HELLFEST Open Air 2025 – Day 2
Vendredi 20 juin
Girls Girls Girls
La première journée « complète » du HELLFEST s’annonce déjà chaude et dense, et elle va commencer avec les FURIES pour ma part. C’est sous la Altar où la chaleur est déjà bien installée, que les Franciliens de FURIES vous nous mettre en jambes de la meilleure façon qu’il soit avec leur Heavy Metal fédérateur qui fera mouche malgré l’heure matinale.
Le public ne s’y trompe pas et accompagne bruyamment les 6 titres qui seront joués. Cheyenne Janas assure un lead vocal de haute voltige, tandis que Zaza Bathory bastonne sévèrement ses fûts pour notre plus grand plaisir. Clairement ici on fait marcher la machine à remonter le temps direction les 80’s pour le meilleur du Heavy Metal /Thrash. Bravo !
On ne change pas d’ambiance question « intensité » et géographie avec SUN et sa Brutal Pop que je suis depuis des années maintenant. Quelle artiste hors du commun mais également hors norme. Je me demandais (et sans vraiment de craintes) comment elle allait être reçue au HELLFEST.
Une fois de plus, après la surprise, Karoline SUN a su captiver l’audience et imposer son style toujours à sa manière : Une main de fer dans un gant de velours. Ouvrant sur l’imparable I Killed My Man le trio va tout donner et faire bouger la Mainstage 1 comme il se doit. Fort de son dernier album Krystal Metal sorti en mai dernier (que je vous invite fortement à écouter), SUN poursuit sa route sans faiblir et se promet à un bel avenir.
Je survole les concerts de CACHEMIRE (mais ce que j’en ai vu était vraiment bon) et de CHARLOTTE WESSELS (j’avoue je ne suis pas fan mais la belle est charmante), cette dernière ayant visiblement enflammé le public avec sa voix envoûtante et ses mélodies gothiques.
Je retrouve Mike McColgan and the Bomb Squad (STREET DOGS) sur la Warzone, le lascar jouant avec un groupe estampillé de son nom et avec les mêmes musiciens que la veille. Ici, il ne s’agit que de reprises des DROPKICK MURPHYS, le lascar étant le premier chanteur du groupe. Autant vous dire que ça chauffe dans le pit, avec des titres comme Do or Die ou encore Skinhead on the MBTA. Deux prestations, deux cachets, deux réussites. J’adhère !
Première déception du jour avec la prestation de Amira Elfeky que je ne connaissais pas avant de la voir ici. Franchement je n’ai pas accroché une seconde à son univers. Clairement c’est du sous EVANESCENCE et la présence scénique de Amira Elfeky est anecdotique. Bref, je passe mon tour car je ne leur ai rien trouvé de positif.
Ensuite on enchaine les prestations de hautes voltiges, et probablement dans le peloton de tête des meilleures de l’édition.
On commence avec celle des Mexicaines de THE WARNING. Quelle claque ! Les trois sœurs ont fait sensation avec leur rock puissant et accrocheur. Leur performance a été une véritable découverte pour pas mal de monde, avec cette dose d’énergie brute, et des morceaux de leur dernier album « Keep Me Fed« . Le public est au taquet.
Ce sera certainement un des concerts majeurs du week-end.
On reste dans le mood « More Women On Stage », mais également sur le même continent que THE WARNING, avec les furieuses de NERVOSA qui vont retourner la Altar. Le Thrash et la présence des Brésiliennes sur scène est toujours massif. Elles faisaient partie de la tournée du HF Warm-Up 100% féminin, aux côtés de Novelists également.
Autre sensation bien costaud avec les Canadiennes de KITTIE et leur Metal engagé dans la cause féminine mais surtout enragé. Il faut bien reconnaitre que le quatuor navigue savamment entre charme et rock abrasif, ce qui n’est pas fait pour déplaire au public du HELLFEST qui s’en est donné à cœur joie malgré la chaleur.
Les Suédois de ROYAL REPUBLIC vont faire le boulot comme d’habitude. Toujours sous le signe de la haute énergie et de l’investissement XXL, leur set va faire chanter et danser le public rythmé par un Adam Grahn toujours aussi électrique.
Je n’ai jamais été déçu avec eux, et ce n’est pas aujourd’hui que cela va commencer.
Ah TANKARD ! il me tardait de les revoir sur scène. J’ai grandi avec ce groupe, vibré au son de Zombie Attack, Chemical Invasion, dans l’autre siècle. Le bruit des chopines des Allemands résonne encore à mes oreilles. Aujourd’hui, tel un roc, TANKARD poursuit son œuvre avec Andreas « Gerre » Geremia aux commandes.
La setlist fera ma journée avec The Morning After, Chemical Invasion et (Empty) Tankard qui viendra clore le set. C’est toujours un immense bordel tant sur scène que dans la salle quand ils passent, et c’est très bien comme ça !
Après avoir shooté vite fait EPICA (je ne suis définitivement pas fan du groupe), ce sera au tour d’un autre groupe que j’attendais depuis longtemps de revoir sur scène : THE CULT.
J’ai toujours eu une affection particulière eux, et en particulier pour la paire Ian Astbury / Billy Duffy qui fonctionne toujours aussi bien. Leur dernier album Under the Midnight Sun (2022) signant un retour inspiré aux affaires, THE CULT va dérouler une setlist aux petits oignons mais qui, étonnamment, ne contiendra aucun titre du dernier méfait.
Ian Astbury, bandana vissé sur le crâne, sous lequel on devine un maquillage rouge, vêtu d’une sorte de kimono noir, assure toujours tant vocalement que scéniquement.
Alternant les maracas avec le tambourin, il est loin d’être figé derrière son micro.
Le public est studieux, visiblement immergé dans le set. She Sells Sanctuary fera son effet, un titre superbe qui trouvera ses fans avec un Ian Astbury allant au contact sur l’avancée de scène de MUSE.
Bien que j’aurais aimé entendre quelques titres de Ceremony, la prestation a été à la hauteur de mes attentes.
Je suis passé rapidement sur la prestation des Mongols de THE HU, que j’ai déjà vu plusieurs fois. N’ayant rien sorti depuis leur dernier opus Rumble of Thunder en 2022, la surprise est passée pour ma part. Malgré la qualité de ce dernier album, je trouve que c’est malgré tout redondant sur scène. Mais cela fait toujours son effet.
MUSE ou le HELLFEST Inclusif.
Pour ma part je finirai cette journée par le concert de MUSE, groupe qui a fait couler beaucoup d’encre chez les puristes, mais qui fédère malgré tout beaucoup de Métalleux (dont je fais partie).
Bien que n’ayant plus vraiment suivi le groupe depuis Absolution (2003), ils m’avaient perdu avec Black Holes and Revelations (qui s’avère à posteriori un très bon album), j’avais toujours voulu les voir sur scène. Je dois dire que je ne serais pas déçu ce soir, si l’on excepte quelques problèmes de sons dommageables (guitares muettes et chant trop bas).
Matthew Bellamy, Dominic James Howard et Christopher Tony Wolstenholme (accompagnés de leurs musiciens de live) vont nous donner une leçon d’adaptabilité et de professionnalisme.
La setlist est à mon sens judicieusement construite pour le HELLFEST. Avec cette « intro » sur Stranded de GOJIRA, c’est avec Unravelling (dernier single tout juste sorti) qu’ils ouvrent le bal avant de lâcher Stockholm Syndrome qui fera l’effet d’une bombe dans le public. Car oui, il y a clairement un public d’ultra fans devant la scène et cela s’entend.
Hysteria aura le même impact, morceau de choix et tellement attendu, c’est visible. Et quoique l’on en dise ou pense, des titres de cet acabit sont taillés pour la soirée et le lieu.
Globalement cette journée m’aura offert de bonnes surprises comme THE WARNING, NERVOSA, SUN, THE CULT, KITTIE et TANKARD bien sûr mais également un corps qui aura plutôt bien tenu la distance (et ça, ce n’était pas garanti). Dire que demain sera encore plus chaud !









































































































