stranglers.

Belle soirée en mode « machine à remonter le temps » que nous offre l’affiche de l’Olympia ce soir avec ces vieux briscards venus des 70’s que sont THE STRANGLERS et RUTS DC.
La salle est comble ce jeudi soir. La moyenne d’âge est conséquente également (dont je ne contribue pas non plus à l’abaissement), et l’ambiance promet d’être bonne.
C’est à RUTS DC, groupe aussi tragiquement éphémère (avec la mort en 1980 par OD de Malcolm Owen, leur chanteur) qu’emblématique de la scène punk des 70’s (s’inspirant des scènes punk et reggae du moment), que revient la tâche de mettre en chauffe la salle.
Visiblement content d’être là (en support de leurs potes des STRANGLERS), le trio va nous offrir 40 minutes de set bien balancé et à l’énergie communicative. La salle part au quart de tour, comptant de belles brochettes de fans qui reprennent en chœur des titres venus d’un autre siècle (eh oui il faut s’y faire…).
Même si le poids de l’âge est bien là, il n’en demeure pas moins que Segs’ Jennings (chant/basse) et David Ruffy (Batterie), accompagnés de Leigh Heggarty (Guitare) donneront le meilleur d’eux même. Ils feront danser l’Olympia sur des titres comme Babylon’s Burning et l’incontournable Jah War. Segs aura même un petit mot en français pour moquer le Brexit.
La banane sur les visages, 40 minutes bien sympas pour tout le monde, RUTS DC aura ravi leurs fans et ceux qui les ont découvert ce soir.




Place aux anglais de (mais pas que…)  THE STRANGLERS qui trainent leurs guêtres sur les planches et dans les bacs depuis 1974. Plus de 40 ans de carrière et toujours une aura bien particulière quand on les voit en live.
J J Burnel, le frenchie de la bande qui a reprit les rênes du groupe, a toujours sa verve et n’est pas en reste question blagues. Il manque à l’appel Jet Black derrière les futs, faisant toujours partie du groupe mais n’assurant plus les tournées. Il est remplacé par Jim Macauley qui fait largement l’affaire. Dave Greenfield, perché en hauteur derrière ses claviers ne laissera pas paraître plus que sa tête, tandis que Baz Warne (guitare) sera beaucoup plus présent et énergique.
La setlist est conséquente. Pas moins de 23 titres seront joués ce soir, brossant un portrait large de leur imposante carrière et des styles traversés.
Ouvrant sur The Raven, le quatuor pose d’entrée de jeu la qualité du set qui va suivre, tant en terme d’ambiance que de son.
Petite pause légère avec Golden Brown, titre chanté à deux voix et aux accords caractéristique initiés par Dave Greenfield.
Le public est acquit c’est un fait, et même si Baz Warne semble parfois un peu à la peine vocalement, les STRANGLERS sont toujours d’attaque. J J Burnel et le public s’envoient des blagues, la discussion est ouverte comme sur ce changement de guitare de Baz qu’il commente et avec une référence marrante sur les gilets jaunes avant de partir sur un Walk On By attendu.

Après avoir fait un trait d’humour sur la division du peuple entre l’élite sur le balcon et les autres dans la fosse, J J Burnel envoie trois accords de basse pour lancer un Peaches massif aux accents reggae repris en chœur par l’Olympia. Même traitement avec Nice ‘n’ Sleazy qui fera danser une partie de la fosse.

Le final sur No More Heroes signera une sortie en apothéose de ce groupe qui ne semble jamais las et toujours prompt à botter le cul du public gardant ce ton irrévérencieux dont ils ont finalement le secret bien gardé.

Ce fût une superbe soirée, assurée par un groupe qui a encore des choses à apporter à un public fidèle mais aussi en quête de découverte. Bravo !


The Raven

I’ve Been Wild

(Get a) Grip (on Yourself)

Midnight Summer Dream

Time To Die

Nice ‘n’ Sleazy

Norfolk Coast

5 Minutes

Unbroken

Golden Brown

Always the Sun

Nuclear Device (The Wizard of Aus)

Peaches

Toiler on the Sea

Freedom Is Insane

Don’t Bring Harry

Walk On By

Something Better Change

Relentless

Hanging Around

Tank

Go Buddy Go

No More Heroes


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