WINGS OF STEEL : Entretien avec Leo et Parker
Photos by Philippe Bareille
Winds of Time le nouvel album de Wings of Steel confirme tout le bien que l’on pensait de ce groupe. Du heavy metal classique mais revu avec une production moderne pour un résultat réjouissant. Entretien avec Leo et Parker que l’on reverra avec plaisir au prochain Hellfest.
J’ai trouvé votre nouvel album excellent. Je l’ai trouvé plus puissant que le premier. On a aussi l’impression d’un groupe qui a encore plus confiance en lui qu’à ses débuts.
C’est vrai que nous avons eu envie de prendre des risques pour ce disque. Nous avons voulu retrouver l’énergie qu’il y a dans nos live sur l’album. Le fait que nous ayons beaucoup tourné nous a rendu encore plus sûrs de nous et de ce que nous voulions.
Nous avons aussi beaucoup travaillé le songwriting pour offrir un disque qui représente le meilleur de ce que nous pouvons offrir.
Quand je parle de prise de risque c’est déjà de sortir un premier single « Winds of Time » de plus de dix minutes. A part Led Zep et son « Achilles Last Stand » qui ouvre « Presence » je ne connais pas beaucoup de groupes qui osent démarrer un disque avec un morceau d’une telle longueur.
Super référence que Led Zep et « Achilles Last Stand » mais nous n’y avions pas pensé. En fait, on ne se fixe pas de limites.
Ce n’est pas très radio-edit de sortir un titre de dix minutes mais ce n’est pas grave. Ce morceau est arrivé comme ça. On l’a joué live avant l’enregistrement du disque et le public réagissait super bien à ce titre quand on le jouait sur scène.
On s’est dit qu’on tenait un truc. C’est un morceau heavy et épique qui représente bien ce que nous voulions pour ce nouvel album. Il ouvre le disque car il donne le ton de celui-ci.
Il y a d’ailleurs pas mal de titres du disque avec ce côté heavy et épique mais il n’y a pas que cela. Il y a aussi des morceaux au contraire très bruts et directs.
Oui nous voulions faire un disque qui tout en restant cohérent explore plein de genres et de styles différents. On a voulu un disque qui possède une bonne dynamique.
Vous êtes très productifs. Votre premier album « Gates of Twilight » est sorti il y a deux ans, « Live in France » l’an dernier et le nouvel album arrive déjà.
On bosse comme des fous. Il y a aussi le fait que nous sommes un groupe indé. Nous faisons tout nous-mêmes et donc pouvons décider de ce que nous allons faire à tel ou tel moment.

C’est plus confortable que d’être sur une major ?
Oui mais c’est plus crevant (rires). Tu es seul maître à bord. C’est agréable mais tu dois penser à tout. Pas seulement à la musique mais au busines, au merch…Quand tu as quelqu’un en charge de ça pour toi ça doit être quand même cool.
Même si Wings of Steel est clairement un groupe de heavy metal vous n’êtes par pour autant un groupe passéiste ou revivaliste. Votre son est moderne.
Absolument. Nous sommes de grands fans des groupes heavy metal des années 70, de Rainbow, de Dio, de Whitesnake et de ce genre de truc, mais nous ne voulons pas refaire ce qui a déjà été fait. Cela ne nous dérange pas du tout, au contraire, d’utiliser les instruments technologiques d’aujourd’hui pour produire notre musique.
Ce qui vous différencie aussi des groupes de heavy classique est que vous ne parlez pas d’heroic-fantasy ou de sorcières mais de thèmes très ancrés dans notre société contemporaine.
C’est juste. Cet album reflète d’une certaine manière le monde dans lequel on vit. Nous parlons de l’obscurantisme dans nos sociétés. On a pour ambition de rassembler les gens. Il est nécessaire de s’unir. « We rise » le second single parle de cela.
Les choses sont allées relativement vite pour Wings of Steel. Vous avez gravi les échelons les uns après les autres assez rapidement. Et en Février, mars et avril prochain vous allez ouvrir pour Sabaton aux Etats-Unis.
C’est comme un rêve qui se réalise. Lorsque nous avons appris ça, nous étions comme des fous. Nous avons très peu tourné chez nous aux States jusqu’ici. Le groupe est plus connu en Europe qu’aux Etats-Unis. Là nous allons jouer partout dans notre pays et en plus dans de très grosses salles. C’est juste énorme.
Cela va en plus vous amener de nouveaux fans.
Absolument. Cela ne va être que du bonheur.
WINGS OF STEEL a une très grosse fan base chez nous en France. J’ai l’impression que vous aimez particulièrement jouer dans l’Hexagone.
C’est vrai. De toute l’histoire du groupe plusieurs de nos meilleurs souvenirs pour le moment se sont déroulées en France : le Heavy Week-end à Nancy a été magique. Jouer avec Extreme et Dream Theater c’est déjà le pied. Nous pensions jouer devant peu de monde car nous ouvrions la journée et c’était blindé. En septembre dernier nous avons joué au Pyrenean Warriors Open Air. On a joué tôt là aussi et on voit devant nous une foule compacte qui connaissait nos morceaux par cœur. C’était dingue.
C’est pour ça que vous avez sorti le live in France ?
En fait on ne savait même pas que ce show était enregistré. Lorsqu’on a nous a fait écouter le résultat, on a trouvé ça vraiment pas mal. Du coup on a eu envie de le sortir.
Même s’il y a cette tournée avec Sabaton vous allez revenir jouer chez nous bientôt ?
Oui et pour quelque chose de vraiment énorme : on fait le Hellfest en juin prochain. On est trop contents.




