Rencontre avec Myles Kennedy et Mark Tremonti d’ALTER BRIDGE à l’occasion de la sortie de leur nouvel album éponyme.
Les Américains d’Alter Bridge nous offrent avec leur huitième album un disque particulièrement riche et intéressant. Vingt ans de carrière et pas un signe d’essoufflement chez eux. Entretien avec deux stars adorables, Myles Kennedy et Mark Tremonti.
Avec ce nouvel album vous avez dit que vous vouliez explorer de nouveaux horizons. De quelles façons ? Est-ce pour cela que le disque est aussi long ? » (il dure près d’une heure ndlr).
« Nous avons grandi avec les vinyles. Notre fan-base est également attaché à ce format. Nous n’avons pas pensé à faire un disque d’une heure. C’est arrivé comme cela. Il n’y avait rien d’intentionnel. L’album est long aussi car le dernier titre « Slave to master » dure presque dix minutes. On aimait beaucoup la demo de ce morceau. Le solo est arrivé en studio. »
Alter Bridge existe depuis plus de vingt ans. A l’écoute de ce disque on ne sent aucune lassitude, aucune usure chez vous. Qu’est-ce qui fait que vous avez la même spontanéité qu’à vos débuts ?
Myles Kennedy : Bonne question. Tu as raison on pourrait commencer à s’ennuyer ensemble après tout ce temps et ce n’est effectivement pas le cas.
Mark et moi aimons créer ensemble. Nous avons toujours ce feu en nous. Le fait que nous avons d’autres projets en dehors d’Alter Bridge fait que lorsque nous nous retrouvons, nous sommes particulièrement heureux de créer de nouveau pour ce groupe.
Nous pourrions donner ce conseil aux groupes qui débutent : n’hésitez pas à faire d’autres choses en dehors de votre groupe, cela renouvelle l’énergie.
Nous sommes toujours de grands fans de musique. Nous nous enthousiasmons facilement.
Est-ce que vos projets en dehors d’Alter Bridge influe sur le groupe ?
Myles Kennedy : « Oui même s’il y a une couleur particulière dans Alter Bridge. Si nous pensons à Alter Bridge nous dirions que le bleu est la couleur qui correspond le mieux au groupe.
Il y a un titre sur cet album « Hang by a thread » que j’aurais pu utiliser pour ma carrière solo mais je trouvais qu’il fonctionnait mieux pour Alter Bridge.
Vous avez enregistré la moitié de l’album dans le studio de Van Halen, le 5150 à LA. C’était comment ?
Mark Tremonti : C’était fabuleux. Tu peux voir dans ce studio toutes les vieilles photos, toutes les notes sur le frigo. Nous étions comme des kids en entrant dans ce lieu magique.
Nous sommes toujours de grands fans de musique. Nous nous enthousiasmons facilement. Nous avons pu réaliser tout ce à quoi nous rêvions quand nous avons débuté ce qui est une chance incroyable.
Myles a joué avec Slash, avec Jimmy Page et Robert Plant. On peut difficilement rêver mieux.
Vous restez des gens très humbles malgré votre énorme succès.
Myles Kennedy : J’étais un nerd quand j’étais ado. Du coup je n’ai jamais pensé « regarde maintenant j’y suis arrivé.
Le premier single « Silent Divide » parle de relations toxiques. Est-ce des relations toxiques amoureuses ?
Cela peut parler des relations amoureuses, effectivement mais on peut l’interpréter de différentes manières possibles. Les réseaux sociaux rendent les gens agressifs. Cela parle également de ce phénomène. Nous parlons dans ce morceau des différentes manières d’affronter ces éléments.
L’album est très varié musicalement je trouve avec une belle dynamique.
Oui il y a des titres avec une approche très Judas Priest, d’autres avec un petit côté grunge à la Alice in Chains, d’autres encore avec un son groove/metal.
Nous avons voulu revenir à nos premières influences pour ce disque qui vont du « Smoke on the Water » de Purple à Maiden.
L’album est très mélodique. Il y a toujours eu beaucoup de mélodie chez Alter Bridge.
Nous avons toujours aimé la mélodie. Myles n’est pas un hurleur.
Je trouve d’ailleurs que l’album sonne parfois plus Beatles que metal.
Merci. C’est un super compliment. Nous adorons le classic-rock des 70’s, tous ces groupes avec de supers mélodies.
Cela fait dix ans que vous êtes chez Napalm. Comment vous sentez-vous au sein de ce label?
Ultra bien. Ils n’ont jamais essayé de nous changer. Dans le cinéma il y a les blockbusters et les films indé. Nous, nous sommes indés. Et pour un groupe indé c’est parfait d’être chez Napalm.
Est-ce parce que vous êtes sur ce label que vous tournez autant en Europe ?
Notre plus grosse fan-base est ici en Europe. En France nous ferons trois dates, à Lyon, Bordeaux et Paris. La France est un pays où nous marchons bien. Nous sommes toujours très contents de jouer chez vous.




