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Cinéma : SILENCE de Martin Scorsèce

SILENCE de Martin Scorsèce 


Plus je fréquente les hommes plus j’aime mon chien. Ah non pardon, hors contexte (quoique, mais je n’ai pas de chiens), je voulais dire : « plus je vais au ciné moins j’aime ça ». La faute à quoi ? Ou plutôt à qui ? A de grands réalisateurs, qui proposent de « grands films » à de grands acteurs et qui, au final, livrent un résultat aux antipodes de leurs prétentions. Exemple du mois : « Silence », le dernier petit du géant Martin Scorcèse.

Tout avait pourtant bien commencé, outre le prestigieux nom du réal : un casting avec Liam Neeson dedans (on oubliera les deux fantômes qui pourtant monopolisent le temps de jeu à savoir Andrew Garfield, le playboy des fonds marins, et Adam Driver, le seigneur Sith des bacs à sable), un pitch des plus intéressants, et un teaser qui annonçait un truc bien.

Je me suis fait avoir. Et pourtant….. Adaptation du roman de Shusaku Endo, portant sur la portion de de vie de deux prêtes portugais (Andrew Garfield et Adam Driver)  en visite dans un Japon anti Chrétien afin de retrouver leur mentor (Liam Neeson), lui-même parti en mission des années plus tôt pour tenter d’imposer la foi chrétienne aux fiers bouddhistes en plein 17eme siècle, il y avait matière à faire. Bien que le film fasse tout de même 2h40, après 50 minutes de film le doute s’installe : quand cela va-t-il enfin commencer ? JAMAIS ! HAHAHAHA ! On vous a bien eu ! Ce « très long » métrage est d’une mollesse à en faire s’endormir les afficionados de Colombo et Derrick. Exclusivement tourné vers les deux jeunes loups en vogue du cinéma Ricain, Neeson, pourtant en très gros sur l’affiche, est un fantôme à peine présent plus de 15 minutes dans le film. L’arnaque commence plutôt bien mais ce n’est rien comparé au mauvais jeu des deux jeunes protagonistes digne d’une sitcom d’AB Production. Ajoutez à cela des erreurs grossières sur la photographie avec des teintes d’images changeantes entre les plans d’une même scène et on se demande si le film n’a pas couté au final (outre le cachet certainement scandaleux des acteurs) des clopinettes.

Etant donné la richesse de l’œuvre écrite, l’histoire haletante et le contexte des plus intéressants, Scorcese avait, en la présence de Liam Neeson, trouvé un conducteur des plus habiles et charismatiques, et je ne doute pas ce réal de génie ait pu trouver deux autres jeunes acteurs bien plus talentueux pour faire le job de manière crédible.

Long, décevant, dispensable. Seule l’ambiance musicale est digne d’intérêt.


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