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Live Report

Satanas Ebrietas Conventus 2023

Satanas Ebrietas Conventus 2023

21-22 juillet – La Brasserie de l’Apocalypse à Bois-Jérôme-Saint-Ouen dans l’Eure.


Me voici de retour à l’événement black metal brassicole (sic) organisé par Ifern En Ti Feurm et Les Acteurs De L’Ombre. Cette année, les fans de l’écurie LADLO se retrouvent à la Brasserie de l’Apocalypse (Bois Jerome Saint Ouen près de Vernon dans l’Eure) après une première édition en Haute Loire à la brasserie Ouroboros.

l’occasion de déguster les plus de 20 nectars houblonnés

Le concept reste le même, on alterne les activités en rapport avec la bière et le brassage, les contes, les interludes au piano et même une représentation théâtrale. Quelques stands sont présents, un tatoueur, un bouquiniste, des démonstrations de jeux (notamment Mal Ardent, un jeu estampillé LADLO), du palet, un lithographe, etc …  Un concept qui a déjà fait ses preuves et qui ravit une nouvelle fois les participants. Le cadre est des plus bucolique, puisque la brasserie se situe littéralement au milieu des bois, et se prête magnifiquement aux ambiances développées par les groupes et les conteurs. De plus, pour étancher notre soif de curiosité on aura l’occasion de déguster les plus de 20 nectars houblonnés proposés pour cette édition. Et pour la faim, un foodtruck nous régale de plats d’un niveau bien supérieur à ce qu’on peut trouver habituellement en festival.

Cataedes

Au moment où mon premier jour commence, c’est Cataedes qui est sur scène. Ce groupe est composé du conteur Quentin Foureau et du musicien Dorminn. Les contes déclamés par Q. Fourreau, ponctués d’interventions musicales nous plongent instantanément dans une ambiance fantastique, sombre et médiévale. L’ombre du malin plane déjà !

Les Chants de Nihil

Premier groupe à monter sur la petite scène aménagée pour l’occasion, Les Chants de Nihil, auteur d’un excellent «Le Tyran et l’Esthete » en 2021 nous propose un black metal mélodique de très bonne facture. Alternant les mélodies et les parties rythmiques endiablées, le groupe maitrise son art. On se laisse immédiatement emmener dans un monde extrême emprunt d’onirisme !

Acod

On sombre ensuite plus profondément dans les abysses avec Acod. Leur black mélodique est plus direct à l’instar d’un Rotting Christ. Après la sortie du très bon « Fourth reign over opacities and beyond » et leur passage remarqué au Hellfest, c’est un réel plaisir de les revoir de bien plus près sur cette scène. Le set est intense, comme d’habitude pourrait-on dire. Les marseillais ne laisse pas de répi, les titres s’enchainent sans faiblir, l’audience est toujours réactive et l’heure qui leur est donnée passe bien vite.

Le bar ne fermant que 2h plus tard, il est grand temps de se régaler les papilles des breuvages concoctés par les différentes brasseries associées à l’événement. Et effectivement elles sont mise à contribution tant les bières proposées ici sont différentes de ce que l’on peut trouver dans le commerce (mention spéciale à la bière aux 15 épices et 13° dont le nom m’échappe … on se demande bien pourquoi !)


 


Le deuxième jour commence par un café offert par le fest et un petit déjeuner bien agréable proposé par le foodtruck. Tout comme l’année dernière, une ballade botanique nous permet de découvrir les propriétés gustatives, voir médicinale des plantes qui nous entourent, très instructif. Les conteurs prennent place dans les bois et nous font de nouveau trembler, rire et même chanter !



Un intermède très instructif.

Une représentation de théâtre nous est proposée avec l’histoire de Lucifer « par lui même », de Yanick Cotten et Romain Bertrand. Une très belle performance par avec une histoire qui fait rire, grincer des dents … et réfléchir. Le public, attentif, est conquis.

Vient le moment de s’intéresser à l’histoire du brassage. Pendant une heure on en apprend un peu plus sur ce breuvage qui nous plait tant et les spécificités des petites brasseries, telle celle qui nous accueille, par rapport aux grosses brasseries industrielles proposant une boisson plus formatée. Les débats sont menés par des passionnés et ça se sent. Encore une fois il s’agit d’un intermède très instructif.

Houle

Il est à présent l’heure pour Houle d’investir la scène. J’attendais tout particulièrement leur prestation après avoir adoré leur premier effort éponyme « Houle » sorti fin 2022. J’en avais entendu le plus grand bien et je n’ai pas été déçu ! L’entrée du groupe, très théâtrale avec Adsagsona (chant) brandissant une lampe et fendant la foule pour rejoindre la scène, nous plonge immédiatement dans l’atmosphère propre au groupe.  Le son est très bon, ce qui nous permet de profiter des mélodies marines développées par Houle. Mais le point fort de ce set a été l’énergie littéralement débordante de la chanteuse. Elle ne tient pas en place, parcourt la scène de long en large, saute, harangue les spectateurs. Le concert nous permet, par ailleurs, de découvrir de nouveaux titres qui figureront à coup sûr sur l’album à venir. Sans conteste, la grosse claque de ce weekend !


HOULE

Créatures

Une heure plus tard, Créatures investit les lieux pour sa première représentation live. Le groupe nous raconte l’histoire d’un village maudit du 12ème siècle, concept de tout leur excellent premier album sorti en 2016 «Le Noir Village ». Le black mélodique et horrifique de Creatures nous embarque immédiatement. Sparda, incarne véritablement les personnages en alternant chant clair religieux et hurlements possédés, ce qui nous permet de suivre l’histoire développée tout au long du concert. Les guitares sont solides, les interventions du clavier sont justes et l’ambiance médiévale fantastique et sombre fait son œuvre. Une très belle découverte pour ma part.


CREATURES

Haiku Funeral

Voilà l’ovni de cette édition.! Ici point de black metal, en tout cas dans la forme, même si le groupe est mené par Dimitar, par ailleurs chanteur de Corpus Diavolis. On a droit à 1h de Dark Ambient, de la musique électronique donc  … très dark et perturbante, âmes sensibles s’abstenir. L’expérience est étrange et on en ressort chamboulé …


Haiku Funeral

Mòr

Son hyper-saturé, agression de tous les instants, tels sont les ingrédients de Mòr. Le groupe, très mystérieux et dont l’unique album « Aequinoctium » date de 2015, baigne dans un lumière bleue froide et ne laisse aucun répit à l’auditoire. On assiste à un show intense et suffocant. On peine à reprendre son souffle après ce set.


Mòr

Moonreich

Tête d’affiche de cette deuxième journée, Moonreich vient défendre son dernier album « Amer ». Le black metal de Moonreich oscille entre blast furieux, harmonies dissonantes et mélodies mélancoliques. Les morceaux s’étirent souvent sur plus de 5min mais ne paraissent pas longs pour autant. L’énergie est encore là, et Arthur (chant) n’a de cesse de haranguer le public et va lui demander de donner tout ce qui lui reste ! L’expérience est, là encore intense, et on ressort rincé de ce dernier show !

Voilà après un nouveau weekend orchestré de main de maitre par LADLO and co, on retourne à la réalité en sortant de la forêt … rendez vous est pris pour l’année prochaine !


Moonreich

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