Among The Living
Chroniques Albums

ANNIHILATOR – Suicide Society

annihilator suicide societyANNIHILATOR – Suicide Society

Jeff Waters – guitare, chant, basse
Oscar Rangel – basse (en live)
Mike Harshaw – batterie

Label : UDR Music


Si il est bien un musicien pour qui j’ai une immense estime c’est bien le prolifique et talentueux Jeff Waters. Hyper actif de la composition, barbare de la six cordes, ce trublion du Thrash en a écrit les lettres de noblesse.. mais aussi de beaucoup moins flatteuses.
Deux ans après le très bon Feast, ANNIHILATOR nous revient avec Suicide Society , 15eme méfait du canadien, marquant entre autre son retour derrière le micro.

Passée l’euphorie d’un premier survol, force est de constater que sous la surface se cache un album, certes techniquement de haute voltige, mais au final peu inspiré. Enfin, peu inspiré, cela dépend des titres… Comment ne pas crier au foutage de gueule sur un morceau comme My Revenge, véritable (presque) cover de Damage Inc. de Metallica ?
Dommage que Snap, qui  signe un des meilleurs titres de l’album, ressemble  étrangement à un titre de Ramstein, à la note prés (à la limite du plagiat)… Mais hélas le reste est du même acabit et sombre dans les méandres du conventionnel.
Jeff montre ses limites en tant que vocaliste, comme sur Creepin’ Again qui demeure un bon titre à l’ambiance bien particulière et caractéristique de la folie du gus. Malgré ces quelques sursauts, l’ensemble manque de cohésion et souffre probablement de la mainmise de Waters sur les compos.


 

Annihilator


En fait l’impression générale que laisse cet opus est qu’il est truffé de bons passages, mais qu’ils sont tous noyés dans un ensemble inextricable de titres déjà servis à de nombreuses sauces.
Je me dis que le départ de Padden y est pour beaucoup, déjà au niveau des intonations vocales de Jeff qui tirent vraiment trop sur Hetfield voire même vers Mustaine sur un titre comme Creepin’ Again.
45 minutes qui passent finalement sans que l’on en retienne grand-chose de marquant, comme avec Death Sent, qui possède des riffs assassins mais que le morceau étouffe dans un magma d’ennui indigeste.

Pour clore l’opus, Every Minute n’arrive pas à sauver l’ensemble. Partant d’une bonne intention, à l’image de l’album, il retombe rapidement dans le convenu.

Ne vous méprenez pas, ce Suicide Society n’est pas non plus une aberration sans nom, il manque juste de relief. Mais à ce compte-là, il décevra les fans purs et durs, et n’en recrutera pas de nouveaux.
Techniquement Waters place une fois de plus la barre haute et balance quelques scuds qui bottent sacrement l’arrière train. Mais cela ne suffit pas à faire de ce Suicide Society un album remarquable d’ANNIHILATOR.


Tracklist :

01. Suicide Society
02. My Revenge
03. Snap
04. Creepin’ Again
05. Narcotic Avenue
06. The One You Serve
07. Break, Enter
08. Death Scent
09. Every Minute


Related posts

Belphegor – Totenritual

Hijo Hito

DELTA TEA – The Chessboard (EP)

Stephan Birlouez

AUDREY HORNE – Blackout

Stephan Birlouez

1 commentaire

Lacher un commentaire

* Utiliser ce formulaire implique que vous êtes d'accord pour que nous stockions les informations que vous nous confiez.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.