Weezer + Bad Nerves
Le Zénith de Paris – Dimanche 6 juillet 2025
Remerciements à Maël de Live Nation
Bad Nerves (prises au Petit Bain en 2024)
Bad Nerves, who the fuck are they?
En live, une tornade ces Bad Nerves. Ces mecs qui, à coups de riffs violents et de refrains ultra-efficaces, sont en train de redéfinir le punk britannique version 2025.
Après quelques passages dans les salles parisiennes dont le Petit Bain en 2024 et auparavant au Trabendo, le quintet punk rock originaire de la région Essex au Royaume-Uni revient en première partie dans une salle d’une autre dimension. Fort de leur succès et pleins d’entrain et d’énergie, ils captivent l’attention et jouent ce soir dans un Zénith quasi complet.
Avec deux albums chargés d’adrénaline Bad Nerves (2020) et Still Nervous (2024), ils démarrent à plus de cent à l’heure leur show par leur morceau intitulé « Baby Drummer ». De « Don’ Stop » à « Can’t Be Mine », leurs chansons sont accrocheuses.
Elles restent ancrées dans votre tête et tournent sans cesse en boucle. On vous avertit : c’est une addiction. En se connectant directement avec leur public, leur énergie se communique et la fosse suit cet entrain. Sur des mélodies qui rivalisent avec la distorsion cinglante et époustouflante apportée par les guitares, la voix de Bobby Nerves accompagne à merveille leur son punk rock aux influences des Ramones aux Strokes.
Et quand cette première partie de Weezer annonce leur petit dernier « Dreaming », on trouve la durée de leur show beaucoup trop courte.
Weezer, une grande ovation pour les Californiens
Commençant leur carrière dans les années 90, Weezer a connu quelques hauts et bas au fil de son évolution musicale. Mais une constante demeure : Rivers Cuomo, chanteur, guitariste et principal auteur-compositeur, est à la tête du groupe depuis sa formation en 1992. Véritable force créative, il imprime sa patte sur chaque album, mêlant des influences variées allant des Beach Boys à Nirvana, en passant par The Cars. Dès les premières notes du morceau « Anonymous », cette fusion de styles se fait clairement ressentir.
Brian Bell rejoint le groupe en 1993, prenant le relais à la guitare rythmique, tout en apportant des chœurs qui enrichissent la texture sonore de Weezer. À la basse, Scott Shriner succède à Mikey Welsh (parti pour des raisons de santé mentale), tandis que le batteur Patrick Wilson assure avec constance la charpente rythmique.
Dès l’ouverture du concert, l’effervescence gagne la salle. Le public danse, chante à l’unisson, porté par les classiques comme « Undone – The Sweater Song » ou « Island in the Sun ». La tension monte d’un cran dans un Zénith en fusion. Même les spectateurs assis se lèvent, pris dans un élan de fanatisme joyeux.
Les téléphones capturent chaque instant, les faisceaux lumineux balayent la fosse, illuminant des visages radieux, tandis que le célèbre “W” trône en fond de scène.
Sur scène, le groupe livre une performance sans artifice mais pleine d’énergie. Weezer s’adapte à son public avec malice : dans « Beverly Hills », les paroles deviennent « Living in Paris », et dans « Pork and Beans », on entend « Gojira knows the way to reach the top of the charts ». Dans « El Scorcho », la ligne « Half-Japanese girls » se transforme en « Half-French girls », clin d’œil complice à l’audience française.
Une parenthèse plus douce s’ouvre avec des titres comme « El Scorcho » ou « The Good Life », avant que ne s’annonce la fin du set. Mais le rappel fait renaître la ferveur : les incontournables « Say It Ain’t So » et « Buddy Holly », extraits de leur premier album (le fameux “Blue Album” sorti en 1994), déclenchent un ultime raz-de-marée d’enthousiasme.
Setlist Weezer
Buddy Holly



















