Among The Living
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DRACONIAN – UNDER A GODLESS VEIL

DRACONIAN - Under A Godless Veil
DRACONIAN
Under A Godless Veil

Sortie le 30 Octobre 2020 via Napalm Records

Anders Jacobsson – vocals
Heike Langhans – vocals
Johan Ericsson – guitar
Daniel Arvidsson – guitar
Jerry Torstensson – drums
 

Et de quatre pour ce mois d’octobre. Les sorties d’album se suivent en termes de géographie mais pas toujours en termes de styles musicaux. Ici en l’occurrence on s’éloigne drastiquement du black/death suédois véloce à souhait des Mörk Gryning, Necrophobic et Trident pour se tourner vers le doom de cette même contrée. Et qui dit doom dit bien sûr lenteur d’interprétation avant tout et spiritualité.

Draconian s’est constitué en 1994. Le quintet nous vient donc bien de Suède et plus particulièrement de la ville d’Åmål. Ce nouvel album « Under a godless veil » succède cinq années après « Sovran« . Ce dernier était leur tout premier opus avec la chanteuse Heike Langhans qui est issue du groupe :LOR3L3I:, Light Field Reverie et ex-Ison. Cette nouvelle galette est sortie le 30 octobre via le label autrichien Napalm Records. Il s’agit du septième album. Pour mieux cerner leur histoire il convient de savoir que Draconian a connu une première partie de carrière sans effectuer de concerts depuis leur création jusqu’à 2015.

Désormais durant cette seconde partie qui dure depuis maintenant cinq ans la formation s’est lancée dans les prestations scéniques pour le plus grand plaisir de leurs fans. De plus leur contrat avec l’agence de booking District 19 devrait suivant toute bonne logique leur ouvrir des portes. A ce sujet les scandinaves devraient prochainement ouvrir pour les légendes grecques de Nightfall en tournée. A suivre de très près donc. Musicalement parlant le quintet officie dans un gothic/doom metal puisant aussi en même temps ses racines dans la scène anglaise doom/death. Leur musique sait se montrer aérienne, légère voire irréelle. On pourrait par instants se croire plonger dans une rêverie ou un songe. Cet album s’adresse de façon globale  aux amateurs de My Dying Bride, The Gathering, Paradise Lost et aussi Theatre Of Tragedy pour se faire une petite idée avant toute chose.
Au niveau des lyrics il est nécessaire de remarquer qu’il y existe un fil conducteur entre les différentes pistes. La thématique générale évoque le sujet de la gnose. Nous nous retrouvons face à un topic bien ésotérique dans l’âme à l’évidence. Le chanteur Anders Jacobsson avait visiblement découvert ce thème par le biais de conférences sur le net. La cosmologie de Sophia s’y réfère complètement. On démarre d’ailleurs justement avec cette très belle composition intitulée « Sorrow of Sophia« . La pochette très sophistiquée au demeurant nous présente d’ailleurs cette Sophia pour couronner le tout. La cover est en fait le fruit de la photographe Natalia Drepina. Le groupe a eu en outre la très bonne idée d’avoir de nouveau recours à son logo d’origine. Cela lui confère une aura plus mystérieuse, plus sombre et plus esthétique aussi. La dernière fois en ce qui concerne l’emploi de celui-ci remonte à la parution de « Where lovers mourn » en 2003 leur premier album studio.
L’alternance des vocaux féminins et vocaux gutturaux est une petit bonheur à lui seul quand on y songe. Car les prouesses vocales de la chanteuse sont à souligner. Elle fait rayonner l’album de sa voix raffinée et somptueuse. Mélancolique à souhait la voix de Heike est si envoutante. C’est le deuxième opus sur lequel elle chante. Le grain de voix profond d’Anders Jacobson est aussi l’un des points centraux de ce « Under a godless veil« . « The sacrificial Flame » possède un riff assez traditionnel pour le genre pratiqué et de ce fait une facette heavy s’insère allègrement. On songe très directement à My Dying Bride. Elle a une connotation sévère pourrait on dire. Un des grands moments s’avère être « Sleepwalkers« . Ce dernier est doté d’une très belle vidéo qui avait été postée un peu avant la sortie officielle de l’album. Ce type d’art visuel est en osmose parfaite avec la création de nos suédois. 
Au rayon des petits plus on peut noter la présence de Daniel issu de Clouds ainsi que d’Aeonian Sorrow. Il s’occupe de narrer sur « Burial fields« . Quant au titre « The sethian » Daniel Arvidsson le guitariste vient poser sa voix. Atmosphérique grâce à l’apport modéré de claviers la musique se veut de plus très légèrement gothique et romantique par instants. Les compositions sont relativement longues globalement. Au niveau de la durée des pistes on peut très bien osciller entre quatre minutes et huit minutes. La beauté du morceau « Claw marks on the throne » est fulgurante. C’est une composition à écouter en priorité à mon sens et ce au calme avec un casque de préférence pour se mettre en immersion dans leur univers mystique. 

Draconian effectue un redoutable come back avec ce nouveau longue durée. Le combo sait marier avec intelligence différentes ambiances tout du long de cet opus. La variété et la qualité sont de mises. On ne peut que souligner la créativité débordante de ce collectif hautement respectable et digne. Il paraît plus qu’évident qu’il devrait franchir une nouvelle étape avec succès cette fois-ci. 


TRACKS
Sorrow of Sophia
The sacrificial flame
Lustrous heart
Sleepwalkers
Moon over Sabaoth
Burial fields
The sethian
Claw marks on the throne
Night visitor

Ascend into darkness


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