Depuis leurs débuts il y a dix ans Fulci a su mélanger avec brio horreur italienne et death/metal. Le groupe est rare dans nos contrées mais nous avons eu la chance de les rencontrer lors de leur récent passage à Rock in Bourlon.
Quand le groupe est né l’idée était de faire un groupe de death avec des références au cinéma de Lucio Fulci ?
L’idée était de faire un groupe qui dans ses albums ferait référence à Fulci, c’est exactement cela. On voulait faire quelque chose de violent mais qui ne soit pas de la violence réelle, une sorte de violence fantasmée. On trouvait que le mix horreur/death serait parfait pour cela. Depuis nos débuts chacun de nos albums est une référence à tel ou tel film de Fulci.
Le dernier en date est « Duck Face Killings » qui fait référence à « L’éventreur de New-York ».
Fulci a fait des films dans plein de genres différents. Il a fait des films de zombies mais pas que. Quand on avait ses films de zombies pour référence, nous avons produit une musique qui se devait de fonctionner avec ce genre. « L’éventreur de New-York » est l’un des films les plus violents de Fulci. C’est un film sombre et malsain. On a voulu refléter cela dans l’album.
On trouve des dialogues du film dans le disque. Vous l’avez pensé comme une BO imaginaire de celui-ci ?
Tout à fait.
Vous êtes tous dans le groupe de grands fans d’horreur ?
Absolument. Nous sommes collectionneurs de films d’horreur. Certains d’entre nous le sont plus que d’autres. L’horreur nous inspire mais il n’y a pas que cela. On est très branchés punk et hard-core par exemple.
J’imagine que même si vous n’évoluez pas dans le même registre qu’eux vous aimez Goblins.
Goblins est un groupe génial. Leur Bo de « Zombies » de Romero est absolument fabuleuse.
Le death-metal est le genre qui vous inspire le plus ?
Oui. Nous avons grandi avec le metal extrême. Nous voulons faire une musique directe, violente mais avec du groove.
C’est le death américain qui vous influence le plus ?
Oui. Le death US des années 90, des groupes comme Dehumanized, Internal Bleeding. Nile un peu plus tard.
Vos morceaux sont courts. C’est pour être le plus direct possible ?
Tout à fait. Cela vient de notre influence punk/hard-core.
Il y a aussi un coté heavy metal chez vous.
Nous aimons beaucoup Slayer. Cela s’entend donc forcément.
Il y a un titre sur l’album « Knife » avec le rappeur américain Mitchell Manzanilla. Pourquoi cette envie de collaboration avec un rappeur ?
Fulci a réalisé « l’Eventreur de New-York » dans la Grosse Pomme en 82. Du coup nous avons pensé à ce que Fulci aurait fait s’il avait réalisé le film aujourd’hui. C’est pour cela que nous voulions un rappeur car le rap représente le son actuel de NY.
Le dernier titre de l’album fait référence à ce film, « Le Miel du Diable », et pas à « L’éventreur de New-York ». Pourquoi ?
Nous faisons toujours une chanson lente dans chacun de nos albums. Dans ce disque nous ca était ce morceau. « Le Miel du Diable » a un côté érotique. On a cherché ce mood pour ce titre.
Il y a des groupes death en Italie ?
Il y en a. Peu qui tourne à l’international mais il y en a.
Votre dernier album est sorti l’an dernier. Vous allez en préparer un nouveau bientôt ?
C’est l’idée même si nous sommes souvent en tournée et qu’il est difficile de composer quand tu es en tournée. On tourne beaucoup aux States car il y a un public fan de Lucio Fulci et de l’horreur italienne là-bas.
Votre merch est hyper important. Presque autant que votre musique, je trouve.
Oui tout à fait. L’idée n’est pas que musicale dans Fulci. Nous réfléchissons beaucoup au design de nos tee-shirt, aux pochettes de nos disques. Nous avons un studio graphique où nous faisons tout cela.
Vous êtes sur un label US.
Oui sur 20 Buck Spin Records. Ils sont spécialisés metal extrême. Il ya beaucoup de groupes que nous aimons sur ce label.
Il y a des groupes italiens que vous appréciez ?
Nous aimons beaucoup Messa. C’est un excellent groupe. Ou encore Silver qui est un groupe hard-core.


