HELLFEST Open Air 2024
Vendredi 28 juin – Day 2

La journée s’annonce clémente concernant la météo et je dois dire que l’ouverture du jeudi m’a déjà bien fatigué. Mes pieds se rappellent à moi et cela ne fait que commencer.
7 WEEKS
Ce vendredi sera placé sous le signe de la revendication, et des groupes féminins pour ma part.
Je commence ma journée avec les 7 Weeks sur la mainstage1, rien de mieux qu’un bon rock couillu perfusé au Stoner pour se mettre en bouche.
Le trio assure, et ce n’est pas une nouveauté question scène. Leur set d’une demi-heure est court mais rudement efficace. Je ne saurais trop vous conseiller leurs albums qui sont, pour ma part, des indispensables de toute bonne discothèque.

Ankor
Le public est déjà au rendez-vous, et l’enchainement avec les Espagnols d’Ankor marquera son arrivée massive. C’est ma première découverte de la journée et j’avoue que le groupe m’a plutôt séduit. Pas tant par leur Metalcore perfusé à l’électro, que par leur énergie scénique. Le double chant féminin/masculin à la fois clair et hurlé fait le boulot. On retrouve Eleni Nota (ex Nervosa) derrière les fûts, et ça dépote.
Jessie Williams est une frontwoman aguerrie qui gère parfaitement son espace. Entre ingénue et patronne, elle ne laisse pas indiffèrent. Le public est sous le charme et ça envoie du bois.

LOVEBITES
Un des groupes que j’attendais de revoir sur scène prend possession de la Main1. Les LOVEBITES viennent enfin porter le savoir-faire nippon en nos terres question Power métal bien fait.
Et ce vendredi les filles vont mettre tout le monde d’accord avec leur assaut massif. Le quintet est incroyable de technicité, d’assurance et de précision. On est loin des BABY METAL ici !
La paire Miyako/Midori assure des parties guitares à faire pâlir les « Shredder » les plus connus.
Asami assure un chant, certes qui monte un peu trop dans les aigues à mon goût, et une présence remarquable. Coup de cœur pour Fami (basse) qui est tout sourire et c’est tellement sympa à voir.
En 30 minutes elles m’ont mis la claque que j’attendais. Bravo

WARGASM
Changement de style mais tout aussi intense, avec WARGASM. Je les avais vu en première partie de BABY METAL à l’Olympia Paris en décembre 2023 et ils m’avaient fait une grosse impression. Rebelotte !
Ce duo composé de Milkie Way (chant/guitare) et Sam Matlock (guitare), accompagné de musiciens live, distille un Electro Rock bien énervé et intense.
Mais leurs compos prennent tout leur sens sur scène. Milkie Way est une sorte de Harley Quinn du Rock quant à sa façon d’arpenter la scène et de balancer son chant. C’est badass !

Shores of null
Je file sous les tentes pour shooter Shores of null, et je dois dire qu’ils m’ont donné envie de creuser un peu plus leur discographie distillant un Black tirant sur le Doom et mélodique. La Temple a fait le plein et c’est tant mieux.
Les Italiens assurent et sont venu avec The Loss of Beauty, leur dernier opus bien riche et abouti.
Je n’ai pas pu voir le concert en entier mais le peu auquel j’ai assisté m’a donné envie d’y revenir et c’est bien là le principal.

Les Australiens de KARNIVOOL jouent sur la Mainstage 1 mais après un rapide passage dans le pit photo je file shooter EREB ALTOR, plus prompt à éveiller mon intérêt.
EREB ALTOR
J’étais curieux de les voir sur scène et je n’ai pas été déçu. Leur Viking Métal très inspiré par BATHORY (surtout sur Twilight Of The Gods) est implacable pour les fans du genre. La flamme est là et musicalement c’est très bon.
Je ne suis pas le seul à vibrer au rythme du son des Suédois : la Temple est acquise.

LOFOFORA
Autant j’aime bien LOFOFORA et leurs engagements, autant leur message sur la Mainstage m’a laissé plutôt un sentiment de gêne.
Après un tacle sur le HELLFEST (« J’espère que t’es content d’avoir balancé 350 boules pour voir Shaka Ponk ») et sur SHAKA PONK et sa tournée écologique avec 8 semi-remorques, les Femens s’invitent sur scène. Moment hystérico-génant pour le groupe revendiqué anarcho-islamo-gauchiste. Elles invectivent le public masculin et son pénis. « L’enfer c’est vous ! »
Perso je n’ai rien contre les messages engagés, mais là franchement c’était Too Much et pas vraiment l’endroit. Next.

FEAR FACTORY
Après un rapide passage devant FEAR FACTORY et son nouveau chanteur Milo Silvestro (le set était bien en place, mais j’ai décroché des FEAR il y a déjà un moment), je vais voir le concert de MORK à la Temple.
MORK
Ce one man band de Black Métal Norvégien initié par Thomas Eriksen a toujours suscité ma curiosité.
Concept extrême et innovant, MORK distille un Black Métal mêlant le classique du genre à des explorations plus mélodiques et « raffinées ». Bien entendu le Corpse paint était de mise ici.

SAVAGE LANDS
Autre « curiosité » de cette journée avec SAVAGE LANDS, « super groupe » que l’on pourrait classer dans l’associatif et en quête de rallier à sa cause écologique le plus grand nombre. Fondé en 2022 par Dirk Verbeuren (Megadeth) et le musicien activiste Sylvain Demercastel, le collectif veut sensibiliser sur la déforestation et la préservation de la biodiversité.
Le HELLFEST leur donnera son soutient avec un chèque d’un million d’euros reparti sur 5 ans.
Sur scène on verra défiler quelques invités comme Chloé Trujillo (oui la femme de), Shane Embury (NAPALM DEATH), Poun (BLACK BOMB A), Andréas Kisser (Sepultura) mais aussi Pierre Emmanuel Pelisson (Loudblast), Billybio (Biohazard), Vincent Dennis (Body Count), et Silje Wergeland (The Gathering).

MACHINE HEAD
Les concerts s’enchaînent. Après obliviscaris, Tom Morelo et Amorphis dont je n’aurais pas le temps de voir les prestations en entier (et dont je vous ferai grâce d’un retour approximatif), je suis impatient de voir MACHINE HEAD. Il faut dire que la dernière fois que je les ai vu c’était à Paris en 2022 et j’avais pris une claque monumentale.
Ce soir la récidive sera de mise, avec un Robb Flynn en très grande forme et signant avec ses compères LE concert de la journée (voire de l’édition). Quelle leçon de savoir-faire.
La setlist est bien équilibrée, brossant également la discographie du groupe.
Le dernier album sera mis à l’honneur notamment avec l’excellentissime Choke on the Ashes of Your Hate qui mettra le feu à la fosse.
De la pyro et des feux d’artifices, aux marteaux gonflables, en passant par les jets de ballons estampillés MH dans le public, les Américains maitrisent parfaitement leur sujet. On aura même le droit à un moment de nostalgie ou Robb évoquera sa mère qui aurait eu 84 ans et pour laquelle il demandera au public d’allumer leur flash pour éclairer le ciel. Cœur avec les mains

BODY COUNT
Après cela il me reste THE PRODIGY. Pas vraiment ma came et photographiquement difficile à shooter. Je m’extirpe péniblement de la Main 2 pour filer à la Warzone me finir sur BODY COUNT et son frontman emblématique Ice–T.
C’est avec sa smala qu’il est venu ce soir. Sa femme et sa fille seront de la partie pour un concert devant une Warzone pleine à craquer.
C’est toujours un plaisir de voir Body Count sur scène, notamment ICE-T et son pote Ernie-C (guitare). Une fois de plus ils ne me décevront pas, bien au contraire.
Nous aurons le droit à tout. De la reprise de Slayer Raining Blood / Postmortem à celles de THE EXPLOITED avec Biohazard (War / UK 82 / Disorder ) et ce final sur Born Dead. MUST !

Ce sera donc un vendredi intense et éprouvant physiquement pour ma part, mais avec une affiche au top, ce qui ne sera pas totalement le cas pour la suite. Mais bon il y en a toujours pour tout le monde au HELLFEST et c’est le principal.










































































































































































































































