EPICA – AMARANTHE – CHARLOTTE WESSELS
Le Zenith Paris – Dimanche 25 janvier 2026
Un concert Veryshow

Très belle affiche ce soir au Zenith avec une trilogie de groupes, fédérateurs dans leurs genres respectifs, et menés par des front Women charismatiques.
Si je ne suis pas forcément un afficionado du genre « lyrique/épique », il n’en demeure pas moins que la soirée va infléchir mes certitudes concernant certaines prestations.
En cela c’est déjà un gage de soirée réussie.
Charlotte Wessels
C’est à la belle Charlotte Wessels que revient la délicate tâche de chauffer un Zenith n’ayant pas fait le plein et donc en configuration « petit Zenith » ce soir.
Mais qu’à cela ne tienne, Charlotte va réussir à conquérir la salle, et ce n’était pas forcément acquis.
C’est une Charlotte en beauté qui s’offre à nous ce soir, tout sourire et à l’apparence d’une déesse égyptienne.
Le set va être plutôt court, avec sept titres interprétés ce soir mais qui vont faire monter la température crescendo.
Si son dernier passage au Hellfest 2025 m’avait laissé de marbre, ce soir elle va radicalement me faire changer d’avis.
Ouvrant sur un attendu Chassing Sunset, campée derrière un micro fleuri de tournesols, Charlotte Wessels apparait en grande forme et dotée d’un son excellent pour un Zenith.
Dopamine viendra enfoncer le clou mais sans Simone (dommage car elle n’était pas loin), livrant un titre à tiroirs, entre caresses et attaques acérées.

Elle sortira lors des solos du guitariste, laissant la place à ses musiciens et c’est tout à son honneur. Il y a une vraie cohésion de groupe.
Elle soulignera également que son batteur étant blessé à la jambe, il joue ce soir avec ce handicap.
After Us, The Flood, son dernier single, est redoutable de puissance mais aussi de délicatesse. Entre solos de guitare incroyables, section rythmique massive et clavier bien senti.
L’épreuve du live est relevée sans accrocs.
Que dire de Charlotte sinon que c’est une artiste accomplie capable de prouesses vocales polyvalentes et remarquables. Sa prestation fut pour moi la meilleures de la soirée.
Le final sur The Exorcism est une belle sortie, mettant tout le monde d’accord sur la prestation. Quel talent !
Amaranthe
La place est chaude pour les Suédois d’Amaranthe, capés dans leur décor post apocalyptique sorti d’un roman d’anticipation.
Le sextet ne m’a jamais fait vibrer plus que ça en live, il faut bien l’avouer, et ce n’est pas ce soir qu’il va me faire changer d’avis.
Si leurs sets sont rudement carrés, je trouve qu’il ne se passe grand chose sur scène et que c’est plutôt « posé » dans les attitudes.
Bon, leur côté « Indus » ne m’accroche pas non plus il faut dire, ainsi que leur touche « pop » un peu too much. Il faut malgré tout reconnaitre la qualité et la mise en place des zicos.
Elize Ryd est en full cuir ce soir, accompagné de ses deux compères vocaux Nils Molin (chant clair) et Mikael Sehlin (growl).

Le concert est conséquent avec 1h20 au compteur et 18 titres joués.
Ils attaqueront fort avec Fearless mais surtout Viral et Digital World compos promptes à réveiller n’importe quel public.
Le Zenith accompagne le groupe, mais reste plus studieux que furieux.
Il y aura de beaux moments également comme cet instant suspendu où Elize commence seule, assise sur le bord de scène pour interpréter Amaranthine.
Elle sera rejointe par Nils en duo superbe et pour finir par Olof Mörck (guitare). On aura le même frisson avec Crystaline.
Autre bon moment avec ce The Catalyst massif et rudement efficace. Le trio de voix fonctionne parfaitement ici, même en live. Il fait suite à l’explosif Boom !1 qui aura aussi la vertu de sortir le public d’une certaine torpeur.
Le rappel avec ce triptyque efficace Archangel / That Song / et ce dernier Drop Dead Cynical viendra mettre fin à un set énergique et aux codes Metal bien maitrisés !
Epica
Toujours sur la lancée de leur dernière sortie Aspiral, EPICA va mettre les petits plats dans les grands ce soir.
Si je ne suis pas un fan averti des néerlandais, je trouve que leurs prestations sont de plus en plus « chaleureuses ». Entendez par là que Simone Simons est plus démonstrative.
C’est un groupe en grande forme et faisant la part belle à leur dernier méfait qui va faire l’unanimité du Zenith.
Ouvrant leur set sur Apparition avec une Simone se tenant voilée en hauteur sur une plateforme à gauche de la batterie, la machine est lancée pour 1h20.
Les ambiances seront à la fois tamisées et flamboyantes, nimbées dans de généreux apports de fumée. Le tableau est visuellement très réussi.

Le décorum va à l’essentiel : une scène minimaliste et des musiciens bien en place. Mais ce sera à coups de projections et autres éclairages que le show va visuellement embarquer le public. C’est très efficace et soigné.
Le duo Simone Simons / Mark Jansen fonctionne à merveille et la salle est conquise.
Tout est orchestré avec une précision chirurgicale chez Epica, et ce soir ne fera pas exception.
Si je n’écoute pas forcément EPICA, je dois avouer que j’ai vraiment pris plaisir avec le rendu live de leurs titres.
Et des moments forts il y en aura eu, notamment avec Sirens – Of Blood And Water sur lequel Simone sera rejointe par Charlotte Wiessels ou encore Unleashed et son début orchestral.
Le duo de fin (rappel) fera particulièrement plaisir aux plus fans du groupe avec cet enchainement de The Last Crusade et Beyond The Matrix (tout deux précédés en cadeau de Cry For The Moon).
Un final en beauté.
EPICA a confirmé son statut de ténor du genre et le capital sympathie qu’il sait faire vivre auprès de ces fans.





































































