WE METAL FEST 2026 – Journée 1 : Déferlante de metal moderne
Le Plan à Ris-Orangis (91)
Les samedi 4 avril 2026.
Remerciements à Marion Sittisack du Grand Paris Sud
texte et photos par Martine Varago

Pour cette troisième édition, les deux scènes de musiques actuelles de Grand Paris Sud s’associent pour mettre à l’honneur le metal à travers deux journées aux esthétiques distinctes : l’une dédiée au metal moderne, l’autre aux sonorités plus old school, tout en valorisant les groupes français.
WE METAL FEST 2026 – J1 – RISE OF THE NORTH STAR + SPLEEN + TEN56 + TH3ORY + THE BROWNING + DOWNTERRA + REVNOIR
Cette année, l’affiche du Wemetal Fest 2026 accorde une importance particulière au metal moderne, et notamment lors de cette première journée. La grande salle est archi-comble dès 16 heures.
C’est le quatuor de metalcore français REVNOIR qui lance le coup d’envoi de cette 3e édition. Formé en 2023 par Maxime Rodriguez-Medallo, Julien Ho-Tong, Kaz Nakazawa et Robin Leneutre, ils enflamment immédiatement la salle.
Cette formation de la région parisienne s’est déjà forgée une solide fan base. Et cela se comprend. Quand on assiste à un show de REVNOIR, on admire à la fois leur potentiel et leur charisme.
Leur musique fusionne metalcore, rock et dark électro, offrant un son à la fois puissant et mélodique.
Les headbangers suivent le rythme des breakdowns de la rythmique. La voix sublime et le scream de Maxime, hurlant à la mort, accompagnent les riffs tonitruants.
Un invité surprise, c’est le chanteur du groupe Ashen qui monte sur scène pour le plaisir de nos oreilles. Une ouverture en fanfare pour REVNOIR.

L’après-midi se poursuit avec le duo électro metal DOWNTERRA. Le DJ embraye avec ses compos électro, accompagné du chanteur.
Celui-ci provoque le public : tourner en cercle, construire un mur de la mort que les fans les plus intrépides exécutent. Parmi les compositions choisies, on reconnaît certains riffs du groupe Nirvana.

Puis, de retour dans la grande salle avec le seul groupe américain du festival : il s’agit de THE BROWNING. Ce trio propose un post metal, genre metalcore, avec des touches électro.
Formé en 2005 à Kansas City, THE BROWNING bâtit sa réputation sur une fusion implacable de deathcore, de metalcore et de musique électronique. Intégrant des influences hardstyle, dubstep et trance dans un univers sonore aussi innovant qu’agressif, ils parviennent à maintenir l’ambiance.

Le prochain groupe de ce début de soirée joue un style en parfaite harmonie avec le metal moderne. TH3ORY, quintet d’électro metal, dévoile une belle prestation sur la petite estrade.
Se révélant sur les réseaux en 2019 avec leur premier EP Prometheus, la presse les remarque et qualifie leur musique de « cyber nu metal ».
Leur look est travaillé. Tous les musiciens sont illuminés de lumière blanche et repérables, dans le noir, tels des vers luisants. Leur scénographie est de plus soutenue par deux chanteurs alternant les refrains hurlés.
Leur danse sur scène est également préparée, nous rappelant certains moments de Shaârghot. Avec leur énergie, leur enthousiasme et leurs riffs joués par les deux chanteurs, TH3ORY fait danser les fans.

Il est 20 h passées lorsque le groupe français très attendu TEN56. se pointe sur les planches. Avec les cinq instruments caractéristiques d’un groupe de metal classique, le quintette d’origine parisienne nous offre un concert inouï de metalcore.
Les cinq musiciens se montrent à la fois créatifs et charismatiques. Alliant une agressivité brute, des sonorités écrasantes et une présence scénique remarquable, leur niveau de technique musicale semble dépasser celui des groupes précédents.
Véritable ovation du public, et ils le méritent bien.
TEN56 s’impose comme une figure majeure du metal moderne et influence déjà d’autres formations comme celle qui suit.

SPLEEN
La soirée se poursuit avec SPLEEN au Club, toujours sur du metalcore. Les cinq musiciens, unis par une passion commune, explorent les recoins sombres de l’âme humaine, tel le poète Baudelaire, à travers leur son brut et poignant.
Influencés par des géants tels qu’Alpha Wolf, Emmure et TEN56, SPLEEN se caractérise par des riffs tranchants, une ambiance tantôt pesante, tantôt écrasante, créant une atmosphère intense et cathartique.
Les breakdowns des fans dans la fosse le révèlent bien.

Enfin, il est déjà presque 22 h 30 lorsque apparaît la première tête d’affiche du festival dans la pénombre, devant le célèbre cerisier japonais : RISE OF THE NORTH STAR.
Quatuor de la région parisienne, habitué aux festivals de petite, moyenne ou grande envergure, le groupe arrive fort acclamé. Devant le distributeur de canettes japonaises et le fameux cerisier, RISE OF THE NORTH STAR, toujours égal à lui-même, lance les assauts.
Entre la fureur du metal, du rap et l’énergie pulsatile des beats électroniques, Vithia, le chanteur, caché sous sa casquette, met la fosse en furie. Il accorde un circle pit uniquement aux filles, une initiative intelligente fortement appréciée des fans.

Après tout, dans le sport, il y a bien des équipes uniquement féminines. Un show de RISE OF THE NORTH STAR, ça se vit avant tout, et on a toujours envie de les écouter.
Ce soir, ils le démontrent de nouveau : un spectacle digne d’un show à l’américaine, au milieu de geysers froids placés devant la scène.
Cette première journée, placée sous le style dominant du post metal et du metalcore, a été accompagnée d’une multitude de breakdowns.




















































